Tombés des mains

…Et non pas « Tombés du camion ». Plusieurs raisons possibles à ce qu’un livre nous « tombe des mains », outre celles de son poids s’il dépasse les cinq cents pages et de «l’achat-couverture » : la page 99 n’a pu être atteinte, le style ne vaut rien, l’histoire ne vole pas haut (style et histoire peuvent s’inverser, en aucun cas se cumuler…), les personnages sont insignifiants… Ou tout simplement vous n’accrochez pas au sujet, vous avez le droit de refermer le livre sans le lire ou le finir. Vous vous appuierez ainsi sur l’article 3 des Dix droits du lecteur de Daniel Pennac. Un conseil : oubliez illico l’article 1 !
Et si vous voulez argumenter en faveur d’un Tombé des mains, vous pouvez vous manifester auprès de Bouquivore.

Les droits imprescriptibles du lecteur (Daniel Pennac)

  1. Le droit de ne pas lire.
  2. Le droit de sauter des pages.
  3. Le droit de ne pas finir un livre.
  4. Le droit de relire.
  5. Le droit de lire n’importe quoi.
  6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible).
  7. Le droit de lire n’importe où.
  8. Le droit de grappiller.
  9. Le droit de lire à haute voix.
  10. Le droit de nous taire.

Amateur de nanar, ou de romans de gare, ce roman est pour toi. Sinon, ton chemin passeras.
Un homme ne réussit pas à faire l'amour. Sa solution, inspirée des conseils d'un voyant, consiste à traquer la femme qui l’a rejeté seize ans plus tôt pour se libérer de son impuissance. Un polar psychanalytique, décalé et très bien écrit, doté d'une écriture vertigineuse de beauté et d’un humour frôlant le burlesque. Ce roman sort des sentiers battus en explorant la frontière mince qui sépare la folie de la normalité.
Encore un livre qui m'a échappé ! Encore un roman qui m'est tombé des mains tout seul, sans même que je m’en mêle. Sans que j’aille jusqu’à la page 99, cette page fatidique qu'il faut atteindre avant de vouer un livre aux gémonies littéraires. Les 63 premières m'ont suffi. Faute tempes bien sûr...
En deux mots, je n'ai accroché à rien, à personne, et l'ennui s'est installé bien avant la fatidique page 99, que j'ai pourtant dépassée, persuadée que Nora Webster est un bon livre. La faute à qui, à quoi ? A moi bien sûr, avec mon impatience et mon exigence en matière de mots, à mes PAL qui sont trop hautes et mes étagères trop lourdes. A Daniel Pennac, aussi, avec ses droits du lecteur. Et à pas de chance, c'est sûr.
Au moment où je rédige cette chronique Adélaïde de Clermont-Tonnerre vient de se voir décerner le Grand prix de l’Académie française. De gustibus non est disputandum !
L’amour et les forêts traînait dans ma bibliothèque depuis sa parution quand j’ai été amenée à l’en sortir. La première chose que j’ai comprise au bout de quelques pages, c’est pourquoi il dormait sur mes étagères. La seconde, c’est qu’il aurait dû y rester. Je n'ai aimé ni l'écriture, ni les personnages, ni l'histoire. Mais tout est affaire de goût, en littérature aussi.
Un premier roman à l'américaine brillant, mais d'une violence trop insoutenable pour moi ! Construit comme un puzzle littéraire addictif, ce thriller absolu explore l'incarnation du mal à travers des destins croisés entre la France et les États-Unis. Si la maestria de l'écriture place d'emblée Jérémy Fel dans la cour des grands, l'hyper-violence de ses personnages m'a poussée à déclarer forfait à la page 139. Avis aux amateurs de sensations fortes !
Une mauvaise pioche qui a fini au bout de cinquante pages dans ma rubrique « Tombés des mains » ! Venu chercher une lecture courte et légère pour souffler, ce roman m'a perdue dès le troisième chapitre. L'intrigue policière et juridique m'a paru cousue de fil blanc et l'univers du poker m'a laissée totalement indifférente. Une demi-heure aura suffi pour réaliser que je perdais mon temps. Dommage, cela me refroidit pour découvrir ses autres succès !
Un mauvais téléfilm, une histoire qu’on connaît avant même d’avoir ouvert le livre.
