Cathy La Serial Lectrice

mes os ont mal frémissant du manque de mots une douleur se fige sans pouvoir raconter qu’un hier lui échappe
Encore une histoire qui nous porte et nous emporte d’un grand souffle romanesque dans un autre lieu et en un autre temps. Avec finesse et objectivité et sans parti pris aucun, Emmanuelle Pirotte nous relate la fin de la conquête de l’Iroquoisie par les colons. Les Hommes Blancs. Et c’est comme si nous y étions…
...Le Loup vient et s’assied, les deux jambes dressées Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées. Il s’est jugé perdu, puisqu’il était surpris, Sa retraite coupée et tous ses chemins pris ;
En préparant ton petit-déjeuner, Pense à autrui N’oublie pas la part des colombes !
La terre est bleue comme une orange Jamais une erreur les mots ne mentent pas Ils ne vous donnent plus Ă  chanter
Un monument de littérature. Le summum. Le rêve américain mis à mal dans son intégralité. Jubilatoire et véritable prouesse romanesque. Un « livre-monde » selon Cunégonde.
Misérables esprits des hommes, cœurs aveugles ! Dans quelle obscurité, dans quels périls absurdes Se consume pour rien leur presque rien de vie !
Hommes de pays loin Cobayes des colonies Doux petits musiciens Soleils adolescents de la porte d’Italie Boumians de la porte de Saint-Ouen Apatrides d’Aubervilliers
Un roman en forme de fable futuriste qui déconcerte au départ, bouscule au mitan, émeut, horrifie et apaise à la fin. Avec, parfois, le don de nous convaincre sur des thèmes contemporains comme l’obscurantisme religieux, les migrants (ici les « errants ») et l’avenir de la planète.
Un formidable roman d’aventure comme on n’en lit plus aujourd’hui, bien écrit, rempli de surprises, d’amour et de rebondissements. Divertissant, original et totalement dépaysant, L’épouse hollandaise nous offre un grand plaisir de lecture, gardant un esprit romanesque pur et dur du début à la fin. Avec en creux le portrait d’une femme amoureuse peu conventionnelle et la recherche d’identité de son fils.
Quand les chevaux du temps J’hésite un peu toujours à les regarder boire Puisque c’est de mon sang qu’ils étanchent leur soif. Ils tournent vers ma face un œil reconnaissant Pendant que leurs longs traits m’emplissent de faiblesse Et me laissent si las, si seul et décevant
Edouard Louis nous offre un véritable brûlot. Avec une révolte inouïe et un courage rare en littérature, il pousse un cri d’amour pour son père abîmé à jamais et un cri de colère contre ceux qui, pour lui, l’ont tué à la tâche et à la longue. Et ces derniers, de droite comme de gauche, il les nomme !
Une saga familiale qui remonte aux Indiens d’avant l’arrivée des colons pour s’achever de nos jours. Grandiose, humaine et bouleversante. Et d’une plume lumineuse non dénuée d’humour et de suspense Oserai-je écrire «chef-d’œuvre» ? Il paraît que j’utilise trop ce terme... Mais tant pis, j’ose.
Sorti en mai 2016 chez Albin Michel, Collection Terres d’Amérique. (Premier) roman. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Pierre Demarty. Titre original : The Marauders. 402 pages.
Sorti en mars 2017 aux Editions Joelle Losfeld. Roman. Traduit de l’anglais (Irlande) par Laetitia Devaux)). Titre original : Days without end. 260 pages.
Sorti en mars 2016 chez Albin Michel, Collection Terres d’Amérique. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par France Camus-Pichon. 440 pages. (Premier) roman.
Sorti en 2015 chez Albin Michel. Puis en avril 2016 au Livre de Poche. 574 pages. Polar dépaysant.
Sorti en 2017 aux Editions Anne Carrière, puis en février 2018 en poche chez 10-18, version que j’ai lue. Roman. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Marie de Prémonville. 380 pages. Roman.
Sorti en 2013 chez Albin Michel. Puis en 2015 au Livre de Poche. 630 pages. Polar dépaysant. Prix SNCF du Polar 2014, Prix Quais du Polar 2014, Grand Prix des lectrices Elle Policier.