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L’on embarque dans un roman qui fait voyager d’une culture à l’autre, dépayse et enchante par sa poésie, avec une écriture superbe.
Bouzid Begag, indigène de seconde catégorie, analphabète, présumé né en 1918...
Adeline Dieudonné nous plonge dans un roman noir qui raconte l'histoire d'une violence familiale à travers le regard d'une fillette surdouée de dix ans. Dans un huis clos familial, l’héroïne s’acharne à survivre pour échapper à un univers de maltraitance et de cruauté bestiales et redonner le sourire à son petit frère Gilles, traumatisé lors d’un accident tragique.
Sorti en 2015 au Rouergue. Sorti en poche en août 2017 chez Actes Sud, Collection Babel. 112 pages. (Premier) roman, basé sur une histoire vraie.
Dans un décor naturel à la fois morbide et imposant, une histoire de vengeance en forme de roman à tiroirs. Thriller rural descriptif et trépidant par moments, Le Verger de marbre est un premier roman à l’écriture très littéraire, au suspense renouvelé et d’une grande noirceur. Avec un zeste de gothique en sus, rien d’étonnant à ce qu’il ait obtenu les faveurs de Donald Ray Pollock…
Sur un fond historique moyenâgeux très documenté et largement présent, Aline Kiner raconte avec délicatesse et compassion le moment le plus difficile de la vie d’une communauté parisienne de béguines et la fin de sa liberté : le Concile de Vienne et les années qui l’ont précédé. Un livre d’une grande érudition, écrit d’une plume majestueuse et qui, en abordant ce pan peu connu du Moyen-Age, nous permet de réaliser que ces femmes, les béguines, étaient non seulement des personnes d’une grande spiritualité, altruistes et solidaires, mais aussi les ancêtres des féministes.
Une fois encore, Armel Job nous livre un roman à suspense efficace, parsemé de réflexions sociologiques d’une grande justesse. L’art et la manière de disséquer les pensées les plus noires et d’entretenir le suspense jusqu’au bout. Dans un style vraiment abouti, non dénué d’humour noir en dépit de la gravité du sujet.
Il ne fait pas bon être différent dans la haute bourgeoisie japonaise. Tout contrevenant à la bienséance et à la bien-pensance doit vivre caché derrière un rideau d’apparences. La société japonaise vit encore selon des lois sociales et des codes moraux ancestraux.
Un livre qu’il faut avoir lu car il fait du bien au moral. Si l’auteure y raconte un épisode peu évoqué en littérature, l’occupation de l’île de Guernesey par les Allemands, elle le fait de manière positive grâce à ses personnages, témoins directs ou indirects...
Un suspense sur fond historique, des personnages forts, une ville martyre, une malédiction légendaire qui plane sur un diamant, une histoire d’amours, dont l’un est impossible… Toute la lumière que nous ne pouvons voir, roman multiple, joue sur tous les tableaux pour tenir son lecteur en haleine. Le résultat est probant et... « hollywoodable ». Une réussite qui l’a mené tout droit au Pulitzer.
Au moment où je rédige cette chronique Adélaïde de Clermont-Tonnerre vient de se voir décerner le Grand prix de l’Académie française. De gustibus non est disputandum !
Ecriture fluide, suspense soutenu grâce à des chapitres courts et des indices habilement semés dans les pages, réflexions profondes et lucides sur des sujets sérieux : religion(s), relations humaines en temps de guerre, on est dans un roman d’Armel Job. Et on en redemande. Et en un mot : inlâchable !
Armel Job nous embarque dans une histoire policière au suspense soutenu, mais qui donne à réfléchir sur des questions sérieuses comme le mal, le pardon, les conséquences de la guerre sur les comportements humains. Et sur un thème récurrent dans son œuvre, les croyances et la religion. Avec l’écriture légère, incisive, pétrie d’humour et de sérieux qui est la sienne. Cette fois, il est au sommet de son art.
Armel Job nous raconte une histoire à rebondissements multiples et à l'issue incertaine, dans laquelle les femmes occupent le premier plan : les femmes musulmanes, turques en l’occurrence, et leur place, ou plutôt l'absence de place et de droits, dans leur communauté. Sujet très sensible, très actuel, traité sur un ton léger et soutenu, avec beaucoup d’humour et sans aucun jugement. Se lit de bout en bout avec un très grand plaisir.
Ecrit comme un roman, De regrettables incidents est conçu comme une pièce de théâtre du début à la fin. L’histoire, à la fois drôle et dramatique, s’apparente au polar, au triller, au roman social, au conte même. A la tragi-comédie théâtrale. Une bien belle écriture et des personnages attachants.
Trois rencontres brèves, inattendues et inachevées… Une écriture inégale avec de belles envolées poétiques… Pas assez pour me séduire. A vous de juger. Ceux qui aiment les nouvelles et les belles lettres seront ravis. Et moi, je lirai un autre roman de cet auteur.
Avec une attention permanente et une grande pudeur, Alice McDermott dresse un portrait tout en douceur et en délicatesse de la population modeste de Brooklyn des années 1930 à aujourd'hui. Une belle histoire de femme (s). Par les temps qui courent, ce genre de lecture, ça fait un bien fou !
Un roman aussi court qu’une longue nouvelle, à la fois drôle et désenchanté et qui derrière un récit mondain, détaché et fictif aborde des sujets sérieux et réels. Un plaisir de lecture qui amuse, détend et intrigue. Et quelques vérités bien placées.
Un mauvais téléfilm, une histoire qu’on connaît avant même d’avoir ouvert le livre.
Un rendez-vous manqué qui a fini par me tomber des mains ! Venue chercher une lecture légère, j'ai été bloquée par le manque de charisme du héros et ses atermoiements de menteur entre sa femme et sa jeune maîtresse. L'intrigue n'a pas su m'intéresser et souffre d'un style répétitif au rythme bien trop plan-plan. Dépassé le premier tiers, j'ai dégainé mon droit de poser ce livre. Je retenterai l'auteure, mais avec un autre titre !
Bien plus qu'un coup de cœur, un livre inoubliable et beau à pleurer ! À travers une construction magistrale en forme de puzzle, Ayana Mathis retrace plus de cinquante ans d'Histoire américaine. On y suit Hattie, une mère courage qui combat la misère, le racisme et les drames pour élever ses onze enfants. Si ses proches la trouvent dure, toute sa tendresse est accaparée par la survie. Un premier roman âpre et bouleversant, d'une dignité immense !