Littérature française

Un hommage magnifique à sa fille tant aimée, « une gosse sympa, jamais boulet, jamais collante. Une belle gamine plutôt marrante et à l’aise avec les adultes »
Bel hommage à René, « ce héros », orphelin de père, qui travaillera très jeune à la forge. Il sera aussi comédien amateur puis champion de boxe et divertira les gens de son quartier, des gens du peuple ouvrier,
Un premier roman c’est tentant, toujours. Un premier roman en forme de saga familiale, c’est encore plus alléchant. Et quand ce premier roman-saga est bellement écrit c’est gagné ! Une véritable réussite romanesque.
Un état des lieux de l'Europe, du milieu du XIXe siècle à nos jours, au sens large du terme.
Dès l’introduction, le lecteur est pris en otage, prisonnier des pages à venir. Après l’arrivée d’un homme inconnu quelque part dans une région pauvre française, après une confrontation surréaliste inachevée entre un tout jeune enfant et un cheval fougueux dans sa stalle,
Un bon gros roman que l’on peine à lâcher et qu’on a envie de retrouver dès qu’on l’interrompt. Une construction habile qui...
Un roman sur un sujet d’actualité brûlant, bien mené, sensible, qui nous interroge aussi en tant que citoyens et dénonce tous ceux qui lorsqu’ils font silence se font complices de ces violences inacceptables.
L’on embarque dans un roman qui fait voyager d’une culture à l’autre, dépayse et enchante par sa poésie, avec une écriture superbe.
Bouzid Begag, indigène de seconde catégorie, analphabète, présumé né en 1918...
Après la guerre… c’est encore la guerre. Une autre guerre, mais LA guerre. Il faut bien du courage pour remuer les boues noires de ces périodes troublées, surtout en ce qui concerne la guerre d’Algérie. Hervé Le Corre s’y colle avec ardeur et sensibilité, n’épargnant ni les bons, ni les méchants, ni le lecteur.
Encore une histoire qui nous porte et nous emporte d’un grand souffle romanesque dans un autre lieu et en un autre temps. Avec finesse et objectivité et sans parti pris aucun, Emmanuelle Pirotte nous relate la fin de la conquête de l’Iroquoisie par les colons. Les Hommes Blancs. Et c’est comme si nous y étions…
Un Syrien, Adam, militaire dans l’armée nationale mais sympathisant des rebelles, est sur le point d’être démasqué par le régime.
Un roman en forme de fable futuriste qui déconcerte au départ, bouscule au mitan, émeut, horrifie et apaise à la fin. Avec, parfois, le don de nous convaincre sur des thèmes contemporains comme l’obscurantisme religieux, les migrants (ici les « errants ») et l’avenir de la planète.
Le 7 janvier 2015, à 51 ans, Philippe Lançon reçoit une balle dans la mâchoire lors de l’attentat de Charlie Hebdo. Avec pudeur, il raconte son interminable parcours de reconstitution-reconstruction de la Pitié Salpêtrière aux Invalides, avec un hommage sincère au personnel hospitalier, à tous les soignants qui l’accompagnent et à Chloé, sa chirurgienne. Sans oublier les policiers et leur garde rapprochée pendant plus de quatre ans, mais aussi son frère, présent chaque jour, ses parents déjà âgés, 80 ans, et de nombreux amis.
Edouard Louis nous offre un véritable brûlot. Avec une révolte inouïe et un courage rare en littérature, il pousse un cri d’amour pour son père abîmé à jamais et un cri de colère contre ceux qui, pour lui, l’ont tué à la tâche et à la longue. Et ces derniers, de droite comme de gauche, il les nomme !
Un Dupont Lajoie littéraire et contemporain, écrit d’une plume élégante, avec une belle empathie pour quelques personnages et une grande justesse de vue générale. D’une actualité brûlante, il décortique mot à mot ce qu’il est convenu d’appeler le racisme primaire qui commence par l’ignorance crasse et la peur de l’autre. A lire de toute urgence par tous et à tout âge !
640 pages, même si elles se tournent toutes seules, c’est beaucoup trop ! Un agréable moment de lecture pourtant car fatalement le lecteur veut savoir qui est a commis tous les meurtres. Et Joël Dicker est plutôt doué pour faire durer le suspense jusqu’au bout.
Toujours le même dépaysement dans cette seconde partie. Toujours cette écriture nerveuse et riche dans les dialogues et les descriptions. Et toujours chez l’auteur cette immense culture générale et cet amour sans faille de la Mongolie et de ses habitants. Enfin la même maîtrise d’une intrigue pourtant (trop ?) complexe et aux ramifications lointaines… Avec en bonus des morts qui tombent littéralement du ciel, comme la neige. Mais comment fait-il ? A nouveau les pages se tournent toutes seules et on en redemande.
Sorti en 2013 chez Albin Michel. Puis en 2015 au Livre de Poche. 630 pages. Polar dépaysant. Prix SNCF du Polar 2014, Prix Quais du Polar 2014, Grand Prix des lectrices Elle Policier.
Dans un petit village breton, en 1950, un jeune garçon de seize ans ne rentre pas chez lui. Commence alors pour sa mère la vie d’après, faite d’espoir, de désespoir et de courage. Une écriture ciselée comme un diamant pour une histoire sombre où l’amour maternel est raconté comme jamais. Cette mélodie du malheur est tout en retenue et malgré la lenteur, l’émotion passe et empoigne le lecteur jusqu’à la fin.
Un malheur n’arrive jamais seul. Après la mort subite de sa femme, qui a suivi de deux mois celle de son père, Clément va de déboire en déboire. Sur une période de quinze ans, parallèlement à sa descente personnelle...
Sorti en septembre 2017 à La Manufacture de livres. 430 pages. Roman noir.