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Un petit bijou court, fort et d'une richesse énorme, inspiré d'une histoire vraie ! Pour mon premier Jean-Christophe Rufin, j'ai été conquise. À la fin de la Première Guerre mondiale, un juge interroge un poilu prisonnier tandis que son chien aboie sans relâche. Porté par une écriture simple, concise et juste, ce récit aborde avec originalité la fraternisation et l'humanisme. Une enquête émouvante, sans nuances de noir ou de blanc, que j'ai dévorée d'une traite !
Un premier roman coup de poing qui m'a laissée groggy ! À travers ce brûlot autobiographique écrit avec rage, Édouard Louis livre le récit sans concession d'une enfance picarde marquée par l’homophobie, la misère et le harcèlement quotidien. Si l'accumulation de violence et de scènes crues rend la lecture difficile et dérangeante, ce parcours initiatique poignant est porté par une vraie plume. Un livre dur, qui fait mal et donne à réfléchir !
Malgré ma phobie des best-sellers, ce roman court m'a réservé une assez bonne surprise ! On y suit Jo, une mercière ordinaire qui gagne le gros lot au Loto. Le style est fluide, léger et drôle, et l'auteur se glisse avec une grande justesse dans la peau de son héroïne. Si j'ai regretté un ton un peu monocorde et une fin incompréhensible, le récit distille la tristesse par petites touches émouvantes. Un livre sucré-salé agréable à lire !
Un premier roman court et bien écrit qui fait l'effet d'un vrai film d'horreur ! Pris dans les glaces, un baleinier vire au cauchemar. Entre folie de l'équipage, cannibalisme et fantastique, l'ambiance rappelle Edgar Allan Poe ou Lovecraft. J'ai dévoré ce huis-clos maritime d'une traite, en sursautant au moindre bruit jusqu'au retournement final inattendu. Sensations fortes garanties pour public averti, c'est une vraie bonne surprise et un ovni littéraire à suivre !
Renvoyé de son collège trois jours avant Noël, Holden, seize ans, fait une fugue et s'installe dans un hôtel sordide à New York. Débute un périple de quelques jours au cours d'un récit initiatique sur le passage difficile de l'adolescence à l'âge adulte. Écrit à la première personne, alternant humour et mélancolie, ce livre est un vrai bonheur. Une perle intemporelle qui déclenche un torrent d'émotions et de tendresse.
Un thriller ésotérique passionnant qui fait chauffer les neurones ! Dans Le palimpseste d’Archimède, Eliette Abécassis orchestre une série de crimes rituels au cœur de l'École normale supérieure. Pour résoudre l'énigme liée au célèbre nombre Pi, un étudiant et sa prof se lancent dans une enquête vertigineuse. Entre mystères mathématiques, secrets d'Histoire et final explosif, c’est une lecture hautement érudite et distrayante.
Un livre envoûtant sur le naufrage d'un couple ! Dans Le jeu des ombres, l'autrice amérindienne Louise Erdrich orchestre un huis clos psychologique fascinant. Un mari jaloux lit en secret le journal de sa femme... mais celle-ci le sait et s'en sert pour le manipuler, tout en écrivant la vérité dans un second carnet caché. Entre secrets, alcool et non-dits, la tension monte jusqu'à un final totalement surprenant.
Une autobiographie bouleversante et d’une sincérité absolue ! Dans Un bon fils, Pascal Bruckner livre le récit sans concession de son enfance auprès d’un père tyran, violent et férocement antisémite. Pour échapper à ce monstre, l'auteur s'est réfugié dans l'amour fou des livres. Malgré des dernières pages dérangeantes jusqu’à l’insoutenable sur la fin de vie, ce témoignage brut est une magnifique leçon de résilience.
Une lecture captivante, mais un avis mitigé ! Dans Le Turquetto, Metin Arditi nous entraîne du Constantinople juif à la Venise décadente du XVIe siècle. On y suit Elie, un peintre de génie contraint de cacher sa foi en pays catholique. Si j'ai adoré l'immersion dans l'histoire de l'art et les fanatismes religieux, le manque d'épaisseur du héros m'a un peu déçue. Un bon roman à découvrir !
Un roman noir captivant qui se lit d’une traite ! Avec Cadres noirs, Pierre Lemaître signe un thriller social intense et visionnaire. On y suit Alain, un chômeur senior prêt à tout pour décrocher un poste, même à participer à une vraie prise d'otages. Le style est enlevé, le rythme effréné et le suspense rudement bien mené. Une peinture réaliste et percutante de notre société.
Encore un livre tombé des mains ! J’ai acheté Sous la peau de Michel Faber en pensant lire un thriller atypique, surtout avec l’adaptation cinématographique portée par Scarlett Johansson. Grosse erreur d’appréciation : c’est de la science-fiction pura jus, et je déteste la SF ! Le livre est sûrement très bon pour les aficionados, mais pour moi, c’est stop.
Un livre tombé des mains ! Pourtant fan de Marc Dugain et de thrillers politiques remplis de magouilles, je n’ai lu qu’un quart de L’Emprise. Pourquoi est-ce que je n'ai pas du tout aimé ce roman, malgré toutes les bonnes critiques entendues à son sujet ? Mystère et boule de pétanque ! L’histoire ne m’a tout simplement pas accrochée.
