Littérature

Retrouvez dans cette section toutes nos chroniques

Une farce loufoque qui met de bonne humeur ! Avec L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, Romain Puértolas signe un road-movie hilarant et rocambolesque. Si le discours sur les migrants plein de bons sentiments m'a paru un peu manichéen et décalé au milieu de cette cavalcade, le style reste enlevé et la satire sociale amusante. Une jolie ode au pouvoir de la lecture !
Un roman noir, sensuel et profondément déroutant ! Après avoir adoré Arrive un vagabond, j’ai plongé dans Une femme simple et honnête de Robert Goolrick. En 1907, dans l'hiver glacial du Wisconsin, un homme riche attend la femme qu'il a épousée sur petite annonce. Mais elle lui a menti et prépare sa vengeance. Portée par un érotisme charnel, c’est une tragédie complexe et mystérieuse qui dissèque l’âme humaine.
Un livre tombé des mains… par pur oubli ! J'ai lu un tiers de Sigmaringen de Pierre Assouline avant de le retrouver des semaines plus tard dans un coin et de le ranger direct. Le sujet n'a pas retenu mon attention et le style, pourtant très littéraire, ne m'a pas emballée. C'est sûrement un très bon roman, mais l'ennui a été le plus fort !
Un livre fort qui m’a donné une grande envie de découvrir le reste de son œuvre ! Dans Mes hommes, Malika Mokeddem livre un récit puissant sur l’émancipation, la révolte et le poids des traditions. En consacrant chaque chapitre aux hommes de sa vie, de son mari à son père, elle retrace son combat contre l'obscurantisme. Malgré une construction en catalogue un peu déstabilisante, la beauté du style, poétique et sans concession, est un véritable exploit.
Impossible de dépasser la trentaine de pages, je n’ai rien compris ! Avec La reine Alice, la psychanalyste Lydia Flem utilise le genre du conte pour parler du cancer. Malheureusement, ce style allégorique et extravagant est resté trop hermétique pour moi. C’est dommage, car l’écriture est magnifique, très poétique, et le livre plaira sûrement aux esprits plus littéraires. Ne faites pas comme moi, tentez l'aventure !
C'est bien écrit, mais qu'est-ce que c'est long et chiant ! Malgré les recommandations de mes mentors, Un week-end dans le Michigan de Richard Ford a failli me tomber des mains. On y suit un anti-héros ordinaire et égocentrique dans une intrigue quasi inexistante. Si l’écriture est belle, ce flot de réflexions reste insipide et nombriliste. Une lecture frustrante qui se termine sans vraie fin.
Un coup de cœur inattendu et totalement jouissif ! Avec L’ombre du vent, Carlos Ruiz Zafón signe un roman d'apprentissage captivant. À Barcelone, le jeune Daniel sauve un livre maudit de la destruction et se retrouve emporté dans un tourbillon d'intrigues complexes, de sombres secrets et d'histoires d'amour. Portée par une écriture classique pleine d'humour et de poésie, cette œuvre magique réveille immédiatement notre âme d'enfant.
Une grosse déception ! J’ai terminé Les eaux mortes du Mékong de Kim Lefèvre uniquement parce qu'il était court, mais j'ai lu ce livre par pur acquit de conscience. Je croyais y apprendre plein de choses sur l'Indochine, j'ai finalement trouvé un simple roman de gare.
Un thriller social au rythme effréné et au suspense omniprésent ! Pour réussir à New York, Samir usurpe l'identité et le passé de son ami d'enfance Samuel. Vingt ans plus tard, l'imposture éclate. Karine Tuil signe un roman dense à l'écriture moderne, presque musicale, qui aborde la discrimination, les faux-semblants et la culpabilité de l'écrivain. Si j'ai regretté un manque d'empathie pour les personnages, j'ai adoré la réflexion passionnante sur l'écriture. À lire !
Un portrait au vitriol de la vie domestique ! Dans Arlington Park, Rachel Cusk suit cinq femmes au bord de la crise de nerfs dans une banlieue cossue anglaise. Frustrées et étouffées par leur mariage, leurs pensées névrosées occupent tout l'espace. Si le style est très littéraire et magnifiquement ciselé, ce huis clos sans concession manque parfois de souffle et d'amour. Une lecture sombre et désabusée.
Un roman bouleversant qui m'a terrassée jusqu'au final déchirant ! Arrive un vagabond de Robert Goolrick nous plonge dans l’Amérique puritaine de 1948. L'arrivée d’un boucher solitaire va faire basculer une petite ville tranquille lorsqu'il s'éprend d'une femme mariée. Entre adultère, secrets et tension croissante, ce drame de la passion, raconté à travers les yeux d'un enfant complice malgré lui, frôle la tragédie grecque.
Un beau roman, malgré quelques longueurs ! Avec Ce que le jour doit à la nuit, Yasmina Khadra quitte le thriller politique pour une grande fresque romanesque dans l'Algérie coloniale. Si la partie romance centrale s'essouffle un peu, j'ai adoré le souffle épique de la fin. L'auteur signe une œuvre puissante et tolérante qui donne une voix poétique aux deux camps de l'Histoire.
‘Les jours fragiles’ bouleverseront les admirateurs de Rimbaud et de tous les poètes maudits de cette époque. Par son aisance avec laquelle l’auteur a revisité les derniers jours de Rimbaud et la fluidité de son style.
Un livre coup de poing qui nous dérange et nous bouscule ! Dans La maison des anges, Pascal Bruckner nous plonge dans un thriller social féroce. Suite à un pétage de plombs, un agent immobilier décide de "nettoyer" Paris de ses SDF, amorçant sa propre descente aux enfers. Portée par un style incisif à l’humour très noir, cette œuvre iconoclaste dresse une peinture réaliste, sans complaisance, de la misère urbaine.
Avec Le maître des âmes, Irène Némirovsky brosse le portrait impitoyable de Dario, un médecin émigré prêt à toutes les malversations et au charlatanisme pour fuir la misère. Si l'écriture feuilletonnesque traîne parfois en longueurs, ce récit d'une intégration impossible m'a finalement convaincue par sa noirceur dostoïevskienne. Une œuvre incisive, sans concession, et d'une actualité brûlante.
Avec Les Intermittences de la mort, José Saramago signe un roman original, puissant et jubilatoire. Imaginez : dans un pays, la mort décide d'arrêter de travailler. Si l'euphorie est générale, les conséquences économiques et philosophiques deviennent vite dramatiques. Malgré un style déroutant, sans ponctuation, l'humour noir et le loufoque nous emportent l'air de rien. Un livre intelligent, à lire absolument !
A la fois road-movie, farce truculente et véritable roman, ce livre nous trimballe sur les routes à la suite de ce vieux loufoque et de ses comparses tout aussi hauts en couleur... Et puis, ça fait un bien fou de lire une histoire de vieux vaillant et pas sénile.