Coups de cœur

 

Les coups de cœur. Qu’ils s’appellent Coups de cœur, Coups au cœur, Coups dans le cœur, Petit ou Grand Coup de cœur, ils ont tous un point commun : le cœur, en l’occurrence celui des blogueurs et celui des lecteurs potentiels… Au menu alors : de l’émotion, de l’admiration, du rire, des larmes… Et une plume.

Une histoire vraie poignante mêlant trois épisodes parmi les plus dramatiques de l’histoire de l’humanité. Une analyse des plus sincères et des plus justes, dans un style fulgurant. Un livre qu’il faut lire absolument pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui, en 2015.
Derrière la porte est tout à la fois un grand mélodrame d’amour, un roman social, un roman populaire qui n’a pas été sans me faire penser à Wilkie Collins, un roman à suspense et une étude psychologique fouillée. Il fallait bien sept cents pages pour tout ça, non ?
Plus proche d'un témoignage que d'un roman. A la limite du supportable.
Avec son écriture si particulière à la fois sensible, délicate et pointue, Gaëlle Josse nous raconte l’histoire intime d’un homme tourmenté essayant de rester humain dans un lieu qui ne l’est pas, ancrée dans la réalité historique d’une Amérique pas si lointaine. Une œuvre à la fois romanesque et historique. Un vrai bonheur de lecture, malheureusement un peu trop court.
Portrait de femme écrit comme un thriller sociétal, La Porte est aussi l’histoire d’une amitié improbable. Elle aborde des sujets essentiels comme l’importance de certains choix, le poids du secret, la trahison et la culpabilité qu’elle entraîne.
Dans une écriture dense et épique, Sylvain Tesson revient sur un volet oublié des campagnes napoléoniennes, la Retraite de Russie après l’incendie de Moscou, et rend hommage à ceux qui y sont morts. Après avoir en 2012, avec quatre amis, refait en side-car précaire l’exact parcours de La Grande Armée en 1812, il nous livre un récit généreux, édifiant et passionnant.
Une double intrigue menée de main de maître, un fond historique assez fouillé, des enquêteurs fidèles à eux-mêmes, une écriture savoureuse, on est bien chez Fred Vargas et j’en suis fan ! Mais il vaut peut-être mieux en avoir déjà lu un ou deux pour pouvoir apprécier pleinement celui-ci.
Un immense coup de cœur, un petit bijou d'émotion et de finesse ! À travers les yeux d'une petite chienne fox-terrier, Tibor Déry dresse une satire féroce et sans concession de la Hongrie stalinienne. Quand son maître est arbitrairement arrêté, Niki dépérit de chagrin. Porté par une écriture juste, légère et teintée d'ironie mordante, ce court roman dénonce l'absurdité du totalitarisme tout en célébrant la puissance de l'amour. Une lecture inoubliable. Ma note : 19,5/20 !
C’est un livre qu’on croit dévorer ; mais c’est lui qui vient nous chercher, qui nous dévore et nous poursuit après nous avoir enchaînés. Un livre qui pourrait bien nous priver de lecture pendant longtemps. Inoubliable.
Un premier roman magistral, noir et puissant ! Dans une Pennsylvanie post-industrielle dévastée par la misère, deux jeunes amis, Isaac et Billy, voient leur destin basculer après un meurtre accidentel. À travers une construction chorale parfaite aux chapitres courts, Philipp Meyer signe une peinture sociale dure et juste, un brin schizophrène mais débordante d'empathie. Ce roman noir, trippant et d'une grande beauté, prend à la gorge et malmène le rêve américain. À dévorer !
Un immense coup de cœur, une biographie romancée d'une densité et d'une beauté à couper le souffle! Jean-Luc Seigle redonne toute son humanité à Pauline Dubuisson, condamnée à perpétuité en 1953 pour le meurtre de son ex-amant. Brisée par la guerre, tondue, violée et traînée dans la boue, elle s'exile au Maroc pour fuir son passé. Porté par une écriture sobre, juste et profondément poétique, ce récit bouleversant m'a touchée en plein cœur!
Près de sept cents pages qu’on enrage de ne pas pouvoir dévorer d’une traite, et plus encore de les avoir finies, des morceaux de bravoure à chaque coin de paragraphe. Un livre magistral qui nous laisse sur le carreau, qu’on n’est pas prêt d’oublier après l‘avoir refermé. Un chef-d'œuvre absolu.
Un immense coup de cœur, une histoire triste et belle à pleurer ! Le 9 juillet 1961, par une chaleur étouffante, l'arrivée du premier poste de télévision bouleverse la famille Chassaing. Alors que la mère attend des images de son fils en Algérie, son mari Albert, ouvrier pétri de désespoir et traumatisé par la Seconde Guerre mondiale, planifie son suicide. Écrit dans un style magnifique, sobre et limpide, ce roman poignant m'a littéralement prise à la gorge !
Renvoyé de son collège trois jours avant Noël, Holden, seize ans, fait une fugue et s'installe dans un hôtel sordide à New York. Débute un périple de quelques jours au cours d'un récit initiatique sur le passage difficile de l'adolescence à l'âge adulte. Écrit à la première personne, alternant humour et mélancolie, ce livre est un vrai bonheur. Une perle intemporelle qui déclenche un torrent d'émotions et de tendresse.
‘Les jours fragiles’ bouleverseront les admirateurs de Rimbaud et de tous les poètes maudits de cette époque. Par son aisance avec laquelle l’auteur a revisité les derniers jours de Rimbaud et la fluidité de son style.