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Un bijou de justesse et d’humanité. Et de drôlerie. Un livre qui fait un bien fou. Un "restau du cœur intellectuel". Donc, forcément, un gros coup de cœur.
Un premier roman qui relate avec rigueur et empathie une période historique peu glorieuse du Japon, méconnue voire inconnue
Avec des mots de tous les jours et des formules qui font mouche, Marie-Sabine Roger nous propose une histoire courte « drôlement » funeste. Les personnages sont touchants et l’intrigue, vaguement cousue de fil blanc, nous emmène là où il faut pour passer un bon moment de lecture le sourire aux lèvres !
Entremêlant avec virtuosité l’histoire, l’art et les sentiments, Michel Bernard dresse un portrait de Claude Monet le peintre et celui, plus intime, de Claude Monet l’homme. Une longue tranche de vie qui nous permet de rencontrer sa première épouse Camille ainsi que tous ses amis peintres. Avec une écriture de haut vol, le livre éveille notre intérêt, suscite notre émotion et notre admiration. Un superbe livre et un grand coup de cœur.
Un livre qu’il faut avoir lu car il fait du bien au moral. Si l’auteure y raconte un épisode peu évoqué en littérature, l’occupation de l’île de Guernesey par les Allemands, elle le fait de manière positive grâce à ses personnages, témoins directs ou indirects...
Dans une prose poétique écrite avec des mots de tous les jours, Marie-Sabine Roger nous propose une histoire sans violence excessive, intéressante pour la description du travail de création et ses atermoiements, aux personnages attachants et même didactiques. Un livre chaleureux, idéal pour les amoureux de la BD. Et qui, rempli de "vrais" bons sentiments, nous fait un bien fou ! Lire Marie-Sabine Roger, c'est le plaisir de lecture garanti, toujours et sans facture.
1981. Mitterrand au pouvoir. Et, pour Magyd Cherfi, l’obtention de son baccalauréat. Une première pour un jeune Arabe des quartiers nord de Toulouse. L’occasion de revenir sur son enfance et son adolescence dans un récit drôle, lucide, intelligent et sans aucune concession. Ni pour les Gaulois ni pour les Arabes... Utile, très utile, plus encore aujourd’hui que dans les années 80.
Inclassable. Saisissant. Littéraire. Hypnotique. Un premier roman écrit comme un conte, tout en puissance et en promesses. Vite, un deuxième !
Christophe Barbier, directeur de la rédaction de L’Express, dans sa Préface : « C’est à la fois un pan d’Histoire qui défile sous nos yeux et un formidable feuilleton littéraire. C’est surtout l’épopée de trois êtres humains déchirés entre leur génie, leurs ambitions et leurs amours. Cette confrontation Sand-Hugo-Balzac est inédite à la scène et méritait une telle attention ».
Dans une centaine de pages très bien écrites, Michel Quint rend hommage à une librairie. Et plus encore aux libraires qui s’y sont succédé. Au point d’en faire des acteurs importants de la lutte contre la pensée unique ou, pire, l’absence de pensée. En même temps, un éclaircissement historique sur un pan méconnu de la guerre d’Algérie. Un roman trop court mais très dense. Une superbe et juste phrase : "Les livres, c’est comme les chats, on habite chez eux, pas l’inverse". Les amoureux des chats et des livres apprécieront.
Drôle, sérieux, tendre, ce n’est pas en deux, mais en trois mots que l’on pourrait qualifier ce roman dont l’histoire peut sembler familière à chacun de nous. Derrière la drôlerie, voire la truculence, c’est le sérieux qui l’emporte car il est question de mort, un peu, de solitude, un peu, de vieillesse, beaucoup... Et là, c’est déjà moins drôle...
Sous couvert de légèreté dans le style et l’histoire, Maria Ernestam aborde des sujets sérieux. Ici, la guerre entre voisins et l’influence des animaux domestiques sur les relations humaines. L’ensemble est agréable à lire bien qu’un peu léger. Entre deux gros pavés et avec une couverture pareille, c'est tentant et à tenter. A recommander à ceux qui ne connaissent pas bien le chat avec lequel ils vivent...
Quelques pages remarquables de description de la souffrance quand il évoque les conséquences de sa chute, avec hémorragie cérébrale et double fracture du crâne, plus les effets secondaires des chimios et de la greffe. Mais surtout un espoir fabuleux, soutenu par ses créations permanentes. C'est très beau et très émouvant, jamais larmoyant, toujours positif et reconnaissant envers le personnel hospitalier, son «amoureuse», son père, sa sœur et même les pharmaciennes quand il sort de l'hôpital. Un livre qui fait du bien.
