Editeurs

Dans un petit village breton, en 1950, un jeune garçon de seize ans ne rentre pas chez lui. Commence alors pour sa mère la vie d’après, faite d’espoir, de désespoir et de courage. Une écriture ciselée comme un diamant pour une histoire sombre où l’amour maternel est raconté comme jamais. Cette mélodie du malheur est tout en retenue et malgré la lenteur, l’émotion passe et empoigne le lecteur jusqu’à la fin.
Un malheur n’arrive jamais seul. Après la mort subite de sa femme, qui a suivi de deux mois celle de son père, Clément va de déboire en déboire. Sur une période de quinze ans, parallèlement à sa descente personnelle...
Kaouther Adimi retrace deux histoires en parallèle. L’aventure intellectuelle romancée, entre hier et aujourd’hui, entre Alger et Paris d’Edmond Charlot, jeune Algérois qui en 1936 ouvre une librairie-maison d’édition. Et l’Histoire de l’Algérie sur plus d’un siècle. Bien (et habilement) écrit, un hommage d’amour à l’Algérie, à Alger et à leurs habitants, à la littérature et à ceux qui la « produisent » et la diffusent. Une réussite.
Sorti en août 2017 chez Actes Sud, Collection Un endroit où aller. 154 pages. Récit, basé sur l’Histoire vraie. Prix Goncourt 2017.
Une belle découverte littéraire que ce roman écrit d’une plume enjouée et généreuse, qui relate les illusions perdues d’un jeune couple camerounais venu s’installer à New York avec une seule chose en tête : le rêve américain… Un premier roman qui frappe juste et fort et que l’on ne lâche pas facilement. Très prometteur.
Un grand coup de cœur pour un roman émotionnellement très fort, que Jean-Luc Seigle aurait pu écrire à la première personne tant il a su se glisser dans la peau de son héroïne avec brio. Un roman féministe, social et humaniste. Merci.
Sorti en 2015 au Rouergue. Sorti en poche en août 2017 chez Actes Sud, Collection Babel. 112 pages. (Premier) roman, basé sur une histoire vraie.
Dans un décor naturel à la fois morbide et imposant, une histoire de vengeance en forme de roman à tiroirs. Thriller rural descriptif et trépidant par moments, Le Verger de marbre est un premier roman à l’écriture très littéraire, au suspense renouvelé et d’une grande noirceur. Avec un zeste de gothique en sus, rien d’étonnant à ce qu’il ait obtenu les faveurs de Donald Ray Pollock…
Avec son écriture sobre, sensible, éloquente mais presque sans emphase pour parler des faits et une grande pudeur pour dire tous les sentiments, Brigitte Giraud aborde, d’un point de vue peu banal en littérature, un sujet grave, difficile encore : la guerre d’Algérie vue et vécue par les conscrits et les traces qu’elle a laissées dans leur esprit. Avec la mort qui rôde et menace partout et, en face, un enfant à naître.
Sorti en janvier 2017 chez Gallimard, Collection Du monde entier. 480 pages. Traduit de l’italien par Elsa Damien. Roman (saga romanesque).
Sorti en 2017 aux Editions Écorces, Collection Territori. 180 pages. "Nature writing" noir et poétique.
Une histoire drôle et tendre, racontée dans un style jubilatoire pour le plus grand plaisir des lecteurs, jeunes (à partir de 8 ans) et moins jeunes.
Ecrit d’une plume exaltante, Un seul parmi les vivants est un premier roman extrêmement prometteur, tout comme son jeune auteur, qui réussit à nous chagriner, nous faire sourire et nous faire réfléchir tout à la fois. Tout en admirant des ciels ardents. Une histoire triste et belle comme on les aime et un premier roman coup de cœur.
Avec un peu d’humour noir, beaucoup de cynisme et un suspense fait de rien qui nous retient beaucoup, ce roman court est désopilant et sardonique. Tout comme son (anti)héros.
Sur un fond historique moyenâgeux très documenté et largement présent, Aline Kiner raconte avec délicatesse et compassion le moment le plus difficile de la vie d’une communauté parisienne de béguines et la fin de sa liberté : le Concile de Vienne et les années qui l’ont précédé. Un livre d’une grande érudition, écrit d’une plume majestueuse et qui, en abordant ce pan peu connu du Moyen-Age, nous permet de réaliser que ces femmes, les béguines, étaient non seulement des personnes d’une grande spiritualité, altruistes et solidaires, mais aussi les ancêtres des féministes.
Sorti en août 2017 chez Albin Michel, Collection Terres d’Amérique. 397 pages. Roman. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Serge Chauvin, qui a traduit tous les romans de Colson Whitehead.
Etude psychologique, parcours initiatique d’un adolescent, parabole biblique et roman policier, Par le vent pleuré vise trop d’objectifs à la fois mais l'écriture est magnifique.
Sorti en août 2017 aux Editions Zoé, Collection Ecrits d’ailleurs. 288 pages. Roman. Traduit de l’anglais (Canada) par Christine Raguet.
EN DEUX MOTS: Une famille déjantée, une île paradisiaque et des animaux en veux-tu-en-voilà. Des situations comiques, cocasses, et une écriture jouissive et érudite à la fois. Que vous ayez – ou non – l’âme en peine, courez acheter ce premier tome de La Trilogie de Corfou. Fous rires à toutes les pages. Un vrai tableau littéraire du Douanier Rousseau littéraire. Une lecture qui fait vraiment du bien !
Roman très court écrit comme une fable féroce, avec un ogre et une fée, et dont la « morale » laïque, brève et pourtant édifiante, confirme ce que l’auteur disait dans son précédent roman des responsabilités de l’Occident dans ce qui l’oppose aujourd’hui aux islamistes fondamentaux.
Un homme ne réussit pas à faire l'amour. Sa solution, inspirée des conseils d'un voyant, consiste à traquer la femme qui l’a rejeté seize ans plus tôt pour se libérer de son impuissance. Un polar psychanalytique, décalé et très bien écrit, doté d'une écriture vertigineuse de beauté et d’un humour frôlant le burlesque. Ce roman sort des sentiers battus en explorant la frontière mince qui sépare la folie de la normalité.
Une fois encore, Armel Job nous livre un roman à suspense efficace, parsemé de réflexions sociologiques d’une grande justesse. L’art et la manière de disséquer les pensées les plus noires et d’entretenir le suspense jusqu’au bout. Dans un style vraiment abouti, non dénué d’humour noir en dépit de la gravité du sujet.