Belle année, belles lectures. Et inversement.

Mes amies lectrices et mes amis lecteurs, janvier est tout juste passĂ©, c’est vrai, mais il est encore temps pour moi de vous souhaiter une belle et bonne annĂ©e 2019 avec, surtout de nombreuses et magnifiques heures de lecture. Et tout le reste bien sĂ»r car pour « bien Â» lire, il faut d’abord « bien Â» vivre.

Trois vraies bonnes nouvelles pour cette année qui commence.

La première, c’est le retour de Cathy la Serial lectrice (moi-même en personne) sur Bouquivore. Elle s’était égarée depuis plusieurs mois sur les sentiers de la non lecture, donc de la perdition.

La seconde, c’est que dĂ©sormais je ne serai plus seule pour vous aguicher avec mes coups de cĹ“ur. Ma propre coach en lecture me rejoint. Oui, j’en ai une, elle s’appelle La Popine et son pseudo est CunĂ©gonde !

Enfin, la troisième et peut-ĂŞtre la meilleure, c’est l’introduction dans Bouquivore d’une nouvelle rubrique : Poètes… vos papiers !  remplie de… poèmes. Pas de moi, je vous rassure !

Lire ci-dessous pour avoir plus de dĂ©tails…

Retour sur terre après un entre-deux mouvementĂ©.

1 C’est vrai, ce n’est pas très sympa de mettre l’eau Ă  la bouche de mes lecteurs en leur prĂ©sentant une nouvelle version de Bouquivore et en disparaissant tout de go ! Mais, comme dit la chanson, « dans la vie on fait ce qu’on peut, pas ce qu’on veut Â». J’atteste.
A la demande expresse de ma popine, me revoilĂ  ! Le lien vers La Grande Librairie lui manque puisqu’elle n’arrive pas Ă  suivre l’émission de façon systĂ©matique, Ă©tant donnĂ© sa vie de patachonne (sic) !

Comme si, entre nous, LGL, il n’y avait que ça d’intĂ©ressant sur le site ! Et comme si elle Ă©tait la seule Ă  avoir une vie de patachonne dĂ©bordĂ©e !

Quoi qu’il en soit, un tour d’Europe, deux divorces et trois maris plus tard (et les transbordements qui vont avec), me revoilĂ  ! Sur les rotules, l’esprit et les yeux encore un peu embrumĂ©s par les beautĂ©s du monde, mais avec des PAL impatientes et une envie de lire comme jamais ! Au point d’avoir eu une crise de panique en constatant que tous mes livres, y compris ceux des PAL Ă©taient encartonnĂ©s pour mon quatrième dĂ©mĂ©nagement de l’annĂ©e. Et de ne m’être sentie rassurĂ©e qu’en rentrant d’un shopping « livresque Â» de trois heures, un sac rempli de livres sur l’épaule dont, forcĂ©ment le dernier Franck Bouysse, mon auteur prĂ©fĂ©rĂ© français du moment, NĂ© d’aucune femme.

Arrivée d’une seconde rédactrice sur Bouquivore.

2 Je n’oublie pas, bien sûr, les rédactrices occasionnelles et les remercie de leur collaboration. La seconde chroniqueuse « régulière » s’appelle La Popine, signe Cunégonde et est bien plus prolixe que moi. Animatrice de plusieurs cercles de lecture, sa culture livresque est incommensurable, en nombre et en variété de livres lus. C’est le genre de nana qui emporte avec elle quatorze livres pour une semaine de vacances et les lit presque tous ! Sauf si elle est avec moi la bavarde de service. Avantage énorme : elle a l’esprit de synthèse qui me fait cruellement défaut et va droit au but. En quelques lignes elle résume, commente et chronique un roman, de manière complète sans jamais en dévoiler trop. Ce dont je suis incapable, étant la reine du délayage et de l’approfondissement, toujours emportée par l’empathie avec les personnages, avec l’écriture, avec l’histoire, ou/et avec l’auteur. Comme ça, vous aurez plus de commentaires, plus de variété dans les lectures et deux styles totalement différents. Et plus de conseils de lecture. Forcément. Elle est pas belle, la vie en 2019 ?

Une nouvelle rubrique : Poètes… vos papiers !