Une écriture limpide, pudique et retenue, la quête des origines et l’évocation nostalgique du temps qui passe, dans Chemins Michèle Lesbre aborde une fois encore le manque de son père trop tôt disparu. Un tableau sépia tout en douceur et nostalgie et une belle réflexion sur le temps qui passe et son inexorable érosion.
Le revenant relate l’histoire vraie d’un homme hors du commun traquant, sur des centaines de kilomètres et dans des conditions extrêmes, les deux hommes qui l’ont abandonné blessé à mort par un grizzli. Un récit qui nous tient en haleine grâce à une écriture fluide et animée et met en lumière certains aspects de l’histoire américaine du XIXe siècle pas forcément connus. Encore un premier roman prometteur !
Une cinquantaine de pages de poésie pure qui exaltent la campagne et la nature et tissent un lien ténu mais fort entre l’art de la paysannerie et l’art tout court, en particulier celui de l’écriture. L'alchimie du verbe, au sens littéral.
Portrait de femme écrit comme un thriller sociétal, La Porte est aussi l’histoire d’une amitié improbable. Elle aborde des sujets essentiels comme l’importance de certains choix, le poids du secret, la trahison et la culpabilité qu’elle entraîne.
Dans ce livre fort, Maryse Condé revient sur les quarante premières années de sa vie et sur la naissance de sa vocation d’écrivain. Sans jamais chercher à repeindre sa réalité, elle nous entraîne dans l’Afrique tumultueuse des années soixante, l’Afrique de la négritude et de la décolonisation. Sans fards et en toute honnêteté.
Un livre « tête-bêche » à quatre mains, aussi original que percutant ! En mars 1946, dans les Pouilles, la misère post-guerre civile pousse des ouvriers agricoles affamés à lyncher les quatre sœurs Porro, de riches et innocentes bigotes. L'historienne Luciana Castellina éclaire avec rigueur les causes de cette révolte populaire, tandis que la romancière Milena Agus s'infiltre avec finesse et humour dans le quotidien de ces victimes. Un superbe exercice de mémoire, instructif et bouleversant !
Un livre émouvant et attachant comme une musique douce ! Marie-Hélène Lafon dresse le portrait plein d'empathie de Joseph, un ouvrier agricole taiseux de près de 60 ans qui fait le point sur sa vie dans le Cantal. Sans action spectaculaire, ce court roman brille par son style unique : de longues phrases musicales, sans dialogues, qui épousent la lenteur du monde paysan. Une chronique d'une grande dignité sur la solitude et la fin d'un monde.
Un livre à savourer, qui apporte une émotion pure et douce ! Dans le Gard, René et Clô, un vieux couple d'ornithologues radins et routiniers, étudient le merle bleu. Leur quotidien paisible est bousculé par l'arrivée d'Alain, un jeune étranger discret et mystérieux qui cache un lourd passé. Porté par une écriture littéraire simple et pleine de tendresse, ce récit évite les clichés et nous amène avec finesse vers un dénouement inattendu et apaisé.
Une lecture captivante, mais un avis mitigé ! Dans Le Turquetto, Metin Arditi nous entraîne du Constantinople juif à la Venise décadente du XVIe siècle. On y suit Elie, un peintre de génie contraint de cacher sa foi en pays catholique. Si j'ai adoré l'immersion dans l'histoire de l'art et les fanatismes religieux, le manque d'épaisseur du héros m'a un peu déçue. Un bon roman à découvrir !
Encore un livre tombé des mains ! J’ai acheté Sous la peau de Michel Faber en pensant lire un thriller atypique, surtout avec l’adaptation cinématographique portée par Scarlett Johansson. Grosse erreur d’appréciation : c’est de la science-fiction pura jus, et je déteste la SF ! Le livre est sûrement très bon pour les aficionados, mais pour moi, c’est stop.
Un livre tombé des mains ! Pourtant fan de Marc Dugain et de thrillers politiques remplis de magouilles, je n’ai lu qu’un quart de L’Emprise. Pourquoi est-ce que je n'ai pas du tout aimé ce roman, malgré toutes les bonnes critiques entendues à son sujet ? Mystère et boule de pétanque ! L’histoire ne m’a tout simplement pas accrochée.