Littérature francophone

Quelle claque ! Au cancer, à la mort, aux hommes, au malheur ! Un hommage à la résistance de tout poil (le cancer est une guerre), à la solidarité et aux femmes. Sûrement le meilleur livre d’un auteur aussi généreux que respectueux de l’être humain. Ici, une femme pour la première fois. Un summum d’humanité.
Un livre court, resserré dans le temps, mais dense et fort. Malgré un sujet difficile : la perte de la mémoire et de l’autonomie en fin de vie, et un final quasi-inéluctable, le goût qui nous en reste est sucré-salé.
Un suspense distillé au compte-gouttes dans un petit village (fictif) pas encore remis des blessures de la guerre et sinistré par la fermeture de la mine, et une écriture précise, légère et littéraire à la fois. Entre Simenon et Elisabeth George.
Un roman d’amour poignant, charnel et très audacieux et un hommage fort à la poésie. Un véritable brûlot.
Une intrigue serrée et maîtrisée, un suspense efficace dans un panorama sociétal réaliste, une équipe sympa, des personnages bien étudiés et une écriture choc, le compte est bon : un auteur à suivre !
La guerre vue à hauteur d’une enfant de sept ans. De manière non conventionnelle, Emmanuelle Pirotte fait jaillir l’espoir de l’horreur et du néant.
Un hommage magnifique à sa fille tant aimée, « une gosse sympa, jamais boulet, jamais collante. Une belle gamine plutôt marrante et à l’aise avec les adultes »
Bel hommage à René, « ce héros », orphelin de père, qui travaillera très jeune à la forge. Il sera aussi comédien amateur puis champion de boxe et divertira les gens de son quartier, des gens du peuple ouvrier,
À l’automne extrême de sa vie, un vieillard éteint écrit à son arrière-petit-fils une longue lettre (l’intégralité du roman, 436 pages) dans laquelle il fait le récit de sa vie entière, en s’attardant
Un premier roman c’est tentant, toujours. Un premier roman en forme de saga familiale, c’est encore plus alléchant. Et quand ce premier roman-saga est bellement écrit c’est gagné ! Une véritable réussite romanesque.
Un état des lieux de l'Europe, du milieu du XIXe siècle à nos jours, au sens large du terme.
Dès l’introduction, le lecteur est pris en otage, prisonnier des pages à venir. Après l’arrivée d’un homme inconnu quelque part dans une région pauvre française, après une confrontation surréaliste inachevée entre un tout jeune enfant et un cheval fougueux dans sa stalle,
Un bon gros roman que l’on peine à lâcher et qu’on a envie de retrouver dès qu’on l’interrompt. Une construction habile qui...
Un roman sur un sujet d’actualité brûlant, bien mené, sensible, qui nous interroge aussi en tant que citoyens et dénonce tous ceux qui lorsqu’ils font silence se font complices de ces violences inacceptables.
L’on embarque dans un roman qui fait voyager d’une culture à l’autre, dépayse et enchante par sa poésie, avec une écriture superbe.
Bouzid Begag, indigène de seconde catégorie, analphabète, présumé né en 1918...
Après la guerre… c’est encore la guerre. Une autre guerre, mais LA guerre. Il faut bien du courage pour remuer les boues noires de ces périodes troublées, surtout en ce qui concerne la guerre d’Algérie. Hervé Le Corre s’y colle avec ardeur et sensibilité, n’épargnant ni les bons, ni les méchants, ni le lecteur.
Encore une histoire qui nous porte et nous emporte d’un grand souffle romanesque dans un autre lieu et en un autre temps. Avec finesse et objectivité et sans parti pris aucun, Emmanuelle Pirotte nous relate la fin de la conquête de l’Iroquoisie par les colons. Les Hommes Blancs. Et c’est comme si nous y étions…
Un Syrien, Adam, militaire dans l’armée nationale mais sympathisant des rebelles, est sur le point d’être démasqué par le régime.
Un roman en forme de fable futuriste qui déconcerte au départ, bouscule au mitan, émeut, horrifie et apaise à la fin. Avec, parfois, le don de nous convaincre sur des thèmes contemporains comme l’obscurantisme religieux, les migrants (ici les « errants ») et l’avenir de la planète.
Adeline Dieudonné nous plonge dans un roman noir qui raconte l'histoire d'une violence familiale à travers le regard d'une fillette surdouée de dix ans. Dans un huis clos familial, l’héroïne s’acharne à survivre pour échapper à un univers de maltraitance et de cruauté bestiales et redonner le sourire à son petit frère Gilles, traumatisé lors d’un accident tragique.
Edouard Louis nous offre un véritable brûlot. Avec une révolte inouïe et un courage rare en littérature, il pousse un cri d’amour pour son père abîmé à jamais et un cri de colère contre ceux qui, pour lui, l’ont tué à la tâche et à la longue. Et ces derniers, de droite comme de gauche, il les nomme !