Littérature francophone

Un livre émouvant et attachant comme une musique douce ! Marie-Hélène Lafon dresse le portrait plein d'empathie de Joseph, un ouvrier agricole taiseux de près de 60 ans qui fait le point sur sa vie dans le Cantal. Sans action spectaculaire, ce court roman brille par son style unique : de longues phrases musicales, sans dialogues, qui épousent la lenteur du monde paysan. Une chronique d'une grande dignité sur la solitude et la fin d'un monde.
Une lecture assez mitigée, malgré la force de son sujet ! David Foenkinos retrace le destin tragique de Charlotte Salomon, jeune peintre juive allemande fauchée à Auschwitz à 26 ans. Si le roman m'a permis de découvrir cette artiste attachante, son écriture minimaliste en vers libres — qui va à la ligne à chaque phrase — m'a déroutée et m'a paru manquer d'empathie. Les intrusions répétées de l'auteur brisent aussi l'émotion de ce récit. Mieux qu'un 11/20 ?
Un immense coup de cœur, une biographie romancée d'une densité et d'une beauté à couper le souffle! Jean-Luc Seigle redonne toute son humanité à Pauline Dubuisson, condamnée à perpétuité en 1953 pour le meurtre de son ex-amant. Brisée par la guerre, tondue, violée et traînée dans la boue, elle s'exile au Maroc pour fuir son passé. Porté par une écriture sobre, juste et profondément poétique, ce récit bouleversant m'a touchée en plein cœur!
Un roman habile, abouti et maîtrisé jusqu'au bout ! Invité en résidence d'écriture dans un village paumé du Morvan, un auteur timide se retrouve plongé au cœur d'un fait divers local et d'un thriller écolo. Entre autofiction, romance impossible et critique sociale, Serge Joncour signe une œuvre chaleureuse, drôle et fluide. C'est avant tout un magnifique livre sur les livres, les lecteurs et les tracas de l'écriture. Une lecture captivante et très réussie !
Un tout petit grand livre sur la jeunesse chinoise, d'une intensité rare ! À dix-sept ans, Mei se tue à la tâche dans une usine de confection aux cadences infernales. Seule durant le Nouvel An, elle vit une passion incandescente et brève avec son contremaître. Écrit au présent dans un style ciselé, clair et poétique, ce premier roman oscille entre romantisme et âpreté réaliste. Une œuvre bouleversante qui nous interpelle aussi sur notre surconsommation occidentale.
Un vrai conte moderne, récréatif et plein de fantaisie ! Guylain Vignolles déteste son job : nourrir « le Monstre », une machine à pilonner les livres. Pour tenir le coup, il lit chaque matin dans le RER les feuillets sauvés du massacre. Sa vie bascule le jour où il trouve une clé USB contenant le journal intime d'une mystérieuse dame-pipi. Porté par un style enjoué, drôle et poétique, ce premier roman est une pépite d'optimisme !
Un livre à savourer, qui apporte une émotion pure et douce ! Dans le Gard, René et Clô, un vieux couple d'ornithologues radins et routiniers, étudient le merle bleu. Leur quotidien paisible est bousculé par l'arrivée d'Alain, un jeune étranger discret et mystérieux qui cache un lourd passé. Porté par une écriture littéraire simple et pleine de tendresse, ce récit évite les clichés et nous amène avec finesse vers un dénouement inattendu et apaisé.
Un livre fort et juste, qui fait du bien et que j'ai adoré ! Gérard Mordillat dresse le portrait sans misérabilisme de Xenia, une jeune femme de 23 ans courageuse et battante. Mère célibataire enchaînant les heures de ménage, son quotidien bascule dans la précarité après son licenciement. Entre chronique sociale révoltée et romance inattendue, ce roman réaliste dénonce la dureté de la condition féminine et le racisme. Une œuvre d'une immense générosité à lire absolument !
Un roman émouvant et une grande réussite, à déguster ! Robert Coublevie est un vagabond marginal qui arpente les sentiers de montagne pour oublier que sa femme l'a quitté. Amoureux de la nature et des mots rares, sa vie dérape lorsqu'il se retrouve au centre d'une tragédie et d'un meurtre dans la vallée. Porté par un style magnifique, tantôt poétique, tantôt badin, ce récit offre des personnages charismatiques et une fin inéluctable où triomphe la liberté.
Un immense coup de cœur, une histoire triste et belle à pleurer ! Le 9 juillet 1961, par une chaleur étouffante, l'arrivée du premier poste de télévision bouleverse la famille Chassaing. Alors que la mère attend des images de son fils en Algérie, son mari Albert, ouvrier pétri de désespoir et traumatisé par la Seconde Guerre mondiale, planifie son suicide. Écrit dans un style magnifique, sobre et limpide, ce roman poignant m'a littéralement prise à la gorge !
Un roman court, bouleversant, qui m'a révoltée par son sujet ! Dans le milieu hassidique de Jérusalem, Rachel et Nathan s'aiment profondément, mais après dix ans sans enfants, Rachel est déclarée stérile et se voit répudiée par son mari. À travers cette histoire dramatique, Éliette Abécassis dénonce le traditionalisme archaïque et la condition bafouée des femmes. Écrit avec une poésie toute en retenue, c'est un récit poignant et instructif qui déborde de sentiments !