3 De tous temps, les poèmes ont Ă©mu le monde par leurs mots et leur musique. D’abord lus Ă  voix haute des siècles durant par leurs auteurs eux-mĂŞmes ou par des orateurs dans les villages, puis autour des cheminĂ©es ou dans des cercles littĂ©raires, ils glorifiaient la femme, les amours (belles, heureuses, mortes, maudites), la beautĂ©, la nature, les voyages, la libertĂ©, la vie et la mort. Pas la sociĂ©tĂ©. Avec le temps, la poĂ©sie s’est aussi fait la voix du peuple, que peu de romanciers classiques ont pris en compte. Les premiers « grands Â» poètes et/ou romanciers Ă  Ă©crire sur la classe populaire furent Lamartine, Victor Hugo et bien peu d’autres.

Notre pĂ©riode est grise, presque noire. Le monde est violent, les nouvelles sont mauvaises la plupart du temps. Dans la vie de tous les jours, en politique, au cinĂ©ma, et jusque dans les livres on voit du noir, du noir, du noir… Alors, j’ai pensĂ© apporter un peu de douceur sur quelques pages de ce blog en proposant une nouvelle rubrique : Poètes… vos papiers ! Avec des poèmes Ă©crits par des auteurs connus ou pas. D’hier et d’aujourd’hui. Mais comme la poĂ©sie est dans le domaine de la littĂ©rature le registre le plus subjectif, je ne les commenterai pas. Je vous laisserai juste le choix de les savourer (ou non).

La poĂ©sie est Ă  mon sens le parent pauvre de la littĂ©rature ou plutĂ´t des lecteurs. Et des mĂ©dias aussi, d’ailleurs. En tout cas, oubliĂ©e. Pourtant, lire un poème, c’est une bouffĂ©e d’air pur et une sensation de douceur, de bien-ĂŞtre immĂ©diates. Et, malin, ça se lit plus vite qu’une nouvelle quand on n’a pas le temps ou l’envie de commencer ou terminer un long roman, un essai complexe. Un entre-deux magique rempli de musique et d’émotions. Un jeu de mots, un jeu avec les mots (avec ou sans rimes) dont certains romanciers Ă  la plume Ă©lĂ©gante nous rĂ©galent dans leurs Ĺ“uvres sans les isoler du contexte romanesque. Plus encore, les poètes sont dĂ©sormais souvent engagĂ©s (au hasard Victor Hugo, Apollinaire, Baudelaire ou Rimbaud avant-hier, AimĂ© CĂ©saire, Aragon, Eluard ou LĂ©o FerrĂ© hier et Christian Bobin, François Cheng ou Antoine Choplin aujourd’hui) mais, engagĂ©es ou non, leurs Ĺ“uvres sont mĂ©connues. Pourquoi ? La poĂ©sie a bien souvent une rĂ©putation d’hermĂ©tisme ou de faire-valoir personnel. Quand bien mĂŞme, qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse ! (Alfred de Musset), laissons-nous bercer par la beautĂ© des mots et leur musique mĂŞme si parfois leur sens nous Ă©chappe ! Laissons la beautĂ© nous envahir.

Lire un poème au quotidien c’est bon pour le moral et c’est facile. Point n’est besoin de possĂ©der des intĂ©grales de poètes d’hier ou d’aujourd’hui – mĂŞme si dans une bibliothèque ça fait chaud aux yeux. Ni d’essayer de retenir les paroles par cĹ“ur. Il suffit de se procurer quelques recueils (les anthologies fourmillent dans les rayons des librairies) et de les laisser traĂ®ner au hasard des pièces habitĂ©es. On finit forcĂ©ment par tomber dessus et les ouvrir. MĂŞme au hasard, la poĂ©sie accrochera son lecteur et le rendra fervent.

Une réponse

  1. Enfin des nouvelles de Cathy, La SĂ©rial Lectrice ! Belle surprise pour ce dĂ©but d’annĂ©e 2019 !

    Au nom de toutes les lectrices et lecteurs de Bouquivore, un grand merci à Cathy qui revient pour nous faire vivre encore des moments magnifiques grâce à la lecture.

    Bienvenue et merci aussi à la fameuse Popine, Cunégonde, dont on a déjà pu à plusieurs reprises, apprécier le talent sur ce blog. J’ai hâte de la lire.

    N’oublions pas, non plus, la personne qui dans l’ombre des coulisses permet la concrétisation de ce blog pour notre plus grand plaisir. Merci à Danboss.

    Mais surtout merci et bravo à Cathy pour son idée géniale de remettre à l’honneur la poésie et nous ouvrir une porte vers le rêve et l’émotion.

    Comme le dit si bien Léopold Sédar Senghor :

    « La poĂ©sie ne doit pas pĂ©rir. Car alors, oĂą serait l’espoir du Monde. »

    Alors…Tendance Cathy ? Certainement oui, bon choix de redonner au « parent pauvre de la littérature » ses lettres de noblesse.

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