Sorti en mai 2010 chez La brune. 302 pages. Roman.

L’auteure. Marie-Sabine Roger est née à Bordeaux en 1957. Elle vit entre la France et la Réunion. Auteure de très nombreux ouvrages, elle a commencé par écrire des livres destinés à la jeunesse. Depuis 2002, elle écrit aussi des romans pour « jeunes » et « vrais » adultes (celui-ci s’adresse aux deux catégories). Deux d’entre eux, La tête en friche et Bon rétablissement ont été adaptés avec succès au cinéma par Jean Becker. Marie-Sabine Roger a obtenu de nombreux prix littéraires.

EN DEUX MOTS
Un bijou de justesse et d’humanité. Et de drôlerie. Un livre qui fait un bien fou.
Un « restau du cœur intellectuel ». Donc, forcément, un gros coup de cœur.

Les cinq premières lignes : « Comment c’était venu dans la conversation, je ne sais plus très bien. C’était venu. C’est tout. L’origine, elle était peut-être à chercher du côté des clébards, quand la télé avait parlé de ceux qu’on abandonne à la SPA, au début des vacances. Tous ces braves chiens-chiens avec la truffe humide et dans leurs yeux marron de l’amour sans reproche ».

Une phrase-clé : « Pourquoi je suis ici, en ce moment, même pour moi c’est un mystère ». Mais comme je crois au destin, je me dis qu’il y doit y avoir un grand plan qui m’échappe, au-dessus de ma tête. Qu’il doit y avoir une raison ».

L’histoire se déroule, à quelques écarts de lieux près sur la fin, en deux endroits : la maison où vit Alex : celle de Bertrand et Marlène, et les deux rives d’une même rivière. Quatre personnages principaux se partagent les pages et procurent tout son intérêt au roman ; ils sont accompagnés parfois d’une ou un proche au caractère trempé. Le Mérou et Cédric, deux copains de toujours presque trentenaires, pas tout à fait matures mais tout à fait mal dans leur peau et n’envisageant rien pour leur avenir. Le Mérou (Olivier de son vrai prénom), taiseux géant et obèse qui erre dans le vide de son existence et sait seulement la seule chose qu’il ne veut pas faire et qu’on veut lui faire faire : reprendre la quincaillerie familiale comme le veut la tradition familiale ; il boit bière sur bière et tente de construire un pont dans la rivière avec les canettes vides pour échapper à un avenir qu’il refuse. Cédric, lui aussi paumé, a connu une période noire (et alcoolisée) liée à une rupture amoureuse. En attendant de trouver sa vraie passion, « un truc fort et violent qui le tire en avant, un but », il vit chez ses parents qui ne voient pas ça d’un bon œil.


Côté féminin, Alex, jeune adulte elle aussi, plus mature, assez mince pour se faire passer pour un garçon si nécessaire. Mais, si à près de trente ans, titulaire d’un BTS « Communication des entreprises », elle cherche encore sa véritable voie pour pouvoir se poser, elle a malgré tout sa vie en main et ne rechigne devant aucun emploi pour être autonome ; elle a toujours travaillé (en différents endroits). Quand commence l’histoire, elle arrive dans le village des garçons et leur famille pour un travail ingrat, heureusement temporaire dans une usine de poulets. Elle a trouvé par annonce une chambre à louer dans la maison de Bertrand et Marlène. Chambre qui, donnée comme « claire avec sdb, commodités, possibilité cuisine, jardin », est en réalité minable. Bertrand : un homme insignifiant totalement sous la coupe de sa femme, sauf quand il s’agit de Roswell, son frère handicapé qui vit chez eux, au grand dam de Marlène, et qu’il défend comme il le peut car il éprouve pour lui une affection véritable. Marlène : une femme autoritaire, implacable ; une grande gueule frustrée par le manque d’envergure et d’argent de sa vie, qui mène son entourage à la baguette et malmène son beau-frère handicapé.
A tout seigneur tout honneur même si je le présente en dernier : Gérard, Roswell pour les « intimes », le frère de Bertrand. Handicapé moteur et mental, c’est une sorte d’Elephant man filiforme, pas loin du « monstre de foire », mais avec la chance d’être inconscient ou presque de son état. Sa tête ne tient pas, ses jambes ne le portent guère et ses bras ne font que des gestes désordonnés et incontrôlés ; de sa bouche sortent seulement des onomatopées et de la bave mousseuse. Pourtant il est souvent gai, il chante (très faux) et ne voit que les bonnes choses dans sa vie : la télévision en boucle et le pop-corn.

