Emmanuelle Pirotte

Emmanuelle Pirotte. Mon autrice francophone (Belge) préférée, c’est elle depuis que j’ai lu Loup et les hommes, son troisième roman écrit “à l’américaine”, car elle change de registre littéraire, d’époque, de lieu, d’intrigue à chaque roman. Et de langage, parfois de langue, même, dans les titres. Sur tous les sujets, y compris les sujets socialement tabous. Et divinement bien.

Emmanuelle Pirotte
Emmanuelle Pirotte
Elle est une chamane viking, il est professeur d’archéologie. Mille deux cents ans les séparent. Et cette belle différence d’âge ne les empêche pas de “s’aimer” et de se comprendre car l’amour n’a pas d’âge. Un roman fort qui brille par son originalité. Et un grand roman d’amour.
Au bord du monde est l’histoire intense d’un premier amour entre deux adolescents que rien ne semblait rapprocher. Une ode à la liberté, à la nature et à la jeunesse. Et à l’amour quand il surgit.
Emmanuelle Pirotte élargit à nouveau son domaine romanesque. Dans ce nouvel opus elle aborde, avec une lucidité implacable mais parée d’une tendresse (bien) cachée et d’un humour noir désopilant trois sujets contemporains graves et tabous : Alzheimer, et le suicide et la vieillesse. Presque trois gros mots.
Une fois encore Emmanuelle Pirotte nous emmène hors des sentiers battus dans ce roman où la rage le cède à la tendresse et où la solitude règne en maître, même à plusieurs.
Un roman d’amour poignant, charnel et très audacieux et un hommage fort à la poésie. Un véritable brûlot.
La guerre vue à hauteur d’une enfant de sept ans. De manière non conventionnelle, Emmanuelle Pirotte fait jaillir l’espoir de l’horreur et du néant.
Encore une histoire qui nous porte et nous emporte d’un grand souffle romanesque dans un autre lieu et en un autre temps. Avec finesse et objectivité et sans parti pris aucun, Emmanuelle Pirotte nous relate la fin de la conquête de l’Iroquoisie par les colons. Les Hommes Blancs. Et c’est comme si nous y étions…
Un roman en forme de fable futuriste qui déconcerte au départ, bouscule au mitan, émeut, horrifie et apaise à la fin. Avec, parfois, le don de nous convaincre sur des thèmes contemporains comme l’obscurantisme religieux, les migrants (ici les « errants ») et l’avenir de la planète.