Cathy La Serial Lectrice

Dans un français littéraire parfait, Shan Sa nous offre un broie le cœur. Amour(s) impossible(s), Histoire et histoires cruelles, guerre sino-japonaise... Un destin tragique et un roman poignant.
Avec sa prose reconnaissable entre toutes, Maylis de Kerangal, au prétexte d’une enquête policière, nous entraîne dans une histoire à tiroirs à travers la ville de sa jeunesse, Le Havre. Un voyage à la fois intime, existentiel et historique.
Deux frères “séparés” à l’adolescence par la schizophrénie du cadet s’aiment d’un amour profond et indéfectible. Écrit avec une plume pudique, délicate et intense, “Le roitelet”, impossible à oublier, est un condensé d’amour et de mélancolie dont la poésie se savoure mot après mot, un goût de sucré-salé dans la bouche.
Avec sa plume incomparable et son empathie naturelle, Eric Fottorino relate la fin de vie subite d’un “paysan” du Jura et la reprise de la ferme par son fils unique et brosse un portrait réaliste du monde paysan. Une histoire forte pleine de douleur et de vérité dont nous sortons secoués, bouleversés. Et “un peu” en colère. Un vrai coup de cœur. Indispensable.
1865. Dans la période trouble qui suit, presque au jour près, la fin de la guerre de Sécession et l’abolition de l’esclavage en Amérique, deux frères noirs découvrent une liberté aussi difficile à vivre que l’esclavage dont ils sortent. Ces deux-là et un couple de fermiers blancs anti-esclavagistes essoreront votre âme et broieront votre cœur tout au long des pages. Un coup de cœur garanti.
En trois parties bien distinctes, Erri de Luca semble construire, déconstruire et reconstruire une histoire qui, malgré tout reste la même : celle d’une amitié profonde et solidaire entre deux êtres dissemblables mêlée de non-dits et de rebondissements inattendus, dévoilés peu à peu.
Près de 70 ans de la vie d’un homme, morcelés et racontés en deux périodes principales. Le destin pas tout à fait ordinaire d’un homme qui affirme “avoir toujours eu de la chance” et choisi sa fin de vie solitaire. Des personnages rendus touchants par leurs faiblesses.
L’Ukraine comme si nous y étions aujourd’hui. Depuis 2014 jusqu’en février 2022 en passant par quelques voyages d’agrément en Russie en pleine guerre froide. Le temps d’aimer la Russie et de la détester au point de la renier. Un livre toujours juste et bouleversant souvent.
La seconde évasion de Monique Bellegueule organisée par son fils. L'occasion pour lui d'écrire une autofiction libératrice et réconciliatrice. Edouard Louis ne manque pas de courage.
Une famille unie se décompose après la mort de l’un de ses deux garçons. Avec en toile de fond un épisode dramatique peu connu de la triste histoire des Amérindiens, un roman qui nous déchire et nous fait sourire parfois.
Quand un écrivain du noir met sa prose au service de la dystopie, cela donne tout sauf de la science-fiction. Sans doute le plus fort et le plus noir roman d’Hervé Le Corre. A lire d’urgence en serrant les poings et les paupières.
Emmanuelle Pirotte élargit à nouveau son domaine romanesque. Dans ce nouvel opus elle aborde, avec une lucidité implacable mais parée d’une tendresse (bien) cachée et d’un humour noir désopilant trois sujets contemporains graves et tabous : Alzheimer, et le suicide et la vieillesse. Presque trois gros mots.
Un premier roman puissant et déchirant sur un thème toujours d’une actualité brûlante aux Etats-Unis. Amour et haine, courage solidaire et terreur, un livre tout en contrastes, en noir et blanc qui place Jocelyn Nicole Johnson au rang des nouvelles voix américaines engagées dont on n’a pas fini d’entendre parler.
Une comédie policière sous forme de fable agréable à lire pour son impertinence et son immoralité.
Robert Goddard a l’art et la manière de manier tous les genres littéraires à la fois. Il lève ici le voile sur un pan trouble “ignoré” de l’Histoire conflictuelle de l’Algérie et la France. Passé et présent se conjuguent entre Algérie, France et Angleterre.
Vous pouvez me rabaisser pour l’Histoire Avec vos mensonges amers et tordus, Vous pouvez me traîner dans la boue Mais comme la poussière, je m’élève encore,
Un livre beau comme l'amour, que l’on aimerait dévorer mais dont le héros et l’écriture nous retiennent, nous exhortent à le savourer mot à mot. A le“mériter” avec un paquet de mouchoirs à portée de main.
A travers ce livre d'amour d'un médecin à ses patients, une réflexion sobre et juste sur la médecine "de famille" passée, prėsente et à venir. Amusant parfois, réaliste à ses pages, émouvant voire triste souvent. Un livre qui sonne juste.
Un roman qui nous bouleverse par ses personnages et leur histoire. Remarquablement écrit et traduit, il laisse passer toutes les émotions jusqu’à nous.
Une autrice au summum de son art, un commissaire au top de ses errements productifs… Les lecteurs sont heureux de les retrouver
Si vous ne l'avez pas lu, c'est le moment de le lire. Si vous l'avez lu, c'est le moment de le relire. Chef-d'œuvre malheureusement intemporel.
Avec une seule enquête à résoudre, mais de taille, et un peu moins de passages hilarants, les personnages, toujours aussi déjantés, nous entraînent dans leur folie sérieuse.
Un roman noir poignant, profond et déchirant de beauté. C’est Hervé Le Corre, écrivain de l’humain avant tout.