Voilà. Tout ce joli monde en place, on devine forcément que les circonstances, le cours de leur vie et celui du canal autour duquel ils zonent tous, vont amener les personnages à se rencontrer. Leurs chemins vont se croiser. Les garçons vont faire la connaissance d’Alex le garçon manqué, et celle-ci va s’attacher à Roswell à son cœur défendant. Je ne vous en dis pas plus. Après une belle présentation de la galerie de personnages, à la fois pittoresques et ordinaires, le rythme va s’accélérer jusqu’à une fin… inattendue c’est vrai, et un peu (trop ?) optimiste, c’est vrai aussi. Mais tellement réconfortante, tellement « feel-good » !

En ce qui concerne le style, la langue de Marie-Sabine Roger est savoureuse à tous points de vue. Beaucoup d’humour et d’autodérision de la part des deux narrateurs (le livre alterne les parties au féminin et celles au masculin). L’auteure fait preuve d’une grande habilité, le vocabulaire change de registre en même temps que de narrateur et elle se glisse à merveille dans le langage populaire des jeunes de la rue, plutôt paumés. Et dans leurs pensées. Quelle que soit la voix qui s’élève, elle sonne juste. Du grand art.
Les deux histoires (Olivier et Cédric d’un côté, Alex, Roswell et sa famille de l’autre) s’écrivent en parallèle dans une succession rapide de chapitres courts et avec un vocabulaire simple et abordable, mais une belle façon d’utiliser les mots et de les assembler. Une prose belle et poétique, écrite pourtant, le plus souvent, « à la jeune » et qui vire parfois à la prouesse linguistique, comme lorsque Cédric parle de sa copine Lola qui l’a largué : « Je matais Lola, l’air de rien. Ça m’aurait arrangé qu’elle grossisse, ou qu’elle se coiffe au sécateur, mais non, je n’aurai pas cette chance : elle est belle de pire en pire ». Et en langage populaire lorsque Marlène aligne avec emphase, et un aplomb extraordinaire des mots qui n’existent pas mais restent clairs au demeurant : « l’implication des mains », « l’incinération artificielle ».

Mon regard sur le livre. Un vrai bijou. Sur un sujet difficilissime, le handicap extrême, doublé d’un autre « juste » difficile : la crise en général et celle des jeunes au bord de la dérive en particulier avec devant eux chômage, absence de projets et donc d’avenir, Marie-Sabine Roger nous offre un véritable livre bien-être. Enfin, pas un de ces livres dits « feel good » (comme si, comme pour le « nature writing » il n’existait pas d’équivalent français). Non, pas un recueil de conseils pour se sentir mieux dans sa peau en se concentrant exclusivement sur son nombril, non. Bien mieux : un livre qui engendre le bien-être chez son lecteur en lui présentant des personnages s’ouvrant aux autres et à leurs différences, en entrant dans leur monde, intérieur et extérieur… Avec drôlerie.

Ses thèmes de prédilection sont, ici comme dans ses autres fictions, ancrés dans l’air du temps présent : la précarité, l’exclusion, la différence, les fins de mois qui pleurent, les jeunes qui tournent en rond en attendant leur « chance », la peur de la solitude, la France « d’en bas » et les gens simples.


