Littérature internationale

Le dédoublement de personnalité vu par une virtuose du thriller et du roman de mœurs noir, une grande dame de la littérature qui aime elle aussi parfois écrire sous un pseudonyme... Glaçant.
Il ne fait pas bon être différent dans la haute bourgeoisie japonaise. Tout contrevenant à la bienséance et à la bien-pensance doit vivre caché derrière un rideau d’apparences. La société japonaise vit encore selon des lois sociales et des codes moraux ancestraux.
Sur fond de conflits raciaux larvés, un suspense savamment entretenu et distillé au goutte-à-goutte, une tension palpable à chaque page, une fin proprement inouïe et une écriture impeccable. Un livre noir inlâchable qui se lit d’une traite !
Des personnages poignants dans un décor de montagnes grandioses et de friches industrielles, Marina Bellezza est une histoire d’amour impossible. Mais, surtout, il explore de multiples sujets sociaux, sociétaux et politiques. Un livre d’une grande puissance romanesque que l’on referme à regret, une perle littéraire à se procurer toutes lectures cessantes.
On n’abandonne jamais sa famille". Certains personnages citent et recitent cet aphorisme. Le respectent. Ou pas... Un roman noir d’une grande intensité dramatique, des personnages déchirants et une plume sobre et lyrique, Les animaux est une très belle découverte et un énorme coup de cœur. Un nouveau venu de la littérature américaine qui place la barre très très haut.
La vie d’une petite communauté arménienne dans une ville iranienne vouée au pétrole. Et le portrait de Clarisse, mère au foyer parfaite, femme d’intérieur modèle qui un jour se prend à penser qu’une vie plus romanesque existe peut-être pour elle. L’émotion l’emporte parfois sur la pudeur des sentiments. Une réussite largement plébiscitée en Iran
En un mor : Génial. En plusieurs : EN PLUSIEURS : Profond. Prenant. Puissant. Merveilleuse histoire d’amitié remplie de surprises, parfaitement maîtrisée et d’un féminisme généreux. Un talent qui frôle l’excellence aussi bien pour l’intrigue et l’écriture que pour l’étude psychologique et la peinture sociale.
Au Pays-Bas – ce pourrait être n’importe où en Europe – les demandeurs d’asile qui n’ont pas réussi à se faire régulariser sont expulsés dans leur pays d’origine. Pristina est l’histoire d’une jeune Kosovare, racontée avec une plume romanesque et légère. Mais pas avec légèreté. Les personnages sont attachants, le suspense présent et le point de vue humain…
Dans un quartier populaire du Naples des années cinquante, portrait à la fois tendre et féroce de deux gamines aux caractères tranchés. Avec des personnages hauts en couleurs évoluant au quotidien dans un panorama social omniprésent, L’amie prodigieuse, roman d’une amitié indéfectible, est fort heureusement le premier tome d’une saga captivante hautement addictive.
En deux mots, je n'ai accroché à rien, à personne, et l'ennui s'est installé bien avant la fatidique page 99, que j'ai pourtant dépassée, persuadée que Nora Webster est un bon livre. La faute à qui, à quoi ? A moi bien sûr, avec mon impatience et mon exigence en matière de mots, à mes PAL qui sont trop hautes et mes étagères trop lourdes. A Daniel Pennac, aussi, avec ses droits du lecteur. Et à pas de chance, c'est sûr.
Un livre qu’il faut avoir lu car il fait du bien au moral. Si l’auteure y raconte un épisode peu évoqué en littérature, l’occupation de l’île de Guernesey par les Allemands, elle le fait de manière positive grâce à ses personnages, témoins directs ou indirects...
Pendant et après la guerre de Corée, dans les années cinquante, le calvaire d’un médecin intègre qui ne voudra jamais céder ni à la corruption ni à l’engagement militaire ou politique. Roman et hommage familial à la fois puisque Monsieur Han est l’oncle maternel de l’auteur, médecin dans la vie comme dans le roman, mort dans la misère au bout d’un destin tragique.
Un suspense sur fond historique, des personnages forts, une ville martyre, une malédiction légendaire qui plane sur un diamant, une histoire d’amours, dont l’un est impossible… Toute la lumière que nous ne pouvons voir, roman multiple, joue sur tous les tableaux pour tenir son lecteur en haleine. Le résultat est probant et... « hollywoodable ». Une réussite qui l’a mené tout droit au Pulitzer.
