Auteurs

Sur fond de crise agricole, de critique du monde du travail et de la finance, une belle étude psychologique, une intrigue dont la tension va crescendo et une histoire d’amour totalement improbable entre deux êtres que tout oppose.
1981. Mitterrand au pouvoir. Et, pour Magyd Cherfi, l’obtention de son baccalauréat. Une première pour un jeune Arabe des quartiers nord de Toulouse. L’occasion de revenir sur son enfance et son adolescence dans un récit drôle, lucide, intelligent et sans aucune concession. Ni pour les Gaulois ni pour les Arabes... Utile, très utile, plus encore aujourd’hui que dans les années 80.
Inclassable. Saisissant. Littéraire. Hypnotique. Un premier roman écrit comme un conte, tout en puissance et en promesses. Vite, un deuxième !
D’une logique et d’une clarté redoutables, ce livre est surtout d’une grande efficacité . Fustigeant la bêtise et le fanatisme, il nous incite à retirer nos œillères et à réfléchir sur l’une des origines de nos maux d’aujourd’hui, peut-être (ou sûrement) déjà présents dans « notre »Histoire, celle que nous avons écrite avec « nos » mots... Un livre à faire lire à tous les jeunes à partir de treize ans ! Et aux autres... car il est utile, indispensable même.
Roman intense qui aborde la vie et son évolution, la vieillesse et la mort, sans oublier la descendance, mais aussi la disparition du passé avec la maison qui brûle et la confiance dans l'autre, pour ne pas dire la folie... Les bottes suédoises est un livre poignant, sombre et désenchanté qui reflète les interrogations et les peurs de son auteur à quelques mois de sa disparition. Comme il se dit toujours, "ce sont les meilleurs qui s'en vont"..
Par petites touches poétiques, George Bonnet nous raconte l’histoire douce-amère d’une rencontre amoureuse inattendue. Une grande nostalgie et une belle émotion se dégagent du livre que l’on repose doucement en souriant un peu tristement. C'est juste simple, et beau.
Suspense inattendu, rythme soutenu, humour grinçant, vengeance et final surprenant, un livre court mais dense, très agréable à lire en ces jours de canicule, un verre d’eau gazeuse à portée de main...
Christophe Barbier, directeur de la rédaction de L’Express, dans sa Préface : « C’est à la fois un pan d’Histoire qui défile sous nos yeux et un formidable feuilleton littéraire. C’est surtout l’épopée de trois êtres humains déchirés entre leur génie, leurs ambitions et leurs amours. Cette confrontation Sand-Hugo-Balzac est inédite à la scène et méritait une telle attention ».
Pédophilie, corruption au plus haut de l’état et de la bourgeoisie, prostitutions et ballets roses… Le sujet de cette troisième enquête du commissaire brugeois est noir, très noir. Mais Van In et sa garde rapprochée ne se laissent ni impressionner ni corrompre par les notables de Bruges. Un livre osé, efficace et agréable à lire en dépit de sa noirceur.
Un jeune montagnard au cœur pur, une belle Bohémienne, un buraliste honnête résistant à Hitler, un Professeur Freud en fin de carrière (et de vie ?)... En mars 1938, les histoires d’amour et d’amitié sont rattrapées par l’Histoire de l’Autriche. Raconté dans une langue mêlant onirisme, réalisme et humour, cet épisode sombre ne laisse que peu d’espérance. C'est l'Anschluss qui s'approche.
Dans une centaine de pages très bien écrites, Michel Quint rend hommage à une librairie. Et plus encore aux libraires qui s’y sont succédé. Au point d’en faire des acteurs importants de la lutte contre la pensée unique ou, pire, l’absence de pensée. En même temps, un éclaircissement historique sur un pan méconnu de la guerre d’Algérie. Un roman trop court mais très dense. Une superbe et juste phrase : "Les livres, c’est comme les chats, on habite chez eux, pas l’inverse". Les amoureux des chats et des livres apprécieront.
Ecriture fluide, suspense soutenu grâce à des chapitres courts et des indices habilement semés dans les pages, réflexions profondes et lucides sur des sujets sérieux : religion(s), relations humaines en temps de guerre, on est dans un roman d’Armel Job. Et on en redemande. Et en un mot : inlâchable !