Avec en supplément pour sujet majeur (et très fort) le handicap total. Marie-Sabine Roger aborde ce sujet délicat sans épargner personne, pas même le principal intéressé. Elle fait de Roswell, véritable erreur de la nature, un être sensible, facétieux et digne d’affection. Et ça c’est formidable.
Sur sa « beauté cachée » elle fait dire à Alex : « … Il est monstrueux, c’est vrai. (…). Et puis je le trouve de moins en moins moche, pour tout dire. L’habitude amortit les chocs. Les beaux deviennent ordinaires. On finit par se demander pourquoi on les trouvait tellement magnifiques, craquants, et à tomber par terre. Et les vilains gagnent à être revus.
Seulement, pour ceux qui sont comme Roswell, ceux qui sont réellement affreux, c’est plus compliqué, je crois bien. Il faudrait oublier ce qu’ils montrent, pour pouvoir découvrir ce qu’ils cachent. Roswell est un monstre, c’est vrai. Il est d’une laideur parfaite. Il n’y a rien en lui qui ne soit pas raté, déformé, effrayant, ridicule. Rien sauf son regard de chiot, d’une douceur pas racontable. Sauf son rire éclatant, plein de vie et d’humour »
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Sur les débuts de son attachement pour Roswell, incompréhensible pour elle : « Dans ses yeux, il y avait encore et malgré tout cette confiance d’épagneul que je déteste, parce que je me sens responsable de lui et que je ne veux pas, mais je crois que c’est un peu tard. J’ai passé trop de mon temps libre à lui lire des histoires, à décoder ses poèmes du soir, à trafiquer ce chariot pour le lui changer en carrosse, alors pas la peine de me raconter des histoires : j’aime bien Roswell, tant pis pour moi. Ça m’emmerde, mais c’est comme ça ».

Et plus tard, même : « Certains soirs, je le trouve beau comme un tableau abstrait, assis dans son plumard, son dos courbe calé contre les oreillers, son cou de poulet maigre hérissé de poils noirs qui sort du pyjama, et sa glotte pointue qui monte et qui descend, chaque fois qu’il arrive à avaler sa salive, au lieu de la laisser s’égoutter sur son col. Roswell, c’est un Picasso en volume ».

Enfin, l’avis d’un autre personnage : « Le Mérou contemplait Roswell. Il semblait fasciné, et je me souvenais très bien de ce que j’avais ressenti, moi, la première fois que je l’avais vu.
Un être aussi différent, aussi moche et difforme, comment ne pas être hypnotisé, impossible de ne pas poser les yeux sur lui, de faire comme si de rien n’était. Trop dur. Réagir comme si tout allait bien, comme s’il était normal, ce serait gommer Roswell de la surface de la terre, nier le peu qu’il a : ce look pas racontable, qui fait de lui un être unique au monde. Introuvable ailleurs qu’en trolley de couleur, sur un bord de canal. Roswell, c’était une équation »
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Autre sujet sociétal abordé avec une attention et une compréhension bienveillantes : le malaise d’une certaine partie des jeunes, plus précisément les jeunes adultes. Ceux qui abordent la trentaine sans aucune confiance parce qu’ils sont en difficulté : ils n’ont pas fait d’études, pas eu de modèle parental ; parce qu’ils sont sans emploi, comme leurs parents pour certains ; parce que leur cadre de vie est désolant… Sans but, ils se croient sans avenir, avec juste un destin défavorable, et se trouvent plongés dans une crise existentielle personnelle ou dans la bonne vieille crise sociale, voire les deux. Une sorte de « génération perdue » qui a traversé sa jeunesse sans en profiter. L’auteure ne les juge pas, elle se met à leur place sans complaisance, garçon ou fille, parle en leur nom et avec leurs mots.
Ainsi Cédric, un « adolescent » de 28 ans qui n’a pas trouvé sa voie, dont nous parle Alex : En marchant, on a parlé de lui, de la vie, de l’avenir. Il ne sait pas où il va. Il y en a chaque jour davantage, des gens comme lui, égarés, qui ont la plupart du temps entre vingt et trente ans. Et parfois plus que ça.
Pas de buts, de projets, d’espoirs. Seulement une incapacité à apprécier la vie. (…) L’inquiétude est un oxydant, elle fait vieillir avant l’âge ».
Et plus loin, sur sa vie sans lumière :« Rien qui motive, le matin, pour sortir du plumard. Même me réveiller, je trouve ça difficile. Enfin, non, décevant. La vie ne me réserve pas la moindre surprise. Je sors du lit, je déjeune, je fais ma toilette, je m’habille, je me barre de l’appartement sans donner d’heure de retour à ma mère, qui insiste tous les jours pour me faire quand même mon repas du midi et râle à chaque fois, parce que je ne suis pas revenu pour manger ».