Un vrai ratage et une frustration ultime ! Malgré ses cinq prix littéraires, Le Confident d'Hélène Grémillon m'a déçue. Cette histoire de secrets de famille sur fond de Seconde Guerre mondiale est inutilement alambiquée. Le style reste plat, scolaire et sans nuance. Pour couronner le tout, la révélation finale est tellement incompréhensible qu'elle gâche tout le suspense. Bref, un simple roman de gare !
Une farce loufoque qui met de bonne humeur ! Avec L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, Romain Puértolas signe un road-movie hilarant et rocambolesque. Si le discours sur les migrants plein de bons sentiments m'a paru un peu manichéen et décalé au milieu de cette cavalcade, le style reste enlevé et la satire sociale amusante. Une jolie ode au pouvoir de la lecture !
Un livre tombé des mains… par pur oubli ! J'ai lu un tiers de Sigmaringen de Pierre Assouline avant de le retrouver des semaines plus tard dans un coin et de le ranger direct. Le sujet n'a pas retenu mon attention et le style, pourtant très littéraire, ne m'a pas emballée. C'est sûrement un très bon roman, mais l'ennui a été le plus fort !
Un livre fort qui m’a donné une grande envie de découvrir le reste de son œuvre ! Dans Mes hommes, Malika Mokeddem livre un récit puissant sur l’émancipation, la révolte et le poids des traditions. En consacrant chaque chapitre aux hommes de sa vie, de son mari à son père, elle retrace son combat contre l'obscurantisme. Malgré une construction en catalogue un peu déstabilisante, la beauté du style, poétique et sans concession, est un véritable exploit.
Impossible de dépasser la trentaine de pages, je n’ai rien compris ! Avec La reine Alice, la psychanalyste Lydia Flem utilise le genre du conte pour parler du cancer. Malheureusement, ce style allégorique et extravagant est resté trop hermétique pour moi. C’est dommage, car l’écriture est magnifique, très poétique, et le livre plaira sûrement aux esprits plus littéraires. Ne faites pas comme moi, tentez l'aventure !
C'est bien écrit, mais qu'est-ce que c'est long et chiant ! Malgré les recommandations de mes mentors, Un week-end dans le Michigan de Richard Ford a failli me tomber des mains. On y suit un anti-héros ordinaire et égocentrique dans une intrigue quasi inexistante. Si l’écriture est belle, ce flot de réflexions reste insipide et nombriliste. Une lecture frustrante qui se termine sans vraie fin.
Un thriller social au rythme effréné et au suspense omniprésent ! Pour réussir à New York, Samir usurpe l'identité et le passé de son ami d'enfance Samuel. Vingt ans plus tard, l'imposture éclate. Karine Tuil signe un roman dense à l'écriture moderne, presque musicale, qui aborde la discrimination, les faux-semblants et la culpabilité de l'écrivain. Si j'ai regretté un manque d'empathie pour les personnages, j'ai adoré la réflexion passionnante sur l'écriture. À lire !
Un portrait au vitriol de la vie domestique ! Dans Arlington Park, Rachel Cusk suit cinq femmes au bord de la crise de nerfs dans une banlieue cossue anglaise. Frustrées et étouffées par leur mariage, leurs pensées névrosées occupent tout l'espace. Si le style est très littéraire et magnifiquement ciselé, ce huis clos sans concession manque parfois de souffle et d'amour. Une lecture sombre et désabusée.
Un roman bouleversant qui m'a terrassée jusqu'au final déchirant ! Arrive un vagabond de Robert Goolrick nous plonge dans l’Amérique puritaine de 1948. L'arrivée d’un boucher solitaire va faire basculer une petite ville tranquille lorsqu'il s'éprend d'une femme mariée. Entre adultère, secrets et tension croissante, ce drame de la passion, raconté à travers les yeux d'un enfant complice malgré lui, frôle la tragédie grecque.
Un beau roman, malgré quelques longueurs ! Avec Ce que le jour doit à la nuit, Yasmina Khadra quitte le thriller politique pour une grande fresque romanesque dans l'Algérie coloniale. Si la partie romance centrale s'essouffle un peu, j'ai adoré le souffle épique de la fin. L'auteur signe une œuvre puissante et tolérante qui donne une voix poétique aux deux camps de l'Histoire.
‘Les jours fragiles’ bouleverseront les admirateurs de Rimbaud et de tous les poètes maudits de cette époque. Par son aisance avec laquelle l’auteur a revisité les derniers jours de Rimbaud et la fluidité de son style.
Avec Le maître des âmes, Irène Némirovsky brosse le portrait impitoyable de Dario, un médecin émigré prêt à toutes les malversations et au charlatanisme pour fuir la misère. Si l'écriture feuilletonnesque traîne parfois en longueurs, ce récit d'une intégration impossible m'a finalement convaincue par sa noirceur dostoïevskienne. Une œuvre incisive, sans concession, et d'une actualité brûlante.