Ce livre est un recueil de déclarations d’amour : celles d’Aaliya et de l’auteur aux livres, aux écrivains et à la ville de Beyrouth ; celle de l’auteur (et la nôtre) à Aaliya. Un livre d’une grande richesse, qui parle de livres et donne l’impression d’être cultivé, ou l’envie de le devenir… grâce aux livres. Et un personnage féminin inoubliable… Un régal de lecture, un coup de cœur intellectuel.
Une histoire forte, une héroïne pure, attachante et émouvante, un épisode historique encore trop rarement abordé en littérature et une écriture flamboyante font de Les petites chaises rouges un livre fort, poignant et d’une grande intensité dramatique. Sûrement le plus grand livre de cette auteure si douée et si généreuse aux quatre-vingts printemps largement révolus.
Attention, ce livre nous fait honte, nous fait mal, nous fait peur par le caractère tragique de ce qu’il relate. Pourtant sa lecture n’est PAS SEULEMENT UTILE MAIS INDISPENSABLE car la prise de conscience des personnages pourrait, devrait servir de déclencheur à la nôtre. Et nous ouvrir enfin les yeux sur la crise migratoire et l’urgence d’agir en Europe. Moralisateur, ce livre ? Peut-être, mais la morale et la raison nous manquent. Comprendre, c’est (peut-être) déjà agir…
L’écriture alerte et maîtrisée et l’érudition impressionnante de la pensée font de ce roman une réflexion sans concession sur des sujets de société brûlants et un thriller socio-économico-politique implacable. Pour son personnage dans sa course éperdue après la vérité et pour le lecteur qui aimerait bien tout envoyer valser et se retrouver seul avec son livre ! Si l'émotion n'est pas toujours au rendez-vous, c'est qu'on est dans le monde de l'argent, du pouvoir et de la corruption, pas chez les Bisounours...
Une histoire poignante, intime et universelle, des personnages profondément humains, une grande puissance évocatrice et émotionnelle, une écriture magique et un souffle épique font de ce roman une œuvre brillante et inoubliable. Et un coup de cœur absolu
Dans une nature inhospitalière, un épisode climatique exceptionnellement violent provoque un drame familial et fait basculer une famille dans le chaos. Les personnages dévastés, pétris de sentiments forts et contradictoires, se lancent dans une quête éperdue de l’amour et du bonheur, aux accents de tragédie antique. L’écriture, simple et intense, reflète à merveille la nature, les personnages et l’aventure. Un magnifique western sans Indiens ou presque.
Un thriller historique, ouf, encore un ?! Oui, mais sur fond de Berlin bombardée en juin 1944, c’est déjà plus rare ! L’auteur est talentueux, le suspense intense, l’enquêteur tourmenté à souhait, le tueur aussi « serial » qu’on peut l’espérer. Mais c’est le documentaire historique qui l’emporte et mérite la lecture à lui seul. Un, deux, trois, lisez !
Roman intense qui aborde la vie et son évolution, la vieillesse et la mort, sans oublier la descendance, mais aussi la disparition du passé avec la maison qui brûle et la confiance dans l'autre, pour ne pas dire la folie... Les bottes suédoises est un livre poignant, sombre et désenchanté qui reflète les interrogations et les peurs de son auteur à quelques mois de sa disparition. Comme il se dit toujours, "ce sont les meilleurs qui s'en vont"..
Un jeune montagnard au cœur pur, une belle Bohémienne, un buraliste honnête résistant à Hitler, un Professeur Freud en fin de carrière (et de vie ?)... En mars 1938, les histoires d’amour et d’amitié sont rattrapées par l’Histoire de l’Autriche. Raconté dans une langue mêlant onirisme, réalisme et humour, cet épisode sombre ne laisse que peu d’espérance. C'est l'Anschluss qui s'approche.
En trois parties qui vont et viennent entre passé et présent, l’auteur dresse le portrait réaliste et désenchanté de deux personnages qui pourraient très bien être sa mère et lui-même. Un livre sur la quête de reconnaissance, sur la fin des illusions, mais pas celle de l’espoir. Et un regard acerbe mais d’une grande justesse sur les relations mère-fils et sur la société américaine. Le tout servi par une belle prose, des dialogues fins et percutants. Du grand art.
Sur fond de nature grandiose et de mégapole, deux voix racontent aujourd’hui l’histoire violente, sombre et belle d’une famille d’Indiens Crees en proie aux tourments de la drogue, de l’alcool et du racisme de l’homme blanc, toujours d'actualité. Sans pour autant baisser les bras. Véritable leçon d’amour et de non renoncement, Les saisons de la solitude porte toute la sagesse et le bon sens des Indiens d’Amérique. Sans idéalisme primaire.