Sabine Wespieser

Un livre sur la mort qui célèbre la vie. Pas de larmes, de l’émotion, de la tendresse et des sourires. Une écriture légère pour n’effleurer que l'essentiel.
Avec sa sensibilité, sa délicatesse et sa belle écriture limpide, Jean Mattern nous offre un vrai bonheur de lecture.
Une histoire forte, une héroïne pure, attachante et émouvante, un épisode historique encore trop rarement abordé en littérature et une écriture flamboyante font de Les petites chaises rouges un livre fort, poignant et d’une grande intensité dramatique. Sûrement le plus grand livre de cette auteure si douée et si généreuse aux quatre-vingts printemps largement révolus.
Un jeune montagnard au cœur pur, une belle Bohémienne, un buraliste honnête résistant à Hitler, un Professeur Freud en fin de carrière (et de vie ?)... En mars 1938, les histoires d’amour et d’amitié sont rattrapées par l’Histoire de l’Autriche. Raconté dans une langue mêlant onirisme, réalisme et humour, cet épisode sombre ne laisse que peu d’espérance. C'est l'Anschluss qui s'approche.
Par le biais de la grossesse non désirée d’une femme de chambre, le tableau assez sombre d’une bourgeoisie cossue pétrie de convenances et d’interdits. Et un beau portrait de femmes à travers une histoire d’amour(s) inattendue racontée avec une plume mêlant la pudeur et la sensibilité exacerbée. Amours est ici synonyme de libérations.
Afin d’atténuer la douleur de la perte récente de son père et de garder intact son souvenir, Yassaman Montazami lui rend hommage dans ces pages en retraçant les moments les plus marquants de leur vie entre Paris et Téhéran. Et force est de reconnaître que la personnalité hors normes de ce père vaut bien un roman ! Un livre intelligent, drôle et enlevé, sans tristesse et joliment écrit. Un premier roman très prometteur.
Une écriture limpide, pudique et retenue, la quête des origines et l’évocation nostalgique du temps qui passe, dans Chemins Michèle Lesbre aborde une fois encore le manque de son père trop tôt disparu. Un tableau sépia tout en douceur et nostalgie et une belle réflexion sur le temps qui passe et son inexorable érosion.
Un sujet original pour cette parenthèse dans la vie de Michel-Ange qu’on ne connaît pas forcément… Une plume illuminée… Un grand moment de lecture artistique et spirituelle… Tout simplement magique. Et qui nous donne envie de rêver, d’aimer et de créer.