Coups de cœur

 

Les coups de cœur. Qu’ils s’appellent Coups de cœur, Coups au cœur, Coups dans le cœur, Petit ou Grand Coup de cœur, ils ont tous un point commun : le cœur, en l’occurrence celui des blogueurs et celui des lecteurs potentiels… Au menu alors : de l’émotion, de l’admiration, du rire, des larmes… Et une plume.

Des personnages poignants dans un décor de montagnes grandioses et de friches industrielles, Marina Bellezza est une histoire d’amour impossible. Mais, surtout, il explore de multiples sujets sociaux, sociétaux et politiques. Un livre d’une grande puissance romanesque que l’on referme à regret, une perle littéraire à se procurer toutes lectures cessantes.
Avec une écriture sobre pour parler des faits et une grande pudeur pour dire les sentiments, Brigitte Giraud aborde des sujets graves : la dictature portugaise des années Salazar, la perte du père et la possibilité de résilience, la construction de soi. Et, surtout, le déracinement. Une très belle découverte.
Entremêlant avec virtuosité l’histoire, l’art et les sentiments, Michel Bernard dresse un portrait de Claude Monet le peintre et celui, plus intime, de Claude Monet l’homme. Une longue tranche de vie qui nous permet de rencontrer sa première épouse Camille ainsi que tous ses amis peintres. Avec une écriture de haut vol, le livre éveille notre intérêt, suscite notre émotion et notre admiration. Un superbe livre et un grand coup de cœur.
On n’abandonne jamais sa famille". Certains personnages citent et recitent cet aphorisme. Le respectent. Ou pas... Un roman noir d’une grande intensité dramatique, des personnages déchirants et une plume sobre et lyrique, Les animaux est une très belle découverte et un énorme coup de cœur. Un nouveau venu de la littérature américaine qui place la barre très très haut.
En un mor : Génial. En plusieurs : EN PLUSIEURS : Profond. Prenant. Puissant. Merveilleuse histoire d’amitié remplie de surprises, parfaitement maîtrisée et d’un féminisme généreux. Un talent qui frôle l’excellence aussi bien pour l’intrigue et l’écriture que pour l’étude psychologique et la peinture sociale.
Au Pays-Bas – ce pourrait être n’importe où en Europe – les demandeurs d’asile qui n’ont pas réussi à se faire régulariser sont expulsés dans leur pays d’origine. Pristina est l’histoire d’une jeune Kosovare, racontée avec une plume romanesque et légère. Mais pas avec légèreté. Les personnages sont attachants, le suspense présent et le point de vue humain…
Dans un quartier populaire du Naples des années cinquante, portrait à la fois tendre et féroce de deux gamines aux caractères tranchés. Avec des personnages hauts en couleurs évoluant au quotidien dans un panorama social omniprésent, L’amie prodigieuse, roman d’une amitié indéfectible, est fort heureusement le premier tome d’une saga captivante hautement addictive.
Trente ans après les faits, une nouvelle inattendue amène l’auteur à se remémorer sa première histoire d’amour. Probablement le meilleur de l’auteur.
Dans une prose lyrique incantatoire frôlant la perfection, l’auteur nous livre une histoire d’une grande noirceur dans laquelle l’amour règne en maître et côtoie la folie. Une lecture qui flatte l’esprit et le cœur, dont le lecteur ressort bouleversé, ébloui et grandi. La magie des mots, le bonheur de les lire...
Ce livre est un recueil de déclarations d’amour : celles d’Aaliya et de l’auteur aux livres, aux écrivains et à la ville de Beyrouth ; celle de l’auteur (et la nôtre) à Aaliya. Un livre d’une grande richesse, qui parle de livres et donne l’impression d’être cultivé, ou l’envie de le devenir… grâce aux livres. Et un personnage féminin inoubliable… Un régal de lecture, un coup de cœur intellectuel.
Après sa propre Berezina, en août 2014, Sylvain Tesson nous revient cabossé de partout mais alerte, farouche et plein d’allant. Avec sa générosité et son écriture si personnelles, il trace un tableau mitigé des chemins de traverse français et des petits villages oubliés qu’ils desservent. Drôle, avisé, humain, poétique. Jouissif, toujours. On en redemande !
