Auteurs

Dans une prose lyrique incantatoire frôlant la perfection, l’auteur nous livre une histoire d’une grande noirceur dans laquelle l’amour règne en maître et côtoie la folie. Une lecture qui flatte l’esprit et le cœur, dont le lecteur ressort bouleversé, ébloui et grandi. La magie des mots, le bonheur de les lire...
Babylone atteste une fois encore que son auteure est « la spécialiste du dérapage ». Elle décrit avec justesse le caractère de ses personnages, sans doute grâce à une excellente maîtrise de la psychologie de nos contemporains.
Un suspense sur fond historique, des personnages forts, une ville martyre, une malédiction légendaire qui plane sur un diamant, une histoire d’amours, dont l’un est impossible… Toute la lumière que nous ne pouvons voir, roman multiple, joue sur tous les tableaux pour tenir son lecteur en haleine. Le résultat est probant et... « hollywoodable ». Une réussite qui l’a mené tout droit au Pulitzer.
D’une écriture fluide et élégante, Eux sur la photo est un roman épistolaire qui se lit comme un thriller. Avec pour thèmes les secrets de famille bien gardés, les problèmes de la mémoire et l’importance de celle qui est conservée tout ou partie par la photo. Une belle histoire d’amours, aussi. Un véritable « tourne-pages » qui se lit d’une traite et nous offre un grand moment de détente.
Dans ce premier roman, Elisa Shua Dupin relate une parenthèse. Une parenthèse entre deux cultures et deux mondes totalement différents, entre deux personnes. Et entre deux lectures ardues. Ecrit sur un mode poétique épuré et suspensif, ce court roman laisse rêveur et nostalgique une fois refermé avec, peut-être aussi, un sentiment d’éphémérité et d’inachèvement dans le final surprenant...
Ce livre est un recueil de déclarations d’amour : celles d’Aaliya et de l’auteur aux livres, aux écrivains et à la ville de Beyrouth ; celle de l’auteur (et la nôtre) à Aaliya. Un livre d’une grande richesse, qui parle de livres et donne l’impression d’être cultivé, ou l’envie de le devenir… grâce aux livres. Et un personnage féminin inoubliable… Un régal de lecture, un coup de cœur intellectuel.
Une approche inhabituelle de l’événement historique le plus connu des Français : la prise de la Bastille par ceux qui l'ont faite, les miséreux, à qui l'auteur rend justice en les sortant de l'anonymat et de l'oubli. Merci à l'auteur.
Après sa propre Berezina, en août 2014, Sylvain Tesson nous revient cabossé de partout mais alerte, farouche et plein d’allant. Avec sa générosité et son écriture si personnelles, il trace un tableau mitigé des chemins de traverse français et des petits villages oubliés qu’ils desservent. Drôle, avisé, humain, poétique. Jouissif, toujours. On en redemande !
Une histoire forte, une héroïne pure, attachante et émouvante, un épisode historique encore trop rarement abordé en littérature et une écriture flamboyante font de Les petites chaises rouges un livre fort, poignant et d’une grande intensité dramatique. Sûrement le plus grand livre de cette auteure si douée et si généreuse aux quatre-vingts printemps largement révolus.
Attention, ce livre nous fait honte, nous fait mal, nous fait peur par le caractère tragique de ce qu’il relate. Pourtant sa lecture n’est PAS SEULEMENT UTILE MAIS INDISPENSABLE car la prise de conscience des personnages pourrait, devrait servir de déclencheur à la nôtre. Et nous ouvrir enfin les yeux sur la crise migratoire et l’urgence d’agir en Europe. Moralisateur, ce livre ? Peut-être, mais la morale et la raison nous manquent. Comprendre, c’est (peut-être) déjà agir…
L’écriture alerte et maîtrisée et l’érudition impressionnante de la pensée font de ce roman une réflexion sans concession sur des sujets de société brûlants et un thriller socio-économico-politique implacable. Pour son personnage dans sa course éperdue après la vérité et pour le lecteur qui aimerait bien tout envoyer valser et se retrouver seul avec son livre ! Si l'émotion n'est pas toujours au rendez-vous, c'est qu'on est dans le monde de l'argent, du pouvoir et de la corruption, pas chez les Bisounours...
Une histoire poignante, intime et universelle, des personnages profondément humains, une grande puissance évocatrice et émotionnelle, une écriture magique et un souffle épique font de ce roman une œuvre brillante et inoubliable. Et un coup de cœur absolu
Dans une nature inhospitalière, un épisode climatique exceptionnellement violent provoque un drame familial et fait basculer une famille dans le chaos. Les personnages dévastés, pétris de sentiments forts et contradictoires, se lancent dans une quête éperdue de l’amour et du bonheur, aux accents de tragédie antique. L’écriture, simple et intense, reflète à merveille la nature, les personnages et l’aventure. Un magnifique western sans Indiens ou presque.
