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Écrit sous forme de journal, ce livre nous livre un séjour d'ermite volontaire où la lecture est l’absolue priorité, l’évasion primordiale. Si toutes ces sublimes descriptions sont à savourer sans aucune modération, enivrez-vous de paysages !
Un roman sombre mais passionnant dans lequel on découvre encore une nouvelle facette de la Shoah
Aimez-vous Sylvain Tesson ? Si vous ne l’aimez pas, passez votre chemin, tant pis pour vous !
Quelle claque ! Au cancer, à la mort, aux hommes, au malheur ! Un hommage à la résistance de tout poil (le cancer est une guerre), à la solidarité et aux femmes. Sûrement le meilleur livre d’un auteur aussi généreux que respectueux de l’être humain. Ici, une femme pour la première fois. Un summum d’humanité.
Un bon gros roman que l’on peine à lâcher et qu’on a envie de retrouver dès qu’on l’interrompt. Une construction habile qui...
Une grande et longue histoire d’amour entre deux hommes, en des temps et des lieux difficiles, et un plaidoyer contre la guerre, contre toutes les guerres. Sur un écrit à la fois simple, intime, poétique et d’une grande densité, l’auteur laisse percer l’espoir envers et contre tout. L’amour plus fort que la guerre ? C’est peut-être le message de ce roman épique bouleversant et magistral.
Sorti en avril 2018 chez Albin Michel, Collection Terres d’Amérique. Traduit de l’américain par Olivier Colette. 342 pages. (Premier) roman.
Une histoire bouleversante d’humanité, d’une écriture majestueuse de sobriété et de justesse. Poignant. Pour moi un véritable chef-d’œuvre hors compétition pour tous les prix littéraires.
Des personnages poignants dans un décor de montagnes grandioses et de friches industrielles, Marina Bellezza est une histoire d’amour impossible. Mais, surtout, il explore de multiples sujets sociaux, sociétaux et politiques. Un livre d’une grande puissance romanesque que l’on referme à regret, une perle littéraire à se procurer toutes lectures cessantes.
Après sa propre Berezina, en août 2014, Sylvain Tesson nous revient cabossé de partout mais alerte, farouche et plein d’allant. Avec sa générosité et son écriture si personnelles, il trace un tableau mitigé des chemins de traverse français et des petits villages oubliés qu’ils desservent. Drôle, avisé, humain, poétique. Jouissif, toujours. On en redemande !
Sur fond de crise agricole, de critique du monde du travail et de la finance, une belle étude psychologique, une intrigue dont la tension va crescendo et une histoire d’amour totalement improbable entre deux êtres que tout oppose.
Eloge vibrant de l’auteur pour son grand-père, homme digne et bon avant, pendant et après la guerre de 14-18. Une vie qui couvre tout le siècle dernier. Loin des livres d’histoire, avec une plume classique, picturale et très littéraire, Guerre et térébenthine donne à réfléchir tout en dépaysant le lecteur même si le chemin est très sombre. Une belle leçon d’Histoire et d’Humanisme.
Dans un écrit illuminé et luxuriant, A la table des hommes est tout à la fois un conte philosophique, un roman d’apprentissage, d’initiation à la survie et à la vie, un hymne à la nature. Alliant fantastique et réalité, profane et sacré, l’histoire riche, dense et pleine d’enseignements est celle, revisitée, de L’Enfant sauvage, avec un regard sévère sur la violence prédatrice et aveugle de l’homme. Un livre très fort, incontournable et un éblouissement permanent.
Derrière la porte est tout à la fois un grand mélodrame d’amour, un roman social, un roman populaire qui n’a pas été sans me faire penser à Wilkie Collins, un roman à suspense et une étude psychologique fouillée. Il fallait bien sept cents pages pour tout ça, non ?
Dans une écriture dense et épique, Sylvain Tesson revient sur un volet oublié des campagnes napoléoniennes, la Retraite de Russie après l’incendie de Moscou, et rend hommage à ceux qui y sont morts. Après avoir en 2012, avec quatre amis, refait en side-car précaire l’exact parcours de La Grande Armée en 1812, il nous livre un récit généreux, édifiant et passionnant.
Un roman habile, abouti et maîtrisé jusqu'au bout ! Invité en résidence d'écriture dans un village paumé du Morvan, un auteur timide se retrouve plongé au cœur d'un fait divers local et d'un thriller écolo. Entre autofiction, romance impossible et critique sociale, Serge Joncour signe une œuvre chaleureuse, drôle et fluide. C'est avant tout un magnifique livre sur les livres, les lecteurs et les tracas de l'écriture. Une lecture captivante et très réussie !
Un tout petit grand livre sur la jeunesse chinoise, d'une intensité rare ! À dix-sept ans, Mei se tue à la tâche dans une usine de confection aux cadences infernales. Seule durant le Nouvel An, elle vit une passion incandescente et brève avec son contremaître. Écrit au présent dans un style ciselé, clair et poétique, ce premier roman oscille entre romantisme et âpreté réaliste. Une œuvre bouleversante qui nous interpelle aussi sur notre surconsommation occidentale.
Un premier roman court et bien écrit qui fait l'effet d'un vrai film d'horreur ! Pris dans les glaces, un baleinier vire au cauchemar. Entre folie de l'équipage, cannibalisme et fantastique, l'ambiance rappelle Edgar Allan Poe ou Lovecraft. J'ai dévoré ce huis-clos maritime d'une traite, en sursautant au moindre bruit jusqu'au retournement final inattendu. Sensations fortes garanties pour public averti, c'est une vraie bonne surprise et un ovni littéraire à suivre !
Un choc intellectuel et un livre qui m’a beaucoup émue ! Petites scènes capitales de Sylvie Germain retrace la quête d’identité chaotique de Lili-Barbara, marquée par le suicide de sa mère et une véritable apocalypse familiale. Si l’écriture est tellement littéraire et riche qu'elle s'avère parfois difficile d’accès, le style reste pur, poétique et musical. Une œuvre éthérée qui transforme le désespoir en nostalgie magnifique.