L’obésité, rarement évoquée en littérature, est elle aussi « à la page » dans Vivement l’avenir. Celle d’Olivier, Le Mérou, qui fait peine à lire mais dénote une fois encore l’intérêt de l’auteure pour tous les exclus de la vie. Elle écrit : « Les gros me font penser à des dresseurs de chiens. Ils se cachent derrière un matelas. Ils se protègent, mettent des épaisseurs entre la vie et eux. Pour éviter les morsures, peut-être. On les croit forts, alors qu’ils sont seulement fortifiés. Mais les remparts, ça sert à protéger ce qui est vulnérable, comme les carapaces protègent les ventres mous.
Alors, certains d’entre eux doivent être fragiles, là derrière ils doivent être à vif, sensibles au moindre choc. Ce sont des éléphants de porcelaine, en prison dans des corps trop larges et trop gras, dans lesquels ils se sentent tout le temps à l’étroit.
On plaint les squelettiques, on est prêt à leur laisser la place dans la file, le siège dans le bus. On s’en inquiète. On leur tâte le pouls quand on leur dit bonjour.
Mais ceux qui sont confits dans leur quintal de graisse, ils gênent, ils nous oppressent, on râle dans leurs dos. Qu’ils se mettent à la diète ! Ils prennent trop d’espace et trop d’air. Ils sont trop là ».
C’est tellement juste. Chacun et chacune de nous a dans son entourage un ou une obèse, « une personne trop forte » comme on dit si bien, et sait de quoi il retourne. Pour elles et eux, le bonheur n’est pas forcément à portée de main et beaucoup sont en mal-être. Pas sûr qu’il vaille mieux « faire envie que pitié ». Je dirais bien encore qu’il y a tout et plus que tout dans les livres, mais ce serait redondant.

Il y a énormément de choses dans ce roman, beaucoup de vérités sur la vie de tous les jours, au premier rang desquelles la bienveillance de certains face au dénuement d’autres. Beaucoup de sentiments habitent le cœur des personnages : amour, amitié, compassion, qui tous les portent vers l’acceptation de l’autre même s’ils sont mêlés souvent d’un certain fatalisme qui s’exprime en quelques aphorismes plus vrais que « vrais dans la vraie vie » :
« C’est dur de rester positif, quand on a le moral au point mort ».
Ou : « À quoi sert d’aimer si c’est pas réciproque ? »
L’amour de Cédric pour Lola : « Lola, c’était ma meuf, et c’était mon amour. On est sortis presque quatre ans ensemble et ça m’emmerde de me dire que c’étaient sûrement les plus beaux de ma vie. Parce que les plus belles années, ça devrait être les dix dernières, pour s’en aller sur un bouquet final ».
Autre sentiment exalté : l’amitié forte, plus forte que la fraternité de sang parfois (ici la sororité, merci Chloé Delaume d’avoir remis ce mot à sa place dans la langue française). Cédric dit à propos d’Alex et de son amie de toujours : « Si j’ai bien compris, cette fille-là, c’était une sœur. Une vraie, sans les inconvénients de la famille, ces foutus liens du sang, tellement serrés autour de nos chevilles qu’ils laissent trop souvent des marques indélébiles. Elles ne se voient presque jamais, mais ça n’entame pas le capital entre elles. Elles y gagnent même, avec les intérêts. L’amitié, par les temps qui courent, c’est le dernier placement judicieux.

