Yves Ravey

L’art et la manière de transformer une situation ou une période banale en véritable drame familial, social ou conjugal.
Avec un peu d’humour noir, beaucoup de cynisme et un suspense fait de rien qui nous retient beaucoup, ce roman court est désopilant et sardonique. Tout comme son (anti)héros.
Une intrigue rondement menée, des indices dissimulés un peu partout dans les pages, des personnages à la Chandler et un style façon Audiard, «La fille de mon meilleur ami» a tout du roman noir des années cinquante. Avec, en plus, un fond social plutôt morne et une touche d’humour décalé à la saveur douce-amère.