Littérature francophone

Les porteurs d’eau est un livre sombre et beau qui ne nous laisse ni indifférents ni indemnes. Le livre refermé, on a besoin de respirer une grande bouffée d’air… Nous sommes tous des porteurs d’eau.
Il y a eu une révolution féministe mais rien concernant la masculinité, aucun texte novateur sur le sujet.
Recherche du père, flic accro à la confiture, malaise dans la police avec conflits générationnels, gestion de cécité avec chien d’aveugle...
Vous allez entrer dans un petit chef-d’œuvre, emportés par cette héroïne, ses amours, ses aventures dans le tourbillon de l’Histoire, le tout parfaitement orchestré
« La communication et l’échange entre les cultures sont un atout formidable pour la paix ».
Écrit sous forme de journal, ce livre nous livre un séjour d'ermite volontaire où la lecture est l’absolue priorité, l’évasion primordiale. Si toutes ces sublimes descriptions sont à savourer sans aucune modération, enivrez-vous de paysages !
Sur le thème éculé de la disparition-enlèvement-séquestration, Olivier Adam réussit à nous faire ressentir de l’intérieur la douleur, les regrets, de sa famille. La dégradation des liens familiaux. Un sujet sensible et deux adolescents en difficulté.
C’est un roman qui se dévore à belles dents avec grand plaisir.
Changer l’eau des fleurs est tout sauf un livre dit feel-good. C’est juste une petite fenêtre de bonheur, une lecture qui fera un bien fou aux lecteurs d'aujourd’hui. Allez-y : pleurez, riez, lisez ! C’est le moment.
La volonté d'une jeune fille de changer radicalement de cap dans sa vie et un bel hommage aux mots : au manque qu’ils entraînent quand on ne les a pas, aux efforts que fait Marie pour les acquérir et aux changements de sa condition quand elle les a pour s’exprimer.
Caroline Laurent a parfaitement mené à bien sa mission : nous intéresser, nous émouvoir sur le sort des Chagossiens… tout en menant, tambour battant un roman absolument palpitant.
Aimez-vous Sylvain Tesson ? Si vous ne l’aimez pas, passez votre chemin, tant pis pour vous !
Karine Tuil nous amène à nous questionner sur les incohérences de notre société, les rapports entre hommes et femmes, le monde hypocrite de certaines de nos élites, les rapports de domination, les réseaux sociaux, le communautarisme...
Laissez-vous embarquer dans ce roman ironique particulièrement réussi jusqu’à la conclusion loufoque, à consonance poétique qui ne l’est pas du tout, poétique, mais drôle, oui !
Un roman didactique qui se lit vite et agréablement, même pour les non sportifs.
Ce Paul-là aime aussi la nature et la condition animale, qu’il décrit de façon magistrale. Ce Paul-là est aussi visité par les morts, il ne rompt pas facilement avec le passé...
Atmosphère intimiste, toute en délicatesse et retenue, pour écrire la biographie de cette femme insaisissable et difficile à cerner en fonction des avis contradictoires des personnes qui l’ont connue.
Un roman social, politique qui pose avec sensibilité et justesse les problèmes d’une jeunesse déshéritée dans une région déshéritée.
Les femmes sont bel et bien les personnages principaux de ce roman, c’est en cela qu’il est différent de ce que l’on a déjà vu ou lu sur le sujet. Bien sûr on y découvre aussi Charcot, Babinski, Gilles de la Tourette, (...)
« Le maintenant se mélange à l’autrefois » sans ordre chronologique. Jean-Luc Coatalem ne se laisse jamais entraîner par une imagination débridée, il colle toujours au plus près d’une vraisemblable réalité, toujours avec une grande pudeur.
Un bijou de justesse et d’humanité. Et de drôlerie. Un livre qui fait un bien fou. Un "restau du cœur intellectuel". Donc, forcément, un gros coup de cœur.