Littérature anglo-saxonne

Un "western" moderne épique, surréaliste et profondément humain, écrit avec beaucoup de sensibilité et de grâce. Surprenant, dépaysant et attachant. Très émouvant.
Une disparition d’enfant… Le sujet, poutant casse-gueule est presque banal, traité souvent en littérature. Le drame, l’empathie avec les parents, la folie et la violence du ravisseur,
Un monument de littérature. Le summum. Le rêve américain mis à mal dans son intégralité. Jubilatoire et véritable prouesse romanesque. Un « livre-monde » selon Cunégonde.
Un formidable roman d’aventure comme on n’en lit plus aujourd’hui, bien écrit, rempli de surprises, d’amour et de rebondissements. Divertissant, original et totalement dépaysant, L’épouse hollandaise nous offre un grand plaisir de lecture, gardant un esprit romanesque pur et dur du début à la fin. Avec en creux le portrait d’une femme amoureuse peu conventionnelle et la recherche d’identité de son fils.
Une saga familiale qui remonte aux Indiens d’avant l’arrivée des colons pour s’achever de nos jours. Grandiose, humaine et bouleversante. Et d’une plume lumineuse non dénuée d’humour et de suspense Oserai-je écrire «chef-d’œuvre» ? Il paraît que j’utilise trop ce terme... Mais tant pis, j’ose.
Sorti en mai 2016 chez Albin Michel, Collection Terres d’Amérique. (Premier) roman. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Pierre Demarty. Titre original : The Marauders. 402 pages.
Une grande et longue histoire d’amour entre deux hommes, en des temps et des lieux difficiles, et un plaidoyer contre la guerre, contre toutes les guerres. Sur un écrit à la fois simple, intime, poétique et d’une grande densité, l’auteur laisse percer l’espoir envers et contre tout. L’amour plus fort que la guerre ? C’est peut-être le message de ce roman épique bouleversant et magistral.
Sorti en mars 2016 chez Albin Michel, Collection Terres d’Amérique. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par France Camus-Pichon. 440 pages. (Premier) roman.
Saratoga : une demeure grandiose qu’il faut sauver à tout prix. Des propriétaires ruinés prêts à tout pour ce faire, y compris à marier leur fille unique à un milliardaire désœuvré. Roman sur la décadence écrit dans un style lyrique, Après l’incendie est avant tout une histoire d’amour cruelle aux accents de tragédie antique, non dénuée de suspense, dans la lignée des précédents romans de l’auteur. Plus fort encore peut-être.
Sorti en avril 2018 chez Albin Michel, Collection Terres d’Amérique. Traduit de l’américain par Olivier Colette. 342 pages. (Premier) roman.
Dans un décor naturel à la fois morbide et imposant, une histoire de vengeance en forme de roman à tiroirs. Thriller rural descriptif et trépidant par moments, Le Verger de marbre est un premier roman à l’écriture très littéraire, au suspense renouvelé et d’une grande noirceur. Avec un zeste de gothique en sus, rien d’étonnant à ce qu’il ait obtenu les faveurs de Donald Ray Pollock…
Ecrit d’une plume exaltante, Un seul parmi les vivants est un premier roman extrêmement prometteur, tout comme son jeune auteur, qui réussit à nous chagriner, nous faire sourire et nous faire réfléchir tout à la fois. Tout en admirant des ciels ardents. Une histoire triste et belle comme on les aime et un premier roman coup de cœur.
Sorti en août 2017 chez Albin Michel, Collection Terres d’Amérique. 397 pages. Roman. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Serge Chauvin, qui a traduit tous les romans de Colson Whitehead.
Etude psychologique, parcours initiatique d’un adolescent, parabole biblique et roman policier, Par le vent pleuré vise trop d’objectifs à la fois mais l'écriture est magnifique.
Sorti en août 2017 aux Editions Zoé, Collection Ecrits d’ailleurs. 288 pages. Roman. Traduit de l’anglais (Canada) par Christine Raguet.
EN DEUX MOTS: Une famille déjantée, une île paradisiaque et des animaux en veux-tu-en-voilà. Des situations comiques, cocasses, et une écriture jouissive et érudite à la fois. Que vous ayez – ou non – l’âme en peine, courez acheter ce premier tome de La Trilogie de Corfou. Fous rires à toutes les pages. Un vrai tableau littéraire du Douanier Rousseau littéraire. Une lecture qui fait vraiment du bien !
omment continuer de vivre quand on a commis, même par accident, l’irréparable ? Comment payer sa dette à la société ? Et peut-on se racheter aux yeux des habitants d’une petite ville ? L’amour est-il plus fort que tout comme le dit la vie, peut-il favoriser l’expiation ? La réponse est dans ces pages d’une beauté stupéfiante où la violence, très présente, n’est pas toujours gratuite. Une vraie découverte que ce livre aussi beau dans la forme que dans le fond.
A la fois récit historique de haut niveau sur la Lybie et récit autobiographique, La terre qui les sépare est un livre à multiples facettes. L’auteur y raconte sa longue quête pour retrouver son père mort ou vivant, et celle de la vérité avec, au bout, la possibilité de se construire malgré l’absence de l’un des piliers familiaux. Obsédant, sobre et passionnant, le livre se lit avec une grande compassion pour le peuple libyen et un intérêt fébrile pour l’enquête.
EN DEUX MOTS, qui sont ceux de Toni Morrison : « Un roman admirable et déchirant, subtil et envoûtant, où s’entrelacent les destins tragiques d’une famille et de toute une communauté ».
A quoi peut bien conduire le viol de sa mère et tout ce qui en découle quand on a treize ans et qu’on vit dans une réserve ojibwé ? A une soif de justice à tout prix. Mais aussi et surtout à la perte définitive de l’innocence. Encore un très grand roman de Louise Erdrich, juste, sobre et engagé pour un peuple opprimé depuis plusieurs siècles.
Le dédoublement de personnalité vu par une virtuose du thriller et du roman de mœurs noir, une grande dame de la littérature qui aime elle aussi parfois écrire sous un pseudonyme... Glaçant.
Sur fond de conflits raciaux larvés, un suspense savamment entretenu et distillé au goutte-à-goutte, une tension palpable à chaque page, une fin proprement inouïe et une écriture impeccable. Un livre noir inlâchable qui se lit d’une traite !
On n’abandonne jamais sa famille". Certains personnages citent et recitent cet aphorisme. Le respectent. Ou pas... Un roman noir d’une grande intensité dramatique, des personnages déchirants et une plume sobre et lyrique, Les animaux est une très belle découverte et un énorme coup de cœur. Un nouveau venu de la littérature américaine qui place la barre très très haut.
En deux mots, je n'ai accroché à rien, à personne, et l'ennui s'est installé bien avant la fatidique page 99, que j'ai pourtant dépassée, persuadée que Nora Webster est un bon livre. La faute à qui, à quoi ? A moi bien sûr, avec mon impatience et mon exigence en matière de mots, à mes PAL qui sont trop hautes et mes étagères trop lourdes. A Daniel Pennac, aussi, avec ses droits du lecteur. Et à pas de chance, c'est sûr.