Littérature anglo-saxonne

Un livre qu’il faut avoir lu car il fait du bien au moral. Si l’auteure y raconte un épisode peu évoqué en littérature, l’occupation de l’île de Guernesey par les Allemands, elle le fait de manière positive grâce à ses personnages, témoins directs ou indirects...
Un suspense sur fond historique, des personnages forts, une ville martyre, une malédiction légendaire qui plane sur un diamant, une histoire d’amours, dont l’un est impossible… Toute la lumière que nous ne pouvons voir, roman multiple, joue sur tous les tableaux pour tenir son lecteur en haleine. Le résultat est probant et... « hollywoodable ». Une réussite qui l’a mené tout droit au Pulitzer.
Une histoire forte, une héroïne pure, attachante et émouvante, un épisode historique encore trop rarement abordé en littérature et une écriture flamboyante font de Les petites chaises rouges un livre fort, poignant et d’une grande intensité dramatique. Sûrement le plus grand livre de cette auteure si douée et si généreuse aux quatre-vingts printemps largement révolus.
Attention, ce livre nous fait honte, nous fait mal, nous fait peur par le caractère tragique de ce qu’il relate. Pourtant sa lecture n’est PAS SEULEMENT UTILE MAIS INDISPENSABLE car la prise de conscience des personnages pourrait, devrait servir de déclencheur à la nôtre. Et nous ouvrir enfin les yeux sur la crise migratoire et l’urgence d’agir en Europe. Moralisateur, ce livre ? Peut-être, mais la morale et la raison nous manquent. Comprendre, c’est (peut-être) déjà agir…
Une histoire poignante, intime et universelle, des personnages profondément humains, une grande puissance évocatrice et émotionnelle, une écriture magique et un souffle épique font de ce roman une œuvre brillante et inoubliable. Et un coup de cœur absolu
Dans une nature inhospitalière, un épisode climatique exceptionnellement violent provoque un drame familial et fait basculer une famille dans le chaos. Les personnages dévastés, pétris de sentiments forts et contradictoires, se lancent dans une quête éperdue de l’amour et du bonheur, aux accents de tragédie antique. L’écriture, simple et intense, reflète à merveille la nature, les personnages et l’aventure. Un magnifique western sans Indiens ou presque.
En trois parties qui vont et viennent entre passé et présent, l’auteur dresse le portrait réaliste et désenchanté de deux personnages qui pourraient très bien être sa mère et lui-même. Un livre sur la quête de reconnaissance, sur la fin des illusions, mais pas celle de l’espoir. Et un regard acerbe mais d’une grande justesse sur les relations mère-fils et sur la société américaine. Le tout servi par une belle prose, des dialogues fins et percutants. Du grand art.
Sur fond de nature grandiose et de mégapole, deux voix racontent aujourd’hui l’histoire violente, sombre et belle d’une famille d’Indiens Crees en proie aux tourments de la drogue, de l’alcool et du racisme de l’homme blanc, toujours d'actualité. Sans pour autant baisser les bras. Véritable leçon d’amour et de non renoncement, Les saisons de la solitude porte toute la sagesse et le bon sens des Indiens d’Amérique. Sans idéalisme primaire.
Difficile quand on a dix ans de conserver son innocence, de trouver sa place et de comprendre le monde adulte. Tout l’intérêt de Un bon garçon est justement ce garçon «différent», bouleversant, Mickey Donnelly. Et le regard tout à la fois décalé et juste qu’il porte sur son pays livré à un conflit religieux et aux problèmes sociaux.
A l’aube des années 80 en Californie, un portrait juste et tendre de l’adolescence féminine sur fond de traque policière d’un étrangleur en série. Parfaitement à l’aise dans les deux registres, Joyce Maynard réussit à nous attendrir, à nous faire sourire et frémir en même temps. Original, émouvant et captivant.
Premier roman d’une puissance absolue. «La Grande guerre» montrée comme jamais dans ce qu’elle a de plus petit, de plus bas, de plus horrible. Et une réflexion sur ce qu’elle nous montre de nous, notre humanité et ce qu’il peut en rester après son passage. Mais aussi l’exaltation de la nature et de la terre, de l’amitié et de l’amour «filial». On en ressort choqué et murmurant «Plus jamais ça». Et pourtant... Un grand moment humain, historique et littéraire.
Des sentiments et des liens familiaux très forts, un drame humain, des hommes (et des femmes) avec leurs forces et leurs faiblesses, une nature glorifiée et des Indiens aimés et respectés, Légendes d’automne (la nouvelle) est une sorte de saga miniature retraçant le destin d’une famille de 1914 aux années 80. Une histoire forte, bouleversante avec, en prime, un petit goût de western actuel.
A la manière du chœur antique dans une tragédie grecque, Julie Otsuka convoque en portrait groupé les milliers de femmes japonaises émigrées aux Etats-Unis au début du XXè siècle, croyant y trouver amour, bonheur et réussite. Et ne trouvant que malheur, brimades et désillusion. Un volet pas très glorieux et tabou de l’histoire américaine et une belle réhabilitation de ces femmes.
Faut-il, en contrevenant à la loi fédérale, prendre le risque de détourner une rivière sauvage pour récupérer le corps d’une fillette coincé sous un rocher ? Ou non. Riverains, élus, parents, médias et investisseurs ont leur mot à dire…
Le revenant relate l’histoire vraie d’un homme hors du commun traquant, sur des centaines de kilomètres et dans des conditions extrêmes, les deux hommes qui l’ont abandonné blessé à mort par un grizzli. Un récit qui nous tient en haleine grâce à une écriture fluide et animée et met en lumière certains aspects de l’histoire américaine du XIXe siècle pas forcément connus. Encore un premier roman prometteur !
La neige noire est une œuvre incantatoire, puissante, sublime, à la fois tragédie antique et long poème en prose.
Une femme déguisée en homme sur les champs de bataille américains… Ecrit de façon magistrale, ce roman peu banal nous fait peur, nous émeut, nous fait rire, nous fait horreur et fait de nous les témoins muets d’une guerre jusqu’ici peu narrée en littérature.
Tempête dans la vie d’une femme qui doit en même temps gérer une grave crise conjugale et rendre un verdict urgent et délicat conditionnant la mort ou la survie d’un adolescent. Racontée avec la si belle écriture ciselée de l’auteur.
Beau roman choral aux styles multiples, Le cœur qui tourne évoque avec une grande humanité les conséquences du chômage dans la vie sociale et relationnelle. Auteur à suivre…
Avec une attention permanente et une grande pudeur, Alice McDermott dresse un portrait tout en douceur et en délicatesse de la population modeste de Brooklyn des années 1930 à aujourd'hui. Une belle histoire de femme (s). Par les temps qui courent, ce genre de lecture, ça fait un bien fou !
Servi par une plume incantatoire sublime, Un ciel rouge, le matin est une histoire d’une intensité dramatique exacerbée. L’ensemble est fascinant et nous sommes happés de la première à la dernière phrase. Ce livre est beau à pleurer. Véritablement.
Formidable roman de tous les amours, de tous les désamours, de toutes les violences et de toutes les rédemptions, ce nouvel opus est au moins aussi beau et aussi fort que les précédents. Merci Ma Dame Morrison.
En deux mots En peu de pages remplies de mots simples mais beaux, La Couleur du lait est un roman lumineux, riche et marquant grâce à une héroïne bouleversante et à une histoire imprévisible… mais logique.
La guerre, l’exode, la faim, la mort… et l’amour ! Le parcours initiatique d’un jeune orphelin de la vie par un auteur habité.