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À l’automne extrême de sa vie, un vieillard éteint écrit à son arrière-petit-fils une longue lettre (l’intégralité du roman, 436 pages) dans laquelle il fait le récit de sa vie entière, en s’attardant
Malgré une chronologie mise à mal et un personnage principal peu sympathique, le grand Stefansson réussit, une fois de plus, à nous passionner.
Hommes de pays loin Cobayes des colonies Doux petits musiciens Soleils adolescents de la porte d’Italie Boumians de la porte de Saint-Ouen Apatrides d’Aubervilliers
640 pages, même si elles se tournent toutes seules, c’est beaucoup trop ! Un agréable moment de lecture pourtant car fatalement le lecteur veut savoir qui est a commis tous les meurtres. Et Joël Dicker est plutôt doué pour faire durer le suspense jusqu’au bout.
Un grand coup de cœur pour un roman émotionnellement très fort, que Jean-Luc Seigle aurait pu écrire à la première personne tant il a su se glisser dans la peau de son héroïne avec brio. Un roman féministe, social et humaniste. Merci.
Une histoire drôle et tendre, racontée dans un style jubilatoire pour le plus grand plaisir des lecteurs, jeunes (à partir de 8 ans) et moins jeunes.
Ecrit d’une plume exaltante, Un seul parmi les vivants est un premier roman extrêmement prometteur, tout comme son jeune auteur, qui réussit à nous chagriner, nous faire sourire et nous faire réfléchir tout à la fois. Tout en admirant des ciels ardents. Une histoire triste et belle comme on les aime et un premier roman coup de cœur.
omment continuer de vivre quand on a commis, même par accident, l’irréparable ? Comment payer sa dette à la société ? Et peut-on se racheter aux yeux des habitants d’une petite ville ? L’amour est-il plus fort que tout comme le dit la vie, peut-il favoriser l’expiation ? La réponse est dans ces pages d’une beauté stupéfiante où la violence, très présente, n’est pas toujours gratuite. Une vraie découverte que ce livre aussi beau dans la forme que dans le fond.
Le dédoublement de personnalité vu par une virtuose du thriller et du roman de mœurs noir, une grande dame de la littérature qui aime elle aussi parfois écrire sous un pseudonyme... Glaçant.
Dans ce deuxième roman, Jean-Paul Didierlaurent aborde des sujets de société sérieux sur un ton faussement léger. J'avoue m'être un peu ennuyée au début. Mais l'histoire rebondit pour notre plus grand bonheur ! L'écriture est fluide, parsemée de touches humoristiques, et le dénouement totalement inattendu m'a épatée. C'est un conte moderne, un roman sucré-salé plein de bons sentiments qui fait jaillir l'espoir là où on ne l'attend pas. Un vrai bon livre de détente que l'on referme décontracté et souriant.
Mélancolie. Solitude. Inéluctabilité. Un roman original, grave et drôle à la fois même si le côté sombre l’emporte. Une famille mortifère, un personnage touchant, un livre inoubliable. Encore un coup de cœur ! Jean-Paul Dubois est un de mes grands chouchous.
Sur fond de nature grandiose et de mégapole, deux voix racontent aujourd’hui l’histoire violente, sombre et belle d’une famille d’Indiens Crees en proie aux tourments de la drogue, de l’alcool et du racisme de l’homme blanc, toujours d'actualité. Sans pour autant baisser les bras. Véritable leçon d’amour et de non renoncement, Les saisons de la solitude porte toute la sagesse et le bon sens des Indiens d’Amérique. Sans idéalisme primaire.
A l’aube des années 80 en Californie, un portrait juste et tendre de l’adolescence féminine sur fond de traque policière d’un étrangleur en série. Parfaitement à l’aise dans les deux registres, Joyce Maynard réussit à nous attendrir, à nous faire sourire et frémir en même temps. Original, émouvant et captivant.
Premier roman d’une puissance absolue. «La Grande guerre» montrée comme jamais dans ce qu’elle a de plus petit, de plus bas, de plus horrible. Et une réflexion sur ce qu’elle nous montre de nous, notre humanité et ce qu’il peut en rester après son passage. Mais aussi l’exaltation de la nature et de la terre, de l’amitié et de l’amour «filial». On en ressort choqué et murmurant «Plus jamais ça». Et pourtant... Un grand moment humain, historique et littéraire.
Des sentiments et des liens familiaux très forts, un drame humain, des hommes (et des femmes) avec leurs forces et leurs faiblesses, une nature glorifiée et des Indiens aimés et respectés, Légendes d’automne (la nouvelle) est une sorte de saga miniature retraçant le destin d’une famille de 1914 aux années 80. Une histoire forte, bouleversante avec, en prime, un petit goût de western actuel.
A la manière du chœur antique dans une tragédie grecque, Julie Otsuka convoque en portrait groupé les milliers de femmes japonaises émigrées aux Etats-Unis au début du XXè siècle, croyant y trouver amour, bonheur et réussite. Et ne trouvant que malheur, brimades et désillusion. Un volet pas très glorieux et tabou de l’histoire américaine et une belle réhabilitation de ces femmes.
Un enlèvement à la perceuse, une héroïne coopérative, un général voulant accomplir un dernier fait de gloire, des personnages opportunistes et une intrigue virevoltante, nous sommes dans une aventure mêlant le suspense, l’aventure et le contre-espionnage. Un livre-détente cocasse qui manipule le lecteur, le fait éclater de rire et lui offre un grand plaisir de lecture.
Avec sa générosité naturelle et ses mots justes et beaux, Jean-Luc Seigle rend hommage à une icône de la littérature américaine de l’entre-deux-guerres, Dorothy Parker. Et nous donne forcément envie de lire ses livres.
Avec sa belle écriture, Jean-Christophe Rufin nous entraîne à ses côtés sur le long chemin de Compostelle et répond avec justesse, humour et autodérision à toutes les questions que l’on est (ou que l’on a été) amené à se poser un jour sur cette énigmatique randonnée pédestre à caractère (supposément) religieux.
Un premier roman à l'américaine brillant, mais d'une violence trop insoutenable pour moi ! Construit comme un puzzle littéraire addictif, ce thriller absolu explore l'incarnation du mal à travers des destins croisés entre la France et les États-Unis. Si la maestria de l'écriture place d'emblée Jérémy Fel dans la cour des grands, l'hyper-violence de ses personnages m'a poussée à déclarer forfait à la page 139. Avis aux amateurs de sensations fortes !
Un roman dense dans lequel l’action, prédominante, fait cependant la part belle à la réflexion. Les ONG vues de l’intérieur ou presque par un ancien médecin humanitaire.
Un plaisir de lecture à dévorer : bien construit, bien écrit, bien mené jusqu’au bout. Un auteur de moins en moins prolixe, qu’il ne faut surtout pas rater.
Une mauvaise pioche qui a fini au bout de cinquante pages dans ma rubrique « Tombés des mains » ! Venu chercher une lecture courte et légère pour souffler, ce roman m'a perdue dès le troisième chapitre. L'intrigue policière et juridique m'a paru cousue de fil blanc et l'univers du poker m'a laissée totalement indifférente. Une demi-heure aura suffi pour réaliser que je perdais mon temps. Dommage, cela me refroidit pour découvrir ses autres succès !