Vous en avez assez :

De lire des pavés. De ranger les tiroirs. De répondre au téléphone ou d’attendre un coup de fil. De lire le navet qu’une bonne copine vous a offert en vous disant : « c’est le roman de l’année », tu m’en diras des nouvelles. D’écouter les infos (!). De voir la météo. De ratisser les feuilles tombées depuis la veille…

Arrêtez tout ça. Posez-vous confortablement. Et lisez, en direct sur cette page d’accueil, ce qui défile lentement sous vos yeux : la rubrique « Ils ont dit » : rien que des paroles d’écrivains sur les livres et la lecture. Toutes semblables, et toutes différentes. Mais toutes le disant : si partir c’est mourir un peu, lire c’est vivre beaucoup !

En espérant susciter des envies de lecture y compris chez les plus jeunes…

Je vous souhaite une belle visite.

ILS ONT DIT :

Sur les rayons des bibliothèques, je vis un monde surgir de l’horizon.

Jack London | Martin Eden

Deux temporalités espacées de deux ans, deux lieux différents, deux enquêtes, deux enquêteurs qui ne se sont pas vus depuis deux ans… Tout cela est-il censé concorder ? Et si oui, où ? Quand ? Comment ? Le plaisir de lecture est assuré, que l’on ait lu ou non le précédent Les Malvenus, et la jeune autrice confirme avec celui-ci son talent romanesque. 
Une terrible et longue guerre vue à hauteur de chien et racontée par une journaliste reporter de guerre, Stéphanie Perez. De quoi vérifier que la guerre, mal absolu, “oublie” toujours d’anéantir quelque chose de bien. Ici l’amour, la solidarité, la bonté des chiens. La barbarie côtoie la loyauté. La guerre, la guerre, la guerre versus l’amour, l’amour, l’amour…”.
Après Les Saules, un premier roman fracassant de tristesse et de pureté (lauréat de plusieurs prix littéraires dont le Louis Guilloux), Mathilde Beaussault enfonce le clou un an après avec La colline, roman choral tout aussi noir et viscéral. Beau à pleurer.
Avec l’écriture élégante et imagée qui la caractérise, Gaëlle Nohant conjugue des notions et des sentiments pas forcément liés : l’amour, la liberté de penser et de déserter, les relations parents-enfants et l’art pictural ; sur fond de guerre de 14-18. Un beau et émouvant roman.