Littérature francophone

Une farce loufoque qui met de bonne humeur ! Avec L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, Romain Puértolas signe un road-movie hilarant et rocambolesque. Si le discours sur les migrants plein de bons sentiments m'a paru un peu manichéen et décalé au milieu de cette cavalcade, le style reste enlevé et la satire sociale amusante. Une jolie ode au pouvoir de la lecture !
Un livre tombé des mains… par pur oubli ! J'ai lu un tiers de Sigmaringen de Pierre Assouline avant de le retrouver des semaines plus tard dans un coin et de le ranger direct. Le sujet n'a pas retenu mon attention et le style, pourtant très littéraire, ne m'a pas emballée. C'est sûrement un très bon roman, mais l'ennui a été le plus fort !
Impossible de dépasser la trentaine de pages, je n’ai rien compris ! Avec La reine Alice, la psychanalyste Lydia Flem utilise le genre du conte pour parler du cancer. Malheureusement, ce style allégorique et extravagant est resté trop hermétique pour moi. C’est dommage, car l’écriture est magnifique, très poétique, et le livre plaira sûrement aux esprits plus littéraires. Ne faites pas comme moi, tentez l'aventure !
Une grosse déception ! J’ai terminé Les eaux mortes du Mékong de Kim Lefèvre uniquement parce qu'il était court, mais j'ai lu ce livre par pur acquit de conscience. Je croyais y apprendre plein de choses sur l'Indochine, j'ai finalement trouvé un simple roman de gare.
Un thriller social au rythme effréné et au suspense omniprésent ! Pour réussir à New York, Samir usurpe l'identité et le passé de son ami d'enfance Samuel. Vingt ans plus tard, l'imposture éclate. Karine Tuil signe un roman dense à l'écriture moderne, presque musicale, qui aborde la discrimination, les faux-semblants et la culpabilité de l'écrivain. Si j'ai regretté un manque d'empathie pour les personnages, j'ai adoré la réflexion passionnante sur l'écriture. À lire !
Un beau roman, malgré quelques longueurs ! Avec Ce que le jour doit à la nuit, Yasmina Khadra quitte le thriller politique pour une grande fresque romanesque dans l'Algérie coloniale. Si la partie romance centrale s'essouffle un peu, j'ai adoré le souffle épique de la fin. L'auteur signe une œuvre puissante et tolérante qui donne une voix poétique aux deux camps de l'Histoire.
‘Les jours fragiles’ bouleverseront les admirateurs de Rimbaud et de tous les poètes maudits de cette époque. Par son aisance avec laquelle l’auteur a revisité les derniers jours de Rimbaud et la fluidité de son style.
Un livre coup de poing qui nous dérange et nous bouscule ! Dans La maison des anges, Pascal Bruckner nous plonge dans un thriller social féroce. Suite à un pétage de plombs, un agent immobilier décide de "nettoyer" Paris de ses SDF, amorçant sa propre descente aux enfers. Portée par un style incisif à l’humour très noir, cette œuvre iconoclaste dresse une peinture réaliste, sans complaisance, de la misère urbaine.
Avec Le maître des âmes, Irène Némirovsky brosse le portrait impitoyable de Dario, un médecin émigré prêt à toutes les malversations et au charlatanisme pour fuir la misère. Si l'écriture feuilletonnesque traîne parfois en longueurs, ce récit d'une intégration impossible m'a finalement convaincue par sa noirceur dostoïevskienne. Une œuvre incisive, sans concession, et d'une actualité brûlante.