Un rendez-vous manqué qui a fini par me tomber des mains ! Venue chercher une lecture légère, j'ai été bloquée par le manque de charisme du héros et ses atermoiements de menteur entre sa femme et sa jeune maîtresse. L'intrigue n'a pas su m'intéresser et souffre d'un style répétitif au rythme bien trop plan-plan. Dépassé le premier tiers, j'ai dégainé mon droit de poser ce livre. Je retenterai l'auteure, mais avec un autre titre !
Un roman policier psychologique qui me laisse une impression très mitigée ! Gabriel Rolón met en scène un psychanalyste intelligent qui dénoue les fils d'une intrigue au cœur de la haute société argentine. Si le livre n'est pas mal écrit et se laisse lire, l'auteur en profite trop souvent pour dispenser de vrais cours de psychiatrie. Une lecture sauvée de justesse par sa relative brièveté, mais dont il ne me reste déjà plus grand-chose.
Une rubrique pour les livres refermés avant la fin ! Rassurez-vous, ce ne sont pas de mauvais ouvrages : c’est juste qu'entre eux et moi, le courant n'est pas passé. Parfois par manque d'accroche ou de style, parfois parce que je ne suis pas à la hauteur, j'utilise ici mon « 49/3 » littéraire, ce droit inaliénable de poser un livre théorisé par Daniel Pennac. Parce que tous les goûts sont dans la nature, voici mes rendez-vous manqués !
Un best-seller qui me serait tombé des mains sans mon club de lecture ! Si la reconstitution historique de la léproserie crépite d’intérêt et s'avère bien documentée, la trame romanesque m'a profondément déçue. Trop long, prévisible et sans suspense, ce récit s'étire sur quatre générations dans un style plat, proche du mélo-pathos le plus mièvre. Bref, une littérature historico-sentimentale bien trop facile et superficielle. Amateurs de vraie littérature, passez votre chemin !
Un thriller sans suspense, au contenu bien léger ! L'intrigue est épaisse comme une feuille de calque et l'histoire s'avère inintéressante, portée par des personnages sans charisme. Heureusement, le sujet reste original et les divagations politiques sont assez drôles et politiquement incorrectes. Je n'ai terminé ce livre que parce qu'un détective y croise l'écrivain Fernando Pessoa, mais malgré ce clin d'œil, je suis restée sur ma faim. Bref, bof bof bof !
Encore un livre tombé des mains ! J’ai acheté Sous la peau de Michel Faber en pensant lire un thriller atypique, surtout avec l’adaptation cinématographique portée par Scarlett Johansson. Grosse erreur d’appréciation : c’est de la science-fiction pura jus, et je déteste la SF ! Le livre est sûrement très bon pour les aficionados, mais pour moi, c’est stop.
Encore un livre tombé des mains ! En moins de vingt pages de Cet été-là, l’ennui m’avait déjà gagnée. Les bourgeois bobos qui se regardent le nombril sur une plage normande en se posant des questions existentielles, ce n’est vraiment pas mon truc. Je n’ai pas accroché aux personnages superficiels, ni à leur histoire.
Un livre tombé des mains ! Pourtant fan de Marc Dugain et de thrillers politiques remplis de magouilles, je n’ai lu qu’un quart de L’Emprise. Pourquoi est-ce que je n'ai pas du tout aimé ce roman, malgré toutes les bonnes critiques entendues à son sujet ? Mystère et boule de pétanque ! L’histoire ne m’a tout simplement pas accrochée.
Un livre tombé des mains… par pur oubli ! J'ai lu un tiers de Sigmaringen de Pierre Assouline avant de le retrouver des semaines plus tard dans un coin et de le ranger direct. Le sujet n'a pas retenu mon attention et le style, pourtant très littéraire, ne m'a pas emballée. C'est sûrement un très bon roman, mais l'ennui a été le plus fort !
Impossible de dépasser la trentaine de pages, je n’ai rien compris ! Avec La reine Alice, la psychanalyste Lydia Flem utilise le genre du conte pour parler du cancer. Malheureusement, ce style allégorique et extravagant est resté trop hermétique pour moi. C’est dommage, car l’écriture est magnifique, très poétique, et le livre plaira sûrement aux esprits plus littéraires. Ne faites pas comme moi, tentez l'aventure !