Cathy La Serial Lectrice

Un premier roman qui relate avec rigueur et empathie une période historique peu glorieuse du Japon, méconnue voire inconnue
Elle porte en pseudo le nom d’un oiseau. Swallow bird, l’hirondelle. Et pour la connaître, j’avoue qu’elle en a la douceur et l’intime élégance.
Une nouvelle capitaine cabossée mais vaillante, des secrets et des non-dits qui remontent, un village aux apparences trompeuses et un autre englouti, des sujets inattendus… Olivier Norek renouvelle son équipe, les lieux et les sujets de réflexion, mais il tient son lecteur en haleine du début à la fin sur un rythme crescendo et avec une grande empathie pour les personnages qui la méritent. On en redemande.
Quelle claque ! Au cancer, à la mort, aux hommes, au malheur ! Un hommage à la résistance de tout poil (le cancer est une guerre), à la solidarité et aux femmes. Sûrement le meilleur livre d’un auteur aussi généreux que respectueux de l’être humain. Ici, une femme pour la première fois. Un summum d’humanité.
Un livre court, resserré dans le temps, mais dense et fort. Malgré un sujet difficile : la perte de la mémoire et de l’autonomie en fin de vie, et un final quasi-inéluctable, le goût qui nous en reste est sucré-salé.
Un suspense distillé au compte-gouttes dans un petit village (fictif) pas encore remis des blessures de la guerre et sinistré par la fermeture de la mine, et une écriture précise, légère et littéraire à la fois. Entre Simenon et Elisabeth George.
Un roman d’amour poignant, charnel et très audacieux et un hommage fort à la poésie. Un véritable brûlot.
Une intrigue serrée et maîtrisée, un suspense efficace dans un panorama sociétal réaliste, une équipe sympa, des personnages bien étudiés et une écriture choc, le compte est bon : un auteur à suivre !
La guerre vue à hauteur d’une enfant de sept ans. De manière non conventionnelle, Emmanuelle Pirotte fait jaillir l’espoir de l’horreur et du néant.
Pour faire un poème, Pardonnez-moi ce pléonasme Il suffit de se promener Quelquefois sans bouger
À l’automne extrême de sa vie, un vieillard éteint écrit à son arrière-petit-fils une longue lettre (l’intégralité du roman, 436 pages) dans laquelle il fait le récit de sa vie entière, en s’attardant
Mais je porte caché au plus haut des entrailles A la place où la foudre a frappé trop souvent Un cœur où chaque mot a laissé son entaille
Même quand nous dormons nous veillons l’un sur l’autre Et cet amour plus lourd que le fruit mûr d’un lac
Un premier roman c’est tentant, toujours. Un premier roman en forme de saga familiale, c’est encore plus alléchant. Et quand ce premier roman-saga est bellement écrit c’est gagné ! Une véritable réussite romanesque.
Dix-sept ans après les faits, l’histoire terrible qui nous est racontée ici est une partie de l’Histoire mondiale. Celle du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994.
La Pentecôte, ce n’est pas seulement une fête chrétienne célébrant l’Esprit Saint. A Saint-Malo, c’est aussi depuis trente ans la fête de l’esprit humain.
Dès l’introduction, le lecteur est pris en otage, prisonnier des pages à venir. Après l’arrivée d’un homme inconnu quelque part dans une région pauvre française, après une confrontation surréaliste inachevée entre un tout jeune enfant et un cheval fougueux dans sa stalle,
Un pur joyau d'humanité et une écriture tout en pudeur et retenue mais toujours poétique même quand les mots sont crus. Sur un fond de tragédie antique et superbement traduit, Melody et son histoire nous touchent au plus profond de l’âme et je défie quiconque de lire la fin les yeux secs.
L’aube était délicate Comme un vol de colombes, sur la rougeur des pins
Un "western" moderne épique, surréaliste et profondément humain, écrit avec beaucoup de sensibilité et de grâce. Surprenant, dépaysant et attachant. Très émouvant.
Sur le mur d'une école le mot liberté a été écrit avec de la craie blanche par les petites mains des écoliers. Sur le mur de l'Histoire
Une disparition d’enfant… Le sujet, poutant casse-gueule est presque banal, traité souvent en littérature. Le drame, l’empathie avec les parents, la folie et la violence du ravisseur,