Je dirai pour finir que toutes ces réflexions sur une frange de notre société contemporaine sont celles d’une femme qui observe le monde avec intérêt et bienveillance, sans porter de jugement sur les personnes mais en pointant un système social bancal. Elle se met aisément dans la peau de ses personnages et leurs dialogues et leurs réflexions sont d’une grande justesse. La déprime est au rendez-vous ; seul Roswell est épargné. Certains passages sont très tristes, certes, mais l’auteure a toujours une œillade à adresser au lecteur avant qu’il ne sorte la boîte à mouchoirs. Ainsi lorsque Golden, le labrador d’Alex, son « presque frère », passé sous une camionnette, va mourir à coup sûr. Alex a huit ans et refuse l’idée de perdre son chien. Le clin d’œil de l’auteure alors que nos yeux sont mouillés : le chien s’en sort, tout brinquebalant, mais l’espoir d’Alex a gagné.
Et si le chapitre final rétablit par son trop-plein d’optimisme une forme d’espérance proche du conte de fées – Marie-Sabine Roger est une conteuse hors pair– le résultat devient plus sucré que salé, le titre prend tout son sens. Et c’est ce qui fait du bien dans ce roman qui est en quelque sorte « un livre restau du cœur ». Je vais pour ma part lire tous les Marie-Sabine Roger que j’ai en retard, y compris ceux pour la jeunesse, mais en premier lieu son dernier, Les bracassées, dont je sais qu’il fait partie de mes cadeaux de fin d’année. Vivement l’avenir !

Hasard des lectures : presque pour l’anecdote mais ce n’en est pas une, le sujet est sérieux, voici une dernière citation :
« Les tyrans ont du flair pour trouver leurs esclaves. Combien de gens s’abonnent au malheur tout seuls comme des grands, et ne résilient plus jamais l’abonnement ?
».
Bizarre, je viens de lire rigoureusement la même chose récemment. Etienne de la Boétie écrivait en 1576 dans son Discours de la servitude volontaire :
« Je voudrais seulement comprendre comment il se peut que tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations supportent quelquefois un tyran seul qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent, qui n’a de pouvoir de leur nuire qu’autant qu’ils veulent bien l’endurer, et qui ne pourrait leur faire aucun mal s’ils n’aimaient mieux tout souffrir de lui que de le contredire. Chose vraiment étonnante – et pourtant si commune qu’il faut plutôt en gémir que s’en ébahir –, de voir un million d’hommes misérablement asservis, la tête sous le joug, non qu’ils y soient contraints par une force majeure, mais parce qu’ils sont fascinés et pour ainsi dire ensorcelés par le seul nom d’un, qu’ils ne devraient pas redouter – puisqu’il est seul – ni aimer puisqu’il est envers eux tous inhumain et cruel. Telle est pourtant la faiblesse des hommes : contraints à l’obéissance, obligés de temporiser, ils ne peuvent pas être toujours les plus forts ».
Et cela continue sur une cinquantaine de pages. J’en reproduirai des extraits plus longs dans une ou deux chroniques. Un tout petit recueil que je vous recommande chaudement car il est d’une actualité brûlante.


Allez, je redonde, c’est Noël : eh oui, encore oui, il y a tout dans les livres ! Tout ce qu’on doit savoir, tout ce qu’on aimerait savoir, tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit savoir… Tout ce qu’on va savoir en les ouvrant. Ceux d’hier et ceux d’aujourd’hui. Ceux de demain ?…
Mystère et boules de Noël.
Je vous souhaite beaucoup de livres sous le sapin pour que Noël, après avoir longtemps été exclusivement l’anniversaire de Jésus pour les chrétiens, ne soit pas seulement la fête des enfants tant qu’ils croient aux Père Noël, puis la fête du commerce avec la frénésie d’achat des trois derniers jours et les agapes pantagruéliques, mais devienne celle du repos de l’hiver passé à lire bien au chaud des pages choisies dans l’intimité des librairies ou des bibliothèques. Et si vous succombez aux cadeaux « obligés » pour le 25 et 31 de ce mois, offrez des livres, même et surtout aux enfants, vous obligerez ceux à qui vous les offrez ! Vivement l’avenir… de la lecture.

Qu’elle devienne notre tyran à tous, d’accord.