Classement

Une terrible et longue guerre vue à hauteur de chien et racontée par une journaliste reporter de guerre, Stéphanie Perez. De quoi vérifier que la guerre, mal absolu, “oublie” toujours d’anéantir quelque chose de bien. Ici l’amour, la solidarité, la bonté des chiens. La barbarie côtoie la loyauté. La guerre, la guerre, la guerre versus l’amour, l’amour, l’amour…”.
Après Les Saules, un premier roman fracassant de tristesse et de pureté (lauréat de plusieurs prix littéraires dont le Louis Guilloux), Mathilde Beaussault enfonce le clou un an après avec La colline, roman choral tout aussi noir et viscéral. Beau à pleurer.
Avec l’écriture élégante et imagée qui la caractérise, Gaëlle Nohant conjugue des notions et des sentiments pas forcément liés : l’amour, la liberté de penser et de déserter, les relations parents-enfants et l’art pictural ; sur fond de guerre de 14-18. Un beau et émouvant roman.
Elle est une chamane viking, il est professeur d’archéologie. Mille deux cents ans les séparent. Et cette belle différence d’âge ne les empêche pas de “s’aimer” et de se comprendre car l’amour n’a pas d’âge. Un roman fort qui brille par son originalité. Et un grand roman d’amour.
Le burn-out vécu et considéré des deux côtés : la patiente et sa soignante. Un double témoignage utile, juste, nécessaire mais certainement pas suffisant. A moins que les gouvernants que nous avons élus s’y attellent dès maintenant. A lire, à offrir, à picorer en toutes circonstances, à laisser sur sa table de chevet…
Avec le doigté et l’altruisme qu’on lui connaît, Delphine de Vigan dessine le portrait, virtuel mais réaliste de Romane. A partir des données stockées par son smartphone, Thomasl reconstitue son vécu intime, sa force et ses faiblesses, sa solitude. Tout en humour et nostalgie, une remise en cause argumentée du téléphone portable et des réseaux sociaux. Et une ode à l’amitié, à l’amour et à la vérité. La vraie, celle qui n'existe pas..
Dans un contexte historique lourd, les méfaits de la colonisation et de l’évangélisation forcée vécus au jour le jour par une famille américaine. Ce roman riche, courageux et tragique, aussi puissant que bouleversant et écrit avec un talent fou, raconte une page importante de l’histoire du Congo et l’échec absolu de la mission. Une fresque familiale et historique humaniste avant tout, inoubliable ; un chef-d'œuvre, un vrai qui donne à réfléchir sur des sujets toujours actuels : la religion et ses dérives, l’amour, la corruption, la culpabilité, la rédemption, la révolte, la résilience et… l’injustice des hommes. Entre autres.
Écrit comme un conte cruel, un récit d’épouvante, Baignades n’épargne rien ni personne car le mal ne surgit pas forcément d’où et de qui on pourrait l’attendre. Un livre à la plume intense qui se lit en apnée du début à la fin et nous met en face d’une anatomie de toutes les violences. Une fiction, ouf !
Avec des personnages aussi singuliers que leur histoire et l’enquête menée par le duo improbable de l'inspecteur Matthias Lavau et son assistante Esther, les secrets du passé font des ravages en éclatant à la lumière du présent. Un polar historique original rempli de surprises et de rebondissements.
Des personnages forts, un rythme trépidant ou pictural, de l’action pure entremêlée à la réflexion et une histoire d’un grand intérêt font de ce premier roman une belle réussite romanesque et de son jeune auteur une voix nouvelle incontournable de la littérature britannique.
Une histoire d’espoir qui fait du bien. Un livre à lire pour reprendre confiance en la vie !
La maison vide est un véritable chef-d’œuvre et fait de Laurent Mauvignier, au sommet de son art, un auteur classique “après la lettre”. Sorte d’enquête familiale au long cours, ce livre est impossible à lâcher et le lecteur redoute de terminer sa lecture.
Dans une Irlande rurale paisible des seventies, régie par les convenances religieuses, une histoire d’amours qui courent sur trois générations. Sans mièvrerie et sans manichéisme. Juste de l'émotion pure. Un plaisir de lecture rare et trop court.
En moins de deux cents pages, Robert Seethaler raconte d'une plume poétiquement concise la "vie entière” d’un homme de la campagne qui la prend comme un simple devoir à accomplir. Une déclaration d’amour pas ordinaire, un départ à la guerre, une avalanche meurtrière, un travail dur et permanent... et un personnage simple, intègre et courageux qui suit sa route avec obstination dans les montagnes autrichiennes et suscite notre admiration.
D’une plume éblouissante de réalisme et d’humanité, Arnaud de la Grange nous relate le dernier épisode d’une guerre barbare, absurde, inutile et injuste. Du fond de la vallée couverte de boue et de sang, du feu de l’enfer, quelques hommes résistent encore avec le narrateur Un livre profond, humain, poignant. Qui se lit en apnée et nous retourne les tripes…
Aussi hyperréaliste que surréaliste tant la tension est forte et le récit puissant, Les raisins de la colère donne tout leur sens aux mots chef-d’œuvre absolu. Tom, personnage principal au charisme et à l’humanité inouïs, tient avec sa mère Ma les rênes de l’histoire et de la famille Joad en exode sur la Route 66, qui n’a pas encore la gloriole qu’on lui connaît aujourd’hui. Un des plus grands romans sur la misère de l’Amérique des années 30 et sur son rêve éperdu, écrit par un auteur à la fois témoin de son temps et visionnaire
Portées chacune par une voix féminine, quatre femmes d’une famille autochtone de Winnipeg nous relatent à leur manière et avec leurs mots l’histoire de leur famille déchirée par les souffrances du passé et la fatalité du présent. Une histoire intergénérationnelle qui nous bouleverse par sa tristesse et nous révolte par son injustice.
Situé fin 1943, dans le périmètre du Vatican pendant l’occupation de Rome par les Allemands, “Dans la maison de mon père” est un thriller littéraire et historique de haut niveau. Avec des personnages caritatifs dont un prêtre hors normes, Monsignore. Histoire, suspense et émotions, l’immersion est totale, le rythme effréné et le bonheur de lecture garanti. Et les faits véridiques.
Avec ses personnages inoubliables, son environnement naturel beau et hostile et sa situation socio-économique désastreuse, ce roman nous prend à la gorge et son histoire d’amour fou nous fracasse le cœur.
1984, Big Brother. En Irlande. Aujourd’hui. En France : demain ? Espérons que cette prophétie ne sera pas aussi vraisemblable et réaliste que ce que nous lisons ici. Mais, après avoir assisté à ce chaos purement humain - le réchauffement climatique en est totalement absent - est-ce que l’espoir peut exister encore en refermant le livre…
Un roman pour le moins surprenant, bellement écrit et traduit, dont les thèmes et la tournure finale de l’histoire nous poursuivront longtemps, tout comme les personnages, forts, faibles, secrets et pétris d’humanité. Un coup de cœur.
Au bord du monde est l’histoire intense d’un premier amour entre deux adolescents que rien ne semblait rapprocher. Une ode à la liberté, à la nature et à la jeunesse. Et à l’amour quand il surgit.
Des personnages inoubliables, décortiqués à l’os, une Histoire tourmentée et des histoires poignantes, un souffle épique puissant et une reconstitution historique intense font de La lumière vacillante un livre lumineux, profond, addictif. Un livre magique, éblouissant, qui se mérite à chaque page et laisse son lecteur orphelin de lecture pendant bien longtemps.