Littérature francophone

Une fois encore, Armel Job nous livre un roman à suspense efficace, parsemé de réflexions sociologiques d’une grande justesse. L’art et la manière de disséquer les pensées les plus noires et d’entretenir le suspense jusqu’au bout. Dans un style vraiment abouti, non dénué d’humour noir en dépit de la gravité du sujet.
Une histoire bouleversante d’humanité, d’une écriture majestueuse de sobriété et de justesse. Poignant. Pour moi un véritable chef-d’œuvre hors compétition pour tous les prix littéraires.
Une merveille de drôlerie et de poésie à mettre d’urgence entre toutes les main, petites et grandes.
Une bonne histoire menée tambour battant, un final inattendu. Tous les ingrédients sont réunis pour un bon moment de lecture.
Une écriture de haut vol, une intrigue menée de main de maître et des personnages bien croqués : pas l’ombre d’un doute, c’est du grand Fred Vargas et on en redemande !
Un mélange de poésie sauvage et de violence inouïe. Un livre terriblement actuel et déchirant. À pleurer de rage depuis premières lignes belles, dures et chargées de menaces et de tragédie..
De retour d’Afghanistan, deux vétérans français tentent par des moyens différents, de retrouver une vie civile « normale ». Mais la normalité n’a pas forcément le même sens pour les deux amis et leurs moyens de tenter de réussir seront bien différents. Une histoire noire et impossible.
Avec des mots de tous les jours et des formules qui font mouche, Marie-Sabine Roger nous propose une histoire courte « drôlement » funeste. Les personnages sont touchants et l’intrigue, vaguement cousue de fil blanc, nous emmène là où il faut pour passer un bon moment de lecture le sourire aux lèvres !
Avec une écriture sobre pour parler des faits et une grande pudeur pour dire les sentiments, Brigitte Giraud aborde des sujets graves : la dictature portugaise des années Salazar, la perte du père et la possibilité de résilience, la construction de soi. Et, surtout, le déracinement. Une très belle découverte.
Entremêlant avec virtuosité l’histoire, l’art et les sentiments, Michel Bernard dresse un portrait de Claude Monet le peintre et celui, plus intime, de Claude Monet l’homme. Une longue tranche de vie qui nous permet de rencontrer sa première épouse Camille ainsi que tous ses amis peintres. Avec une écriture de haut vol, le livre éveille notre intérêt, suscite notre émotion et notre admiration. Un superbe livre et un grand coup de cœur.
Trente ans après les faits, une nouvelle inattendue amène l’auteur à se remémorer sa première histoire d’amour. Probablement le meilleur de l’auteur.
Poussé à bout, un employé des chantiers navals commet l’irréparable. Arrêté, il explique les raisons de son crime. Est-il défendable ? Mi-figue mi-raisin, cette histoire familiale, socialo-politique est toujours d’actualité et sa densité humaine a de quoi surprendre.
Dans une prose lyrique incantatoire frôlant la perfection, l’auteur nous livre une histoire d’une grande noirceur dans laquelle l’amour règne en maître et côtoie la folie. Une lecture qui flatte l’esprit et le cœur, dont le lecteur ressort bouleversé, ébloui et grandi. La magie des mots, le bonheur de les lire...
Babylone atteste une fois encore que son auteure est « la spécialiste du dérapage ». Elle décrit avec justesse le caractère de ses personnages, sans doute grâce à une excellente maîtrise de la psychologie de nos contemporains.
D’une écriture fluide et élégante, Eux sur la photo est un roman épistolaire qui se lit comme un thriller. Avec pour thèmes les secrets de famille bien gardés, les problèmes de la mémoire et l’importance de celle qui est conservée tout ou partie par la photo. Une belle histoire d’amours, aussi. Un véritable « tourne-pages » qui se lit d’une traite et nous offre un grand moment de détente.
Dans ce premier roman, Elisa Shua Dupin relate une parenthèse. Une parenthèse entre deux cultures et deux mondes totalement différents, entre deux personnes. Et entre deux lectures ardues. Ecrit sur un mode poétique épuré et suspensif, ce court roman laisse rêveur et nostalgique une fois refermé avec, peut-être aussi, un sentiment d’éphémérité et d’inachèvement dans le final surprenant...
Une approche inhabituelle de l’événement historique le plus connu des Français : la prise de la Bastille par ceux qui l'ont faite, les miséreux, à qui l'auteur rend justice en les sortant de l'anonymat et de l'oubli. Merci à l'auteur.
Après sa propre Berezina, en août 2014, Sylvain Tesson nous revient cabossé de partout mais alerte, farouche et plein d’allant. Avec sa générosité et son écriture si personnelles, il trace un tableau mitigé des chemins de traverse français et des petits villages oubliés qu’ils desservent. Drôle, avisé, humain, poétique. Jouissif, toujours. On en redemande !
Dans ce deuxième roman, Jean-Paul Didierlaurent aborde des sujets de société sérieux sur un ton faussement léger. J'avoue m'être un peu ennuyée au début. Mais l'histoire rebondit pour notre plus grand bonheur ! L'écriture est fluide, parsemée de touches humoristiques, et le dénouement totalement inattendu m'a épatée. C'est un conte moderne, un roman sucré-salé plein de bons sentiments qui fait jaillir l'espoir là où on ne l'attend pas. Un vrai bon livre de détente que l'on referme décontracté et souriant.
Au moment où je rédige cette chronique Adélaïde de Clermont-Tonnerre vient de se voir décerner le Grand prix de l’Académie française. De gustibus non est disputandum !
L’amour et les forêts traînait dans ma bibliothèque depuis sa parution quand j’ai été amenée à l’en sortir. La première chose que j’ai comprise au bout de quelques pages, c’est pourquoi il dormait sur mes étagères. La seconde, c’est qu’il aurait dû y rester. Je n'ai aimé ni l'écriture, ni les personnages, ni l'histoire. Mais tout est affaire de goût, en littérature aussi.
Poignant et vibrant roman d'amour entre une mère et son fils, Continuer est aussi un bouleversant road-movie de la dernière chance. Premier roman d'aventure de l'auteur, c'est probablement son livre le plus dense, le plus fort. Palpitant. Sidérant. Époustouflant. Épique. Oui, ça fait beaucoup d’adjectifs, j'assume.
Original et très bien écrit, ce premier roman mêle la fantaisie, l’extravagance et la magie à la gravité d’une abomination de l’Histoire. Un personnage attachant qui, par peur d’affronter son passé, le délivre jour après jour dans son bar habituel, devant un auditoire composé d’amis et de parfaits inconnus. Émotion, rire et larmes sont au rendez-vous. Une belle réussite.
Mélancolie. Solitude. Inéluctabilité. Un roman original, grave et drôle à la fois même si le côté sombre l’emporte. Une famille mortifère, un personnage touchant, un livre inoubliable. Encore un coup de cœur ! Jean-Paul Dubois est un de mes grands chouchous.