Seuil

Après Les Saules, un premier roman fracassant de tristesse et de pureté (lauréat de plusieurs prix littéraires dont le Louis Guilloux), Mathilde Beaussault enfonce le clou un an après avec La colline, roman choral tout aussi noir et viscéral. Beau à pleurer.
Dans un petit hameau breton, l’innocence d’une enfant mutique face à la rudesse de certains adultes et à la perversité d’un assassin. Un premier roman féministe à la plume délicate et poétique, à l’histoire triste et au personnage principal bouleversant. La grâce de l’écriture et la brutalité du sujet en font un roman poignant.
Avec des personnages aussi singuliers que leur histoire et l’enquête menée par le duo improbable de l'inspecteur Matthias Lavau et son assistante Esther, les secrets du passé font des ravages en éclatant à la lumière du présent. Un polar historique original rempli de surprises et de rebondissements.
La seconde évasion de Monique Bellegueule organisée par son fils. L'occasion pour lui d'écrire une autofiction libératrice et réconciliatrice. Edouard Louis ne manque pas de courage.
Des personnages hauts en couleurs et une garantie d’évasion par la littérature que je vous incite à découvrir pour une belle échappée.
Premier et court roman d’Henning Mankell, Le Dynamiteur contient déjà ses thèmes de prédilection, ses interrogations et ses convictions. Un regard aimant, bienveillant sur le genre humain, essentiellement sur les petites gens. Nous y faisons la connaissance du "père" de Wallander.
Bouzid Begag, indigène de seconde catégorie, analphabète, présumé né en 1918...
Edouard Louis nous offre un véritable brûlot. Avec une révolte inouïe et un courage rare en littérature, il pousse un cri d’amour pour son père abîmé à jamais et un cri de colère contre ceux qui, pour lui, l’ont tué à la tâche et à la longue. Et ces derniers, de droite comme de gauche, il les nomme !
Etude psychologique, parcours initiatique d’un adolescent, parabole biblique et roman policier, Par le vent pleuré vise trop d’objectifs à la fois mais l'écriture est magnifique.
Faut-il, en contrevenant à la loi fédérale, prendre le risque de détourner une rivière sauvage pour récupérer le corps d’une fillette coincé sous un rocher ? Ou non. Riverains, élus, parents, médias et investisseurs ont leur mot à dire…