Un petit bijou court, fort et d'une richesse énorme, inspiré d'une histoire vraie ! Pour mon premier Jean-Christophe Rufin, j'ai été conquise. À la fin de la Première Guerre mondiale, un juge interroge un poilu prisonnier tandis que son chien aboie sans relâche. Porté par une écriture simple, concise et juste, ce récit aborde avec originalité la fraternisation et l'humanisme. Une enquête émouvante, sans nuances de noir ou de blanc, que j'ai dévorée d'une traite !
Malgré ma phobie des best-sellers, ce roman court m'a réservé une assez bonne surprise ! On y suit Jo, une mercière ordinaire qui gagne le gros lot au Loto. Le style est fluide, léger et drôle, et l'auteur se glisse avec une grande justesse dans la peau de son héroïne. Si j'ai regretté un ton un peu monocorde et une fin incompréhensible, le récit distille la tristesse par petites touches émouvantes. Un livre sucré-salé agréable à lire !
Un thriller ésotérique passionnant qui fait chauffer les neurones ! Dans Le palimpseste d’Archimède, Eliette Abécassis orchestre une série de crimes rituels au cœur de l'École normale supérieure. Pour résoudre l'énigme liée au célèbre nombre Pi, un étudiant et sa prof se lancent dans une enquête vertigineuse. Entre mystères mathématiques, secrets d'Histoire et final explosif, c’est une lecture hautement érudite et distrayante.
Une autobiographie bouleversante et d’une sincérité absolue ! Dans Un bon fils, Pascal Bruckner livre le récit sans concession de son enfance auprès d’un père tyran, violent et férocement antisémite. Pour échapper à ce monstre, l'auteur s'est réfugié dans l'amour fou des livres. Malgré des dernières pages dérangeantes jusqu’à l’insoutenable sur la fin de vie, ce témoignage brut est une magnifique leçon de résilience.
Une lecture captivante, mais un avis mitigé ! Dans Le Turquetto, Metin Arditi nous entraîne du Constantinople juif à la Venise décadente du XVIe siècle. On y suit Elie, un peintre de génie contraint de cacher sa foi en pays catholique. Si j'ai adoré l'immersion dans l'histoire de l'art et les fanatismes religieux, le manque d'épaisseur du héros m'a un peu déçue. Un bon roman à découvrir !
Un très beau premier roman qui m'a touchée à retardement ! Dans Léna, Virginie Deloffre nous plonge dans la Russie de la Perestroïka. On y suit une jeune femme mélancolique qui a fait de l'attente sa raison de vivre, face à son mari pilote qui ne rêve que de conquête spatiale. Malgré un rythme lent et décousu au départ, l'écriture douce et poétique restitue à la perfection l'atmosphère ouatée et l’âme russe.
Un roman noir captivant qui se lit d’une traite ! Avec Cadres noirs, Pierre Lemaître signe un thriller social intense et visionnaire. On y suit Alain, un chômeur senior prêt à tout pour décrocher un poste, même à participer à une vraie prise d'otages. Le style est enlevé, le rythme effréné et le suspense rudement bien mené. Une peinture réaliste et percutante de notre société.
Encore un livre tombé des mains ! J’ai acheté Sous la peau de Michel Faber en pensant lire un thriller atypique, surtout avec l’adaptation cinématographique portée par Scarlett Johansson. Grosse erreur d’appréciation : c’est de la science-fiction pura jus, et je déteste la SF ! Le livre est sûrement très bon pour les aficionados, mais pour moi, c’est stop.
Je n’ai pas accroché ! Pourtant, le sujet de Te rendre heureuse de Christophe Tison était original : un homme a treize jours pour effacer un SMS envoyé par mégarde à sa femme plutôt qu’à sa maîtresse. Malheureusement, ce personnage antipathique n’inspire aucune sympathie. Malgré un style de journaliste plutôt bien écrit et un ton enlevé, le récit m'a paru décousu. Un livre vite rangé !
Encore un livre tombé des mains ! En moins de vingt pages de Cet été-là, l’ennui m’avait déjà gagnée. Les bourgeois bobos qui se regardent le nombril sur une plage normande en se posant des questions existentielles, ce n’est vraiment pas mon truc. Je n’ai pas accroché aux personnages superficiels, ni à leur histoire.
Un livre tombé des mains ! Pourtant fan de Marc Dugain et de thrillers politiques remplis de magouilles, je n’ai lu qu’un quart de L’Emprise. Pourquoi est-ce que je n'ai pas du tout aimé ce roman, malgré toutes les bonnes critiques entendues à son sujet ? Mystère et boule de pétanque ! L’histoire ne m’a tout simplement pas accrochée.
Un choc intellectuel et un livre qui m’a beaucoup émue ! Petites scènes capitales de Sylvie Germain retrace la quête d’identité chaotique de Lili-Barbara, marquée par le suicide de sa mère et une véritable apocalypse familiale. Si l’écriture est tellement littéraire et riche qu'elle s'avère parfois difficile d’accès, le style reste pur, poétique et musical. Une œuvre éthérée qui transforme le désespoir en nostalgie magnifique.
Un vrai ratage et une frustration ultime ! Malgré ses cinq prix littéraires, Le Confident d'Hélène Grémillon m'a déçue. Cette histoire de secrets de famille sur fond de Seconde Guerre mondiale est inutilement alambiquée. Le style reste plat, scolaire et sans nuance. Pour couronner le tout, la révélation finale est tellement incompréhensible qu'elle gâche tout le suspense. Bref, un simple roman de gare !