Littérature

Retrouvez dans cette section toutes nos chroniques

Sur le mur d'une école le mot liberté a été écrit avec de la craie blanche par les petites mains des écoliers. Sur le mur de l'Histoire
Une disparition d’enfant… Le sujet, poutant casse-gueule est presque banal, traité souvent en littérature. Le drame, l’empathie avec les parents, la folie et la violence du ravisseur,
Femmes d'Afrique Femmes aux cils frileux Aux corps vernis Par la beauté du feu
Si je mourais là-bas sur le front de l’armée Tu pleurerais un jour ô Lou ma bien-aimée Et puis mon souvenir s’éteindrait comme meurt
Après la guerre… c’est encore la guerre. Une autre guerre, mais LA guerre. Il faut bien du courage pour remuer les boues noires de ces périodes troublées, surtout en ce qui concerne la guerre d’Algérie. Hervé Le Corre s’y colle avec ardeur et sensibilité, n’épargnant ni les bons, ni les méchants, ni le lecteur.
mes os ont mal frémissant du manque de mots une douleur se fige sans pouvoir raconter qu’un hier lui échappe
Encore une histoire qui nous porte et nous emporte d’un grand souffle romanesque dans un autre lieu et en un autre temps. Avec finesse et objectivité et sans parti pris aucun, Emmanuelle Pirotte nous relate la fin de la conquête de l’Iroquoisie par les colons. Les Hommes Blancs. Et c’est comme si nous y étions…
1913, province de Fujian, au sud de la Chine, un charpentier fabrique des sifflets pour les colombophiles. Son fils, Yong, est autorisé à suivre les cours de l’école protestante du pasteur Gu.
...Le Loup vient et s’assied, les deux jambes dressées Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées. Il s’est jugé perdu, puisqu’il était surpris, Sa retraite coupée et tous ses chemins pris ;
Un Syrien, Adam, militaire dans l’armée nationale mais sympathisant des rebelles, est sur le point d’être démasqué par le régime.
En préparant ton petit-déjeuner, Pense à autrui N’oublie pas la part des colombes !
La terre est bleue comme une orange Jamais une erreur les mots ne mentent pas Ils ne vous donnent plus à chanter
Un monument de littérature. Le summum. Le rêve américain mis à mal dans son intégralité. Jubilatoire et véritable prouesse romanesque. Un « livre-monde » selon Cunégonde.
Misérables esprits des hommes, cœurs aveugles ! Dans quelle obscurité, dans quels périls absurdes Se consume pour rien leur presque rien de vie !
Malgré une chronologie mise à mal et un personnage principal peu sympathique, le grand Stefansson réussit, une fois de plus, à nous passionner.
Hommes de pays loin Cobayes des colonies Doux petits musiciens Soleils adolescents de la porte d’Italie Boumians de la porte de Saint-Ouen Apatrides d’Aubervilliers
Un roman en forme de fable futuriste qui déconcerte au départ, bouscule au mitan, émeut, horrifie et apaise à la fin. Avec, parfois, le don de nous convaincre sur des thèmes contemporains comme l’obscurantisme religieux, les migrants (ici les « errants ») et l’avenir de la planète.
Adeline Dieudonné nous plonge dans un roman noir qui raconte l'histoire d'une violence familiale à travers le regard d'une fillette surdouée de dix ans. Dans un huis clos familial, l’héroïne s’acharne à survivre pour échapper à un univers de maltraitance et de cruauté bestiales et redonner le sourire à son petit frère Gilles, traumatisé lors d’un accident tragique.
Un formidable roman d’aventure comme on n’en lit plus aujourd’hui, bien écrit, rempli de surprises, d’amour et de rebondissements. Divertissant, original et totalement dépaysant, L’épouse hollandaise nous offre un grand plaisir de lecture, gardant un esprit romanesque pur et dur du début à la fin. Avec en creux le portrait d’une femme amoureuse peu conventionnelle et la recherche d’identité de son fils.
Le 7 janvier 2015, à 51 ans, Philippe Lançon reçoit une balle dans la mâchoire lors de l’attentat de Charlie Hebdo. Avec pudeur, il raconte son interminable parcours de reconstitution-reconstruction de la Pitié Salpêtrière aux Invalides, avec un hommage sincère au personnel hospitalier, à tous les soignants qui l’accompagnent et à Chloé, sa chirurgienne. Sans oublier les policiers et leur garde rapprochée pendant plus de quatre ans, mais aussi son frère, présent chaque jour, ses parents déjà âgés, 80 ans, et de nombreux amis.
Quand les chevaux du temps J’hésite un peu toujours à les regarder boire Puisque c’est de mon sang qu’ils étanchent leur soif. Ils tournent vers ma face un œil reconnaissant Pendant que leurs longs traits m’emplissent de faiblesse Et me laissent si las, si seul et décevant
Edouard Louis nous offre un véritable brûlot. Avec une révolte inouïe et un courage rare en littérature, il pousse un cri d’amour pour son père abîmé à jamais et un cri de colère contre ceux qui, pour lui, l’ont tué à la tâche et à la longue. Et ces derniers, de droite comme de gauche, il les nomme !