Points

Un drame intense sur fond de réchauffement climatique qui ne dit pas son nom, écrit en des mots qui nous brûlent.
Premier et court roman d’Henning Mankell, Le Dynamiteur contient déjà ses thèmes de prédilection, ses interrogations et ses convictions. Un regard aimant, bienveillant sur le genre humain, essentiellement sur les petites gens. Nous y faisons la connaissance du "père" de Wallander.
Tant de choses qu’on ne voit plus. Les gens ont fait beaucoup de tort à la Terre. Je me demande, n’est-ce pas la Terre qui aurait envoyé la Fièvre ?
Ce Paul-là aime aussi la nature et la condition animale, qu’il décrit de façon magistrale. Ce Paul-là est aussi visité par les morts, il ne rompt pas facilement avec le passé...
Un formidable roman d’aventure comme on n’en lit plus aujourd’hui, bien écrit, rempli de surprises, d’amour et de rebondissements. Divertissant, original et totalement dépaysant, L’épouse hollandaise nous offre un grand plaisir de lecture, gardant un esprit romanesque pur et dur du début à la fin. Avec en creux le portrait d’une femme amoureuse peu conventionnelle et la recherche d’identité de son fils.
Dans une prose juste et belle, Delphine Coulin nous donne à lire la descente aux enfers d’un personnage qui force la sympathie. Elle éprouve bienveillance, empathie et compassion, des mots, des notions rares aujourd’hui. Un livre sombre, courageux et révolté.
Un véritable cadeau de lecture que ce livre bouleversant, juste et réel et dont chaque mot est porteur d’une intense émotion. Et dont les personnages nous serrent le cœur.
Un livre à savourer, qui apporte une émotion pure et douce ! Dans le Gard, René et Clô, un vieux couple d'ornithologues radins et routiniers, étudient le merle bleu. Leur quotidien paisible est bousculé par l'arrivée d'Alain, un jeune étranger discret et mystérieux qui cache un lourd passé. Porté par une écriture littéraire simple et pleine de tendresse, ce récit évite les clichés et nous amène avec finesse vers un dénouement inattendu et apaisé.
Impossible de dépasser la trentaine de pages, je n’ai rien compris ! Avec La reine Alice, la psychanalyste Lydia Flem utilise le genre du conte pour parler du cancer. Malheureusement, ce style allégorique et extravagant est resté trop hermétique pour moi. C’est dommage, car l’écriture est magnifique, très poétique, et le livre plaira sûrement aux esprits plus littéraires. Ne faites pas comme moi, tentez l'aventure !
Un portrait au vitriol de la vie domestique ! Dans Arlington Park, Rachel Cusk suit cinq femmes au bord de la crise de nerfs dans une banlieue cossue anglaise. Frustrées et étouffées par leur mariage, leurs pensées névrosées occupent tout l'espace. Si le style est très littéraire et magnifiquement ciselé, ce huis clos sans concession manque parfois de souffle et d'amour. Une lecture sombre et désabusée.
Avec Les Intermittences de la mort, José Saramago signe un roman original, puissant et jubilatoire. Imaginez : dans un pays, la mort décide d'arrêter de travailler. Si l'euphorie est générale, les conséquences économiques et philosophiques deviennent vite dramatiques. Malgré un style déroutant, sans ponctuation, l'humour noir et le loufoque nous emportent l'air de rien. Un livre intelligent, à lire absolument !