Sorti en août 2015 chez Philippe Rey. 189 pages, puis au Livre de Poche en 2016. Roman.

En exergue, un proverbe chinois :
« Tu ne peux pas empêcher les oiseaux de la tristesse de voler au-dessus de ta tête, mais tu peux les empêcher de faire leur nid dans tes cheveux. »

Du jeudi 19 au lundi 23 décembre 2013, les quatre jours d’agonie de Camille, sa fille de 16 ans.

Un texte d’une beauté magnifique, avec une grande pudeur, pour raconter les derniers jours de la fille de l’auteure, la démission ou négligence de la médecine, sans haine, sans reproche malgré ses demandes réitérées de prise en charge, d’examens plus approfondis, de prise de sang…

Un hommage magnifique à sa fille tant aimée, « une gosse sympa, jamais boulet, jamais collante. Une belle gamine plutôt marrante et à l’aise avec les adultes ».

Et puis, bien sûr, la difficulté à vivre sans elle, une absurdité lourde à dépasser, partagée avec le père de Camille, très présent, la nécessité de se forger une armure malgré les paniques qui l’assaillent. Mais aussi l’aide de l’entourage, des amis de Camille et de ses bonnes copines.

Quatre mois pour écrire ce texte, comme Camille s’est battue quatre jours contre la mort.

« Adieu mon enfant ».

LE GRAIN DE SEL DE LA SL

Tu as raison, Cunégonde (si je te rencontre un jour, je t’oblige à changer de pseudo même si je m’éclate à chaque fois que je le lis) : il faut cesser de suivre la mode qui consiste à ne pas lire un roman qui ne date pas de l’année en cours. Oser lire « les vieux livres », comme celui-ci, dont la première sortie date de 2015 ! Aujourd’hui, quatre ans, c’est un âge canonique pour un roman (!). A trop lire un maximum de nouveautés, l’on passe de plus en plus à côté de merveilles, les remettant selon son humeur aux calendes grecques, à la Saint-Glinglin ou à la semaine des « quat’jeudis », soit à jamais. Parfois même, on les achète en poche alors qu’ils étaient déjà sur une étagère, dans une fameuse PAL depuis leur sortie !

Pour en revenir à Camille, mon envolée, je n’en avais lu et entendu que grand bien, l’avais acheté (je crois, j’irai vérifier), mais pas ouvert. Grâce à toi et à ton courage de braver l’urgence des rentrées littéraires, je vais le faire (quand ? Fi des vaines promesses…). Disons dès que possible. Ton commentaire m’a réellement donné envie de le lire vite.