Une histoire forte, une héroïne pure, attachante et émouvante, un épisode historique encore trop rarement abordé en littérature et une écriture flamboyante font de Les petites chaises rouges un livre fort, poignant et d’une grande intensité dramatique. Sûrement le plus grand livre de cette auteure si douée et si généreuse aux quatre-vingts printemps largement révolus.
Attention, ce livre nous fait honte, nous fait mal, nous fait peur par le caractère tragique de ce qu’il relate. Pourtant sa lecture n’est PAS SEULEMENT UTILE MAIS INDISPENSABLE car la prise de conscience des personnages pourrait, devrait servir de déclencheur à la nôtre. Et nous ouvrir enfin les yeux sur la crise migratoire et l’urgence d’agir en Europe. Moralisateur, ce livre ? Peut-être, mais la morale et la raison nous manquent. Comprendre, c’est (peut-être) déjà agir…
Une histoire poignante, intime et universelle, des personnages profondément humains, une grande puissance évocatrice et émotionnelle, une écriture magique et un souffle épique font de ce roman une œuvre brillante et inoubliable. Et un coup de cœur absolu
Dans une nature inhospitalière, un épisode climatique exceptionnellement violent provoque un drame familial et fait basculer une famille dans le chaos. Les personnages dévastés, pétris de sentiments forts et contradictoires, se lancent dans une quête éperdue de l’amour et du bonheur, aux accents de tragédie antique. L’écriture, simple et intense, reflète à merveille la nature, les personnages et l’aventure. Un magnifique western sans Indiens ou presque.
Poignant et vibrant roman d'amour entre une mère et son fils, Continuer est aussi un bouleversant road-movie de la dernière chance. Premier roman d'aventure de l'auteur, c'est probablement son livre le plus dense, le plus fort. Palpitant. Sidérant. Époustouflant. Épique. Oui, ça fait beaucoup d’adjectifs, j'assume.
Mélancolie. Solitude. Inéluctabilité. Un roman original, grave et drôle à la fois même si le côté sombre l’emporte. Une famille mortifère, un personnage touchant, un livre inoubliable. Encore un coup de cœur ! Jean-Paul Dubois est un de mes grands chouchous.
a guerre vue par les yeux et l’âme d’un enfant de dix ans qui ne veut pas grandir mais que le conflit ethnique transforme malgré lui en homme. Une écriture sensible, tendre et candide pour une histoire qui oscille entre l’imaginaire de l’enfance et la réalité de la guerre. Avec en sus une certaine rudesse lorsque la gravité l’emporte, et la rencontre avec une Afrique remplie d’odeurs, de couleurs et de saveurs. Un premier roman ? Oui ! Et une immense réussite avec en prime un hommage aux livres "refuges".
Fresque historique sur l’Iran d’hier et d’aujourd’hui, saga familiale, roman d’amour et d’apprentissage... L’auteure tire habilement tous ces fils jusqu’au bout et le récit va crescendo dans le rythme et dans le suspense. Passionnant, foisonnant, drôle, émouvant et écrit dans un français parfaitement maîtrisé, Désorientale est un (premier !) roman qui frappe fort et que le lecteur n’est pas prêt d’oublier. Un sacré coup de cœur pour cette lecture indispensable.
Avec son empathie naturelle et sa plume majestueuse, Valentine Goby retrace dix ans de la vie de Mathilde et de sa famille, dont les parents sont atteints de tuberculose. Un livre sombre au sujet tabou mais où l’amour est omniprésent grâce à Mathilde qui nous entraîne vers la lumière, sa lumière. L’émotion nous submerge à chaque page et le documentaire est de qualité. Un livre nécessaire.
D’une logique et d’une clarté redoutables, ce livre est surtout d’une grande efficacité . Fustigeant la bêtise et le fanatisme, il nous incite à retirer nos œillères et à réfléchir sur l’une des origines de nos maux d’aujourd’hui, peut-être (ou sûrement) déjà présents dans « notre »Histoire, celle que nous avons écrite avec « nos » mots... Un livre à faire lire à tous les jeunes à partir de treize ans ! Et aux autres... car il est utile, indispensable même.
Roman intense qui aborde la vie et son évolution, la vieillesse et la mort, sans oublier la descendance, mais aussi la disparition du passé avec la maison qui brûle et la confiance dans l'autre, pour ne pas dire la folie... Les bottes suédoises est un livre poignant, sombre et désenchanté qui reflète les interrogations et les peurs de son auteur à quelques mois de sa disparition. Comme il se dit toujours, "ce sont les meilleurs qui s'en vont"..