Les Éditions de Minuit

Les Éditions de Minuit

Les Éditions de minuit sont une maison d’édition française, fondée par Jean Bruller et Pierre de Lescure en 1941, pendant l’occupation allemande de la France. En février 1942 est publié le premier ouvrage paru aux Éditions de minuit, Le Silence de la mer de Vercors.

La maison vide est un véritable chef-d’œuvre et fait de Laurent Mauvignier, au sommet de son art, un auteur classique “après la lettre”. Sorte d’enquête familiale au long cours, ce livre est impossible à lâcher et le lecteur redoute de terminer sa lecture.
L’art et la manière de transformer une situation ou une période banale en véritable drame familial, social ou conjugal.
Laissez-vous embarquer dans ce roman ironique particulièrement réussi jusqu’à la conclusion loufoque, à consonance poétique qui ne l’est pas du tout, poétique, mais drôle, oui !
Ça raconte Sarah la fougue, Sarah la passion, Sarah le soufre, ça raconte le moment précis où l’allumette craque, le moment précis où le bout de bois devient feu, où l’étincelle illumine la nuit, où du néant jaillit la brûlure.
Avec un peu d’humour noir, beaucoup de cynisme et un suspense fait de rien qui nous retient beaucoup, ce roman court est désopilant et sardonique. Tout comme son (anti)héros.
Poussé à bout, un employé des chantiers navals commet l’irréparable. Arrêté, il explique les raisons de son crime. Est-il défendable ? Mi-figue mi-raisin, cette histoire familiale, socialo-politique est toujours d’actualité et sa densité humaine a de quoi surprendre.
Poignant et vibrant roman d'amour entre une mère et son fils, Continuer est aussi un bouleversant road-movie de la dernière chance. Premier roman d'aventure de l'auteur, c'est probablement son livre le plus dense, le plus fort. Palpitant. Sidérant. Époustouflant. Épique. Oui, ça fait beaucoup d’adjectifs, j'assume.
Une intrigue rondement menée, des indices dissimulés un peu partout dans les pages, des personnages à la Chandler et un style façon Audiard, «La fille de mon meilleur ami» a tout du roman noir des années cinquante. Avec, en plus, un fond social plutôt morne et une touche d’humour décalé à la saveur douce-amère.
Un enlèvement à la perceuse, une héroïne coopérative, un général voulant accomplir un dernier fait de gloire, des personnages opportunistes et une intrigue virevoltante, nous sommes dans une aventure mêlant le suspense, l’aventure et le contre-espionnage. Un livre-détente cocasse qui manipule le lecteur, le fait éclater de rire et lui offre un grand plaisir de lecture.
Sur peu de pages, l’auteur sait nous surprendre, nous faire rire et se mettre en question. Un livre très original dont on retiendra la construction habile ainsi que la justesse de la ‘critique’ qu’il fait de la littérature américaine, tout en utilisant ses poncifs pour écrire un ‘roman américain’ doublé de son commentaire ‘en voix off’.