Littérature francophone

Portrait d’une ville en perdition qui sert de cadre noir à une histoire contemporaine, intéressante, émouvante et qui tient la route. Des personnages attachants pour lesquels l’auteur éprouve une empathie sincère.
Un roman aussi court qu’une longue nouvelle, à la fois drôle et désenchanté et qui derrière un récit mondain, détaché et fictif aborde des sujets sérieux et réels. Un plaisir de lecture qui amuse, détend et intrigue. Et quelques vérités bien placées.
Dans une prose juste et belle, Delphine Coulin nous donne à lire la descente aux enfers d’un personnage qui force la sympathie. Elle éprouve bienveillance, empathie et compassion, des mots, des notions rares aujourd’hui. Un livre sombre, courageux et révolté.
Un roman dense dans lequel l’action, prédominante, fait cependant la part belle à la réflexion. Les ONG vues de l’intérieur ou presque par un ancien médecin humanitaire.
Une cinquantaine de pages de poésie pure qui exaltent la campagne et la nature et tissent un lien ténu mais fort entre l’art de la paysannerie et l’art tout court, en particulier celui de l’écriture. L'alchimie du verbe, au sens littéral.
Un véritable cadeau de lecture que ce livre bouleversant, juste et réel et dont chaque mot est porteur d’une intense émotion. Et dont les personnages nous serrent le cœur.
Ce que savait Jennie est l’histoire d’une jeune femme que rien ni personne ne peut arrêter dans son combat pour la vérité et la justice. Et un cri de rage contre le libéralisme absolu. Un livre roboratif (peut-être) mais bienveillant (sûrement). A lire absolument.
Un sujet original pour cette parenthèse dans la vie de Michel-Ange qu’on ne connaît pas forcément… Une plume illuminée… Un grand moment de lecture artistique et spirituelle… Tout simplement magique. Et qui nous donne envie de rêver, d’aimer et de créer.
Une mauvaise pioche qui a fini au bout de cinquante pages dans ma rubrique « Tombés des mains » ! Venu chercher une lecture courte et légère pour souffler, ce roman m'a perdue dès le troisième chapitre. L'intrigue policière et juridique m'a paru cousue de fil blanc et l'univers du poker m'a laissée totalement indifférente. Une demi-heure aura suffi pour réaliser que je perdais mon temps. Dommage, cela me refroidit pour découvrir ses autres succès !
Une histoire vraie poignante mêlant trois épisodes parmi les plus dramatiques de l’histoire de l’humanité. Une analyse des plus sincères et des plus justes, dans un style fulgurant. Un livre qu’il faut lire absolument pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui, en 2015.
Un petit livre simple, sans prétention, plein de douceur amère et de tendresse, tout comme son héros canin. Une lecture agréable, souvent drôle et qui, mine de rien, nous donne à réfléchir sur la place et le rôle de nos animaux de compagnie, ainsi que sur nos propres petits travers.
Plus proche d'un témoignage que d'un roman. A la limite du supportable.
Avec son écriture si particulière à la fois sensible, délicate et pointue, Gaëlle Josse nous raconte l’histoire intime d’un homme tourmenté essayant de rester humain dans un lieu qui ne l’est pas, ancrée dans la réalité historique d’une Amérique pas si lointaine. Une œuvre à la fois romanesque et historique. Un vrai bonheur de lecture, malheureusement un peu trop court.
Un couple d'artistes, n'ayant pu aller au bout de ses rêves, renonce peu à peu à tous ses idéaux et provoque une tragédie dont nous prenons connaissance dès la première page. Tout l'art de l'auteure sera de nous amener à comprendre comment et pourquoi. La construction est subtile, l'écriture mélodieuse et acérée. Une belle et triste histoire.
Manipulation mentale, meurtres odieux, suspense épuisant, lecture frénétique, nous sommes bien chez le plus américain de nos auteurs français. Avec en sus un style grand luxe et un parfum de cinéma. On n’y croit pas une seconde mais on en redemande. Efficacité garantie.
Dans une écriture dense et épique, Sylvain Tesson revient sur un volet oublié des campagnes napoléoniennes, la Retraite de Russie après l’incendie de Moscou, et rend hommage à ceux qui y sont morts. Après avoir en 2012, avec quatre amis, refait en side-car précaire l’exact parcours de La Grande Armée en 1812, il nous livre un récit généreux, édifiant et passionnant.
Dans ce livre fort, Maryse Condé revient sur les quarante premières années de sa vie et sur la naissance de sa vocation d’écrivain. Sans jamais chercher à repeindre sa réalité, elle nous entraîne dans l’Afrique tumultueuse des années soixante, l’Afrique de la négritude et de la décolonisation. Sans fards et en toute honnêteté.
Cette biographie très littéraire nous permet de découvrir le destin d’un homme hors du commun qui a su accepter son handicap et le transformer en force de vie. Elle met en lumière un héros injustement resté dans l’oubli après la guerre.
Une double intrigue menée de main de maître, un fond historique assez fouillé, des enquêteurs fidèles à eux-mêmes, une écriture savoureuse, on est bien chez Fred Vargas et j’en suis fan ! Mais il vaut peut-être mieux en avoir déjà lu un ou deux pour pouvoir apprécier pleinement celui-ci.
Sur peu de pages, l’auteur sait nous surprendre, nous faire rire et se mettre en question. Un livre très original dont on retiendra la construction habile ainsi que la justesse de la ‘critique’ qu’il fait de la littérature américaine, tout en utilisant ses poncifs pour écrire un ‘roman américain’ doublé de son commentaire ‘en voix off’.
Un vrai grand moment de lecture pour moi grâce à ce livre que j'ai eu du mal à lâcher pour son intrigue prenante et qui m'a beaucoup émue dans la dernière partie.
Un premier roman d'une grande richesse émotionnelle et littéraire ! En 1667, à l'âge d'or hollandais, Magdalena se confie dans son journal alors qu'un peintre réalise son portrait de dos. Gaëlle Josse signe un magnifique portrait de femme du XVIIe siècle, entre secrets d'enfance et résignation face à son statut d'épouse. Porté par une écriture douce, pure et profondément poétique, ce récit intense et délicat se dévore avec regret tant il est court.