En trois parties qui vont et viennent entre passé et présent, l’auteur dresse le portrait réaliste et désenchanté de deux personnages qui pourraient très bien être sa mère et lui-même. Un livre sur la quête de reconnaissance, sur la fin des illusions, mais pas celle de l’espoir. Et un regard acerbe mais d’une grande justesse sur les relations mère-fils et sur la société américaine. Le tout servi par une belle prose, des dialogues fins et percutants. Du grand art.
Thierry Jonquet, Fred Vargas, Pierre Lemaître, Didier Daeninckx, Gérard Mordillat même... les pointures du roman noir français... Il y a un peu d’eux tous dans Les salauds devront payer. Mais bien plus encore : il y a Emmanuel Grand. Un roman noir social bien sous tous rapports avec un final haletant jamais vu. Du grand art. Et une rare efficacité. A lire absolument cet été.
Sur fond de nature grandiose et de mégapole, deux voix racontent aujourd’hui l’histoire violente, sombre et belle d’une famille d’Indiens Crees en proie aux tourments de la drogue, de l’alcool et du racisme de l’homme blanc, toujours d'actualité. Sans pour autant baisser les bras. Véritable leçon d’amour et de non renoncement, Les saisons de la solitude porte toute la sagesse et le bon sens des Indiens d’Amérique. Sans idéalisme primaire.
Un policier écrit avec humour et légèreté : Le carré de la vengeance joue la carte de l’enquête pure qui aboutit à de sombres secrets de famille. Un suspense original, malin et bien ficelé, avec des personnages attachants aux manettes de l’investigation. Et Bruges comme si on y était... Premier essai transformé et belle première découverte. Bien écrit, plein d’humour et prenant, voici une lecture idéale pour les vacances (puisqu’il paraît qu’il y a des livres «Spécial vacances»).
A la fin de la Première Guerre mondiale et après, dans une famille bourgeoise de province, la maladie incurable d’un enfant ravage les cœurs et balaie conventions, non-dits et petites mesquineries familiales.
Difficile quand on a dix ans de conserver son innocence, de trouver sa place et de comprendre le monde adulte. Tout l’intérêt de Un bon garçon est justement ce garçon «différent», bouleversant, Mickey Donnelly. Et le regard tout à la fois décalé et juste qu’il porte sur son pays livré à un conflit religieux et aux problèmes sociaux.
Une histoire triste et dure racontée sur un ton léger et fantaisiste. Le thème de la folie et celui de la mort revisités dans un conte moderne où le rire et la joie le disputent à la tristesse et aux larmes. Premier roman original et prometteur.
Sur fond de corruption politico-policière au Chili, aujourd’hui, une course-poursuite impitoyable et une belle histoire d’amour. Un polar exotique grandiose, noir et lumineux à la fois. Double cerise sur le gâteau : une sacrée leçon d’histoire – L’Amérique latine dans toute la violence de ses dictateurs – et une réflexion sur l’écologie. Attention, addiction immédiate et coup de cœur garanti !
Par le biais de la grossesse non désirée d’une femme de chambre, le tableau assez sombre d’une bourgeoisie cossue pétrie de convenances et d’interdits. Et un beau portrait de femmes à travers une histoire d’amour(s) inattendue racontée avec une plume mêlant la pudeur et la sensibilité exacerbée. Amours est ici synonyme de libérations.
Drôle, sérieux, tendre, ce n’est pas en deux, mais en trois mots que l’on pourrait qualifier ce roman dont l’histoire peut sembler familière à chacun de nous. Derrière la drôlerie, voire la truculence, c’est le sérieux qui l’emporte car il est question de mort, un peu, de solitude, un peu, de vieillesse, beaucoup... Et là, c’est déjà moins drôle...
Sous couvert de légèreté dans le style et l’histoire, Maria Ernestam aborde des sujets sérieux. Ici, la guerre entre voisins et l’influence des animaux domestiques sur les relations humaines. L’ensemble est agréable à lire bien qu’un peu léger. Entre deux gros pavés et avec une couverture pareille, c'est tentant et à tenter. A recommander à ceux qui ne connaissent pas bien le chat avec lequel ils vivent...