Littérature

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Avec son écriture sobre, sensible, éloquente mais presque sans emphase pour parler des faits et une grande pudeur pour dire tous les sentiments, Brigitte Giraud aborde, d’un point de vue peu banal en littérature, un sujet grave, difficile encore : la guerre d’Algérie vue et vécue par les conscrits et les traces qu’elle a laissées dans leur esprit. Avec la mort qui rôde et menace partout et, en face, un enfant à naître.
Sorti en janvier 2017 chez Gallimard, Collection Du monde entier. 480 pages. Traduit de l’italien par Elsa Damien. Roman (saga romanesque).
Sorti en 2017 aux Editions Écorces, Collection Territori. 180 pages. "Nature writing" noir et poétique.
Une histoire drôle et tendre, racontée dans un style jubilatoire pour le plus grand plaisir des lecteurs, jeunes (à partir de 8 ans) et moins jeunes.
Ecrit d’une plume exaltante, Un seul parmi les vivants est un premier roman extrêmement prometteur, tout comme son jeune auteur, qui réussit à nous chagriner, nous faire sourire et nous faire réfléchir tout à la fois. Tout en admirant des ciels ardents. Une histoire triste et belle comme on les aime et un premier roman coup de cœur.
Avec un peu d’humour noir, beaucoup de cynisme et un suspense fait de rien qui nous retient beaucoup, ce roman court est désopilant et sardonique. Tout comme son (anti)héros.
Sur un fond historique moyenâgeux très documenté et largement présent, Aline Kiner raconte avec délicatesse et compassion le moment le plus difficile de la vie d’une communauté parisienne de béguines et la fin de sa liberté : le Concile de Vienne et les années qui l’ont précédé. Un livre d’une grande érudition, écrit d’une plume majestueuse et qui, en abordant ce pan peu connu du Moyen-Age, nous permet de réaliser que ces femmes, les béguines, étaient non seulement des personnes d’une grande spiritualité, altruistes et solidaires, mais aussi les ancêtres des féministes.
Sorti en août 2017 chez Albin Michel, Collection Terres d’Amérique. 397 pages. Roman. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Serge Chauvin, qui a traduit tous les romans de Colson Whitehead.
Etude psychologique, parcours initiatique d’un adolescent, parabole biblique et roman policier, Par le vent pleuré vise trop d’objectifs à la fois mais l'écriture est magnifique.
Sorti en août 2017 aux Editions Zoé, Collection Ecrits d’ailleurs. 288 pages. Roman. Traduit de l’anglais (Canada) par Christine Raguet.
EN DEUX MOTS: Une famille déjantée, une île paradisiaque et des animaux en veux-tu-en-voilà. Des situations comiques, cocasses, et une écriture jouissive et érudite à la fois. Que vous ayez – ou non – l’âme en peine, courez acheter ce premier tome de La Trilogie de Corfou. Fous rires à toutes les pages. Un vrai tableau littéraire du Douanier Rousseau littéraire. Une lecture qui fait vraiment du bien !
Roman très court écrit comme une fable féroce, avec un ogre et une fée, et dont la « morale » laïque, brève et pourtant édifiante, confirme ce que l’auteur disait dans son précédent roman des responsabilités de l’Occident dans ce qui l’oppose aujourd’hui aux islamistes fondamentaux.
Un homme ne réussit pas à faire l'amour. Sa solution, inspirée des conseils d'un voyant, consiste à traquer la femme qui l’a rejeté seize ans plus tôt pour se libérer de son impuissance. Un polar psychanalytique, décalé et très bien écrit, doté d'une écriture vertigineuse de beauté et d’un humour frôlant le burlesque. Ce roman sort des sentiers battus en explorant la frontière mince qui sépare la folie de la normalité.
Une fois encore, Armel Job nous livre un roman à suspense efficace, parsemé de réflexions sociologiques d’une grande justesse. L’art et la manière de disséquer les pensées les plus noires et d’entretenir le suspense jusqu’au bout. Dans un style vraiment abouti, non dénué d’humour noir en dépit de la gravité du sujet.
Une histoire bouleversante d’humanité, d’une écriture majestueuse de sobriété et de justesse. Poignant. Pour moi un véritable chef-d’œuvre hors compétition pour tous les prix littéraires.
Un mari volage et la femme trompée qui va avec. Entre aléas de la vie domestique dans la classe moyenne argentine et aléas conjugaux, une histoire désopilante à l’humour grinçant racontée dans un style rapide et burlesque à la fois. Détente assurée. A lire par toutes les femmes trompées (si elles le peuvent) mais aussi par tous ceux qui les trompent...
Une merveille de drôlerie et de poésie à mettre d’urgence entre toutes les main, petites et grandes.
Une bonne histoire menée tambour battant, un final inattendu. Tous les ingrédients sont réunis pour un bon moment de lecture.
Une écriture de haut vol, une intrigue menée de main de maître et des personnages bien croqués : pas l’ombre d’un doute, c’est du grand Fred Vargas et on en redemande !
omment continuer de vivre quand on a commis, même par accident, l’irréparable ? Comment payer sa dette à la société ? Et peut-on se racheter aux yeux des habitants d’une petite ville ? L’amour est-il plus fort que tout comme le dit la vie, peut-il favoriser l’expiation ? La réponse est dans ces pages d’une beauté stupéfiante où la violence, très présente, n’est pas toujours gratuite. Une vraie découverte que ce livre aussi beau dans la forme que dans le fond.
A la fois récit historique de haut niveau sur la Lybie et récit autobiographique, La terre qui les sépare est un livre à multiples facettes. L’auteur y raconte sa longue quête pour retrouver son père mort ou vivant, et celle de la vérité avec, au bout, la possibilité de se construire malgré l’absence de l’un des piliers familiaux. Obsédant, sobre et passionnant, le livre se lit avec une grande compassion pour le peuple libyen et un intérêt fébrile pour l’enquête.
EN DEUX MOTS, qui sont ceux de Toni Morrison : « Un roman admirable et déchirant, subtil et envoûtant, où s’entrelacent les destins tragiques d’une famille et de toute une communauté ».
Encore un livre qui m'a échappé ! Encore un roman qui m'est tombé des mains tout seul, sans même que je m’en mêle. Sans que j’aille jusqu’à la page 99, cette page fatidique qu'il faut atteindre avant de vouer un livre aux gémonies littéraires. Les 63 premières m'ont suffi. Faute tempes bien sûr...
Un mélange de poésie sauvage et de violence inouïe. Un livre terriblement actuel et déchirant. À pleurer de rage depuis premières lignes belles, dures et chargées de menaces et de tragédie..