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La maison vide est un véritable chef-d’œuvre et fait de Laurent Mauvignier, au sommet de son art, un auteur classique “après la lettre”. Sorte d’enquête familiale au long cours, ce livre est impossible à lâcher et le lecteur redoute de terminer sa lecture.
Un voyage initiatique sous forme de road-movie qui se déroule à cent à l’heure pour une fillette qui a grandi trop vite tout en gardant son âme d’enfant et part rejoindre sa grande sœur Bonnie, à l’opposé horizontal de l’Amérique. Les voyages forment la jeunesse. La preuve en est sur la route 66.
La vie des sœurs Khatchatourian commence le jour où elles ont tué leur père. Car c’était elles ou lui. La Russie d’hier et d’aujourd’hui vue par une femme française qui a connu la violence masculine en Russie. S’inspirant de son expérience, Laura Poggioli retrace leur calvaire avec compassion.
Fabrice Caro réussit avec son personnage désopilant à donner tout son sens à l’expression “rire aux larmes”. Un mélange plus sucré que salé, quoique… Jubilatoire avant tout.
La vie, l’amour, la mort. La mort, la vie, l’amour ? Dans quel ordre ? Un premier roman en forme de vengeance qui pose une question essentielle. Serions-nous prêts à mourir pour nos enfants et si oui, à quel prix ? L’argent peut-il tout acheter ? Singulier et trépidant.
Avec sa constance inébranlable, Louise Erdrich revient sur les souffrances du peuple amérindien, en général, qu’elle raconte sans misérabilisme (de sa part) mais avec empathie, compassion et lucidité.
Un roman en forme de huis clos, grave et drôle à la fois, avec une fin épique. Un bon moment de lecture garanti.
Un roman remarquable par sa profondeur et sa sensibilité, en même temps triste et émouvant.
Dans une Amérique qui tente de se déségrégationner, un polar vif, addictif dont il est impossible de deviner la fin. Avec un binôme impensable à la tête de l’enquête...
Un sujet et une fiction sombres inspirés d’une histoire vraie et racontés à la première personne par une très jeune femme lumineuse.
En quelque 160 pages et d’une plume délicate sobrement érudite, l’auteure nous offre une saga familiale qui se lit d’une seule traite et s’avère un bonheur absolu de lecture.
Louise Erdrich a franchi ici un pas de plus dans sa compréhension du monde actuel sans renoncer à glorifier les Amérindiens et exalter les sentiments, avec sa bienveillance et son empathie coutumières. Un roman sidérant de force et de beauté.
Histoire d’une famille exclusivement masculine, un père et ses deux fils, qui dérape lorsque l’un d’eux commet l’irréparable, Ce qu’il faut de nuit est également une belle histoire d’amour bancale qui explore avec pudeur et sensibilité le cœur « des hommes » et les rapports père-fils.
Le pays des autres m’a intéressée, passionnée par moment, émue par ses personnages féminins, en un sens retournée car je ne m’y attendais pas. J’ai pris un plaisir fou à le lire, n’en perdant pas un mot. Un véritable coup de massue suivi d’un énorme coup de cœur. Merci aux romanciers(ères) qui nous offrent de tels livres, qui nous racontent en même temps une histoire et l’Histoire.
Un état des lieux de l'Europe, du milieu du XIXe siècle à nos jours, au sens large du terme.
Une saga familiale qui remonte aux Indiens d’avant l’arrivée des colons pour s’achever de nos jours. Grandiose, humaine et bouleversante. Et d’une plume lumineuse non dénuée d’humour et de suspense Oserai-je écrire «chef-d’œuvre» ? Il paraît que j’utilise trop ce terme... Mais tant pis, j’ose.
Un Dupont Lajoie littéraire et contemporain, écrit d’une plume élégante, avec une belle empathie pour quelques personnages et une grande justesse de vue générale. D’une actualité brûlante, il décortique mot à mot ce qu’il est convenu d’appeler le racisme primaire qui commence par l’ignorance crasse et la peur de l’autre. A lire de toute urgence par tous et à tout âge !
A quoi peut bien conduire le viol de sa mère et tout ce qui en découle quand on a treize ans et qu’on vit dans une réserve ojibwé ? A une soif de justice à tout prix. Mais aussi et surtout à la perte définitive de l’innocence. Encore un très grand roman de Louise Erdrich, juste, sobre et engagé pour un peuple opprimé depuis plusieurs siècles.
Poignant et vibrant roman d'amour entre une mère et son fils, Continuer est aussi un bouleversant road-movie de la dernière chance. Premier roman d'aventure de l'auteur, c'est probablement son livre le plus dense, le plus fort. Palpitant. Sidérant. Époustouflant. Épique. Oui, ça fait beaucoup d’adjectifs, j'assume.
Par le biais de la grossesse non désirée d’une femme de chambre, le tableau assez sombre d’une bourgeoisie cossue pétrie de convenances et d’interdits. Et un beau portrait de femmes à travers une histoire d’amour(s) inattendue racontée avec une plume mêlant la pudeur et la sensibilité exacerbée. Amours est ici synonyme de libérations.
Enfants du diable est à la fois un conte humain et cruel et un rappel historique des années noires de la Roumanie de Ceausescu. Loin des sentiers littéraires battus, sur un rythme rapide, l’auteure nous emmène aux confins de l’Europe civilisée, dans un pays sous dictature où les enfants sont une fois encore les principales victimes de la folie d’un homme. Efficace et instructif.