Dans ce deuxième roman, Jean-Paul Didierlaurent aborde des sujets de société sérieux sur un ton faussement léger. J'avoue m'être un peu ennuyée au début. Mais l'histoire rebondit pour notre plus grand bonheur ! L'écriture est fluide, parsemée de touches humoristiques, et le dénouement totalement inattendu m'a épatée. C'est un conte moderne, un roman sucré-salé plein de bons sentiments qui fait jaillir l'espoir là où on ne l'attend pas. Un vrai bon livre de détente que l'on referme décontracté et souriant.
Au moment où je rédige cette chronique Adélaïde de Clermont-Tonnerre vient de se voir décerner le Grand prix de l’Académie française. De gustibus non est disputandum !
L’amour et les forêts traînait dans ma bibliothèque depuis sa parution quand j’ai été amenée à l’en sortir. La première chose que j’ai comprise au bout de quelques pages, c’est pourquoi il dormait sur mes étagères. La seconde, c’est qu’il aurait dû y rester. Je n'ai aimé ni l'écriture, ni les personnages, ni l'histoire. Mais tout est affaire de goût, en littérature aussi.
Poignant et vibrant roman d'amour entre une mère et son fils, Continuer est aussi un bouleversant road-movie de la dernière chance. Premier roman d'aventure de l'auteur, c'est probablement son livre le plus dense, le plus fort. Palpitant. Sidérant. Époustouflant. Épique. Oui, ça fait beaucoup d’adjectifs, j'assume.
Original et très bien écrit, ce premier roman mêle la fantaisie, l’extravagance et la magie à la gravité d’une abomination de l’Histoire. Un personnage attachant qui, par peur d’affronter son passé, le délivre jour après jour dans son bar habituel, devant un auditoire composé d’amis et de parfaits inconnus. Émotion, rire et larmes sont au rendez-vous. Une belle réussite.
Mélancolie. Solitude. Inéluctabilité. Un roman original, grave et drôle à la fois même si le côté sombre l’emporte. Une famille mortifère, un personnage touchant, un livre inoubliable. Encore un coup de cœur ! Jean-Paul Dubois est un de mes grands chouchous.
a guerre vue par les yeux et l’âme d’un enfant de dix ans qui ne veut pas grandir mais que le conflit ethnique transforme malgré lui en homme. Une écriture sensible, tendre et candide pour une histoire qui oscille entre l’imaginaire de l’enfance et la réalité de la guerre. Avec en sus une certaine rudesse lorsque la gravité l’emporte, et la rencontre avec une Afrique remplie d’odeurs, de couleurs et de saveurs. Un premier roman ? Oui ! Et une immense réussite avec en prime un hommage aux livres "refuges".
Dans une prose poétique écrite avec des mots de tous les jours, Marie-Sabine Roger nous propose une histoire sans violence excessive, intéressante pour la description du travail de création et ses atermoiements, aux personnages attachants et même didactiques. Un livre chaleureux, idéal pour les amoureux de la BD. Et qui, rempli de "vrais" bons sentiments, nous fait un bien fou ! Lire Marie-Sabine Roger, c'est le plaisir de lecture garanti, toujours et sans facture.
Un thriller historique, ouf, encore un ?! Oui, mais sur fond de Berlin bombardée en juin 1944, c’est déjà plus rare ! L’auteur est talentueux, le suspense intense, l’enquêteur tourmenté à souhait, le tueur aussi « serial » qu’on peut l’espérer. Mais c’est le documentaire historique qui l’emporte et mérite la lecture à lui seul. Un, deux, trois, lisez !
Fresque historique sur l’Iran d’hier et d’aujourd’hui, saga familiale, roman d’amour et d’apprentissage... L’auteure tire habilement tous ces fils jusqu’au bout et le récit va crescendo dans le rythme et dans le suspense. Passionnant, foisonnant, drôle, émouvant et écrit dans un français parfaitement maîtrisé, Désorientale est un (premier !) roman qui frappe fort et que le lecteur n’est pas prêt d’oublier. Un sacré coup de cœur pour cette lecture indispensable.
Avec son empathie naturelle et sa plume majestueuse, Valentine Goby retrace dix ans de la vie de Mathilde et de sa famille, dont les parents sont atteints de tuberculose. Un livre sombre au sujet tabou mais où l’amour est omniprésent grâce à Mathilde qui nous entraîne vers la lumière, sa lumière. L’émotion nous submerge à chaque page et le documentaire est de qualité. Un livre nécessaire.