Cathy La Serial Lectrice

Une grande et longue histoire d’amour entre deux hommes, en des temps et des lieux difficiles, et un plaidoyer contre la guerre, contre toutes les guerres. Sur un écrit à la fois simple, intime, poétique et d’une grande densité, l’auteur laisse percer l’espoir envers et contre tout. L’amour plus fort que la guerre ? C’est peut-être le message de ce roman épique bouleversant et magistral.
Sorti en mars 2016 chez Albin Michel, Collection Terres d’Amérique. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par France Camus-Pichon. 440 pages. (Premier) roman.
Toujours le même dépaysement dans cette seconde partie. Toujours cette écriture nerveuse et riche dans les dialogues et les descriptions. Et toujours chez l’auteur cette immense culture générale et cet amour sans faille de la Mongolie et de ses habitants. Enfin la même maîtrise d’une intrigue pourtant (trop ?) complexe et aux ramifications lointaines… Avec en bonus des morts qui tombent littéralement du ciel, comme la neige. Mais comment fait-il ? A nouveau les pages se tournent toutes seules et on en redemande.
Saratoga : une demeure grandiose qu’il faut sauver à tout prix. Des propriétaires ruinés prêts à tout pour ce faire, y compris à marier leur fille unique à un milliardaire désœuvré. Roman sur la décadence écrit dans un style lyrique, Après l’incendie est avant tout une histoire d’amour cruelle aux accents de tragédie antique, non dénuée de suspense, dans la lignée des précédents romans de l’auteur. Plus fort encore peut-être.
Sorti en 2013 chez Albin Michel. Puis en 2015 au Livre de Poche. 630 pages. Polar dépaysant. Prix SNCF du Polar 2014, Prix Quais du Polar 2014, Grand Prix des lectrices Elle Policier.
Sorti en avril 2018 chez Albin Michel, Collection Terres d’Amérique. Traduit de l’américain par Olivier Colette. 342 pages. (Premier) roman.
Sorti en janvier 2018 chez Gallimard, Collection Du monde entier. 546 pages. Traduit de l’italien par Elsa Damien. Roman (fresque romanesque, suite et fin).
Dans un petit village breton, en 1950, un jeune garçon de seize ans ne rentre pas chez lui. Commence alors pour sa mère la vie d’après, faite d’espoir, de désespoir et de courage. Une écriture ciselée comme un diamant pour une histoire sombre où l’amour maternel est raconté comme jamais. Cette mélodie du malheur est tout en retenue et malgré la lenteur, l’émotion passe et empoigne le lecteur jusqu’à la fin.
Un malheur n’arrive jamais seul. Après la mort subite de sa femme, qui a suivi de deux mois celle de son père, Clément va de déboire en déboire. Sur une période de quinze ans, parallèlement à sa descente personnelle...
Sorti en janvier 2018 chez Albin Michel. 544 pages. Roman, suite d’Au-revoir là-haut, fidèlement adapté au cinéma (sauf la toute fin puisqu'Edouard se réconcilie avec son père dans le film) l’an passé avec Albert Dupontel, absolument génial, dans le rôle principal.
Kaouther Adimi retrace deux histoires en parallèle. L’aventure intellectuelle romancée, entre hier et aujourd’hui, entre Alger et Paris d’Edmond Charlot, jeune Algérois qui en 1936 ouvre une librairie-maison d’édition. Et l’Histoire de l’Algérie sur plus d’un siècle. Bien (et habilement) écrit, un hommage d’amour à l’Algérie, à Alger et à leurs habitants, à la littérature et à ceux qui la « produisent » et la diffusent. Une réussite.
Sorti en août 2017 chez Actes Sud, Collection Un endroit où aller. 154 pages. Récit, basé sur l’Histoire vraie. Prix Goncourt 2017.
Une belle découverte littéraire que ce roman écrit d’une plume enjouée et généreuse, qui relate les illusions perdues d’un jeune couple camerounais venu s’installer à New York avec une seule chose en tête : le rêve américain… Un premier roman qui frappe juste et fort et que l’on ne lâche pas facilement. Très prometteur.
Un grand coup de cœur pour un roman émotionnellement très fort, que Jean-Luc Seigle aurait pu écrire à la première personne tant il a su se glisser dans la peau de son héroïne avec brio. Un roman féministe, social et humaniste. Merci.
Sorti en 2015 au Rouergue. Sorti en poche en août 2017 chez Actes Sud, Collection Babel. 112 pages. (Premier) roman, basé sur une histoire vraie.
Dans un décor naturel à la fois morbide et imposant, une histoire de vengeance en forme de roman à tiroirs. Thriller rural descriptif et trépidant par moments, Le Verger de marbre est un premier roman à l’écriture très littéraire, au suspense renouvelé et d’une grande noirceur. Avec un zeste de gothique en sus, rien d’étonnant à ce qu’il ait obtenu les faveurs de Donald Ray Pollock…
Avec son écriture sobre, sensible, éloquente mais presque sans emphase pour parler des faits et une grande pudeur pour dire tous les sentiments, Brigitte Giraud aborde, d’un point de vue peu banal en littérature, un sujet grave, difficile encore : la guerre d’Algérie vue et vécue par les conscrits et les traces qu’elle a laissées dans leur esprit. Avec la mort qui rôde et menace partout et, en face, un enfant à naître.
Sorti en janvier 2017 chez Gallimard, Collection Du monde entier. 480 pages. Traduit de l’italien par Elsa Damien. Roman (saga romanesque).
Sorti en 2017 aux Editions Écorces, Collection Territori. 180 pages. "Nature writing" noir et poétique.
Ecrit d’une plume exaltante, Un seul parmi les vivants est un premier roman extrêmement prometteur, tout comme son jeune auteur, qui réussit à nous chagriner, nous faire sourire et nous faire réfléchir tout à la fois. Tout en admirant des ciels ardents. Une histoire triste et belle comme on les aime et un premier roman coup de cœur.