Vous en avez assez :

De lire des pavés. De ranger les tiroirs. De répondre au téléphone ou d’attendre un coup de fil. De lire le navet qu’une bonne copine vous a offert en vous disant : « c’est le roman de l’année », tu m’en diras des nouvelles. D’écouter les infos (!). De voir la météo. De ratisser les feuilles tombées depuis la veille…

Arrêtez tout ça. Posez-vous confortablement. Et lisez, en direct sur cette page d’accueil, ce qui défile lentement sous vos yeux : la rubrique « Ils ont dit » : rien que des paroles d’écrivains sur les livres et la lecture. Toutes semblables, et toutes différentes. Mais toutes le disant : si partir c’est mourir un peu, lire c’est vivre beaucoup !

En espérant susciter des envies de lecture y compris chez les plus jeunes…

Je vous souhaite une belle visite.

ILS ONT DIT :

« Un écrivain, c’est quelqu’un qui a un rapport corporel au monde. Le reste, ce sont des intellectuels, rien d’intéressant »

Michel Serres

Un premier roman qui, après avoir rencontré un grand succès aux Etats-Unis, semble conquérir le cœur de la France qui lit. Son format épistolaire est un atout majeur à l’heure où les échanges ne sont quasiment plus que numériques… Une vraie réussite et un premier roman prometteur.
Avec le doigté et l’altruisme qu’on lui connaît, Delphine de Vigan dessine le portrait, virtuel mais réaliste de Romane. A partir des données stockées par son smartphone, Thomasl reconstitue son vécu intime, sa force et ses faiblesses, sa solitude. Tout en humour et nostalgie, une remise en cause argumentée du téléphone portable et des réseaux sociaux. Et une ode à l’amitié, à l’amour et à la vérité. La vraie, celle qui n'existe pas..
Dans un contexte historique lourd, les méfaits de la colonisation et de l’évangélisation forcée vécus au jour le jour par une famille américaine. Ce roman riche, courageux et tragique, aussi puissant que bouleversant et écrit avec un talent fou, raconte une page importante de l’histoire du Congo et l’échec absolu de la mission. Une fresque familiale et historique humaniste avant tout, inoubliable ; un chef-d'œuvre, un vrai qui donne à réfléchir sur des sujets toujours actuels : la religion et ses dérives, l’amour, la corruption, la culpabilité, la rédemption, la révolte, la résilience et… l’injustice des hommes. Entre autres.
Écrit comme un conte cruel, un récit d’épouvante, Baignades n’épargne rien ni personne car le mal ne surgit pas forcément d’où et de qui on pourrait l’attendre. Un livre à la plume intense qui se lit en apnée du début à la fin et nous met en face d’une anatomie de toutes les violences. Une fiction, ouf !

BRAVO !!!