Romans

Un roman court, bouleversant, qui m'a révoltée par son sujet ! Dans le milieu hassidique de Jérusalem, Rachel et Nathan s'aiment profondément, mais après dix ans sans enfants, Rachel est déclarée stérile et se voit répudiée par son mari. À travers cette histoire dramatique, Éliette Abécassis dénonce le traditionalisme archaïque et la condition bafouée des femmes. Écrit avec une poésie toute en retenue, c'est un récit poignant et instructif qui déborde de sentiments !
Un premier roman coup de poing qui m'a laissée groggy ! À travers ce brûlot autobiographique écrit avec rage, Édouard Louis livre le récit sans concession d'une enfance picarde marquée par l’homophobie, la misère et le harcèlement quotidien. Si l'accumulation de violence et de scènes crues rend la lecture difficile et dérangeante, ce parcours initiatique poignant est porté par une vraie plume. Un livre dur, qui fait mal et donne à réfléchir !
Malgré ma phobie des best-sellers, ce roman court m'a réservé une assez bonne surprise ! On y suit Jo, une mercière ordinaire qui gagne le gros lot au Loto. Le style est fluide, léger et drôle, et l'auteur se glisse avec une grande justesse dans la peau de son héroïne. Si j'ai regretté un ton un peu monocorde et une fin incompréhensible, le récit distille la tristesse par petites touches émouvantes. Un livre sucré-salé agréable à lire !
Un premier roman court et bien écrit qui fait l'effet d'un vrai film d'horreur ! Pris dans les glaces, un baleinier vire au cauchemar. Entre folie de l'équipage, cannibalisme et fantastique, l'ambiance rappelle Edgar Allan Poe ou Lovecraft. J'ai dévoré ce huis-clos maritime d'une traite, en sursautant au moindre bruit jusqu'au retournement final inattendu. Sensations fortes garanties pour public averti, c'est une vraie bonne surprise et un ovni littéraire à suivre !
Une autobiographie bouleversante et d’une sincérité absolue ! Dans Un bon fils, Pascal Bruckner livre le récit sans concession de son enfance auprès d’un père tyran, violent et férocement antisémite. Pour échapper à ce monstre, l'auteur s'est réfugié dans l'amour fou des livres. Malgré des dernières pages dérangeantes jusqu’à l’insoutenable sur la fin de vie, ce témoignage brut est une magnifique leçon de résilience.
Une lecture captivante, mais un avis mitigé ! Dans Le Turquetto, Metin Arditi nous entraîne du Constantinople juif à la Venise décadente du XVIe siècle. On y suit Elie, un peintre de génie contraint de cacher sa foi en pays catholique. Si j'ai adoré l'immersion dans l'histoire de l'art et les fanatismes religieux, le manque d'épaisseur du héros m'a un peu déçue. Un bon roman à découvrir !
Un thriller social au rythme effréné et au suspense omniprésent ! Pour réussir à New York, Samir usurpe l'identité et le passé de son ami d'enfance Samuel. Vingt ans plus tard, l'imposture éclate. Karine Tuil signe un roman dense à l'écriture moderne, presque musicale, qui aborde la discrimination, les faux-semblants et la culpabilité de l'écrivain. Si j'ai regretté un manque d'empathie pour les personnages, j'ai adoré la réflexion passionnante sur l'écriture. À lire !
Un portrait au vitriol de la vie domestique ! Dans Arlington Park, Rachel Cusk suit cinq femmes au bord de la crise de nerfs dans une banlieue cossue anglaise. Frustrées et étouffées par leur mariage, leurs pensées névrosées occupent tout l'espace. Si le style est très littéraire et magnifiquement ciselé, ce huis clos sans concession manque parfois de souffle et d'amour. Une lecture sombre et désabusée.
Un roman bouleversant qui m'a terrassée jusqu'au final déchirant ! Arrive un vagabond de Robert Goolrick nous plonge dans l’Amérique puritaine de 1948. L'arrivée d’un boucher solitaire va faire basculer une petite ville tranquille lorsqu'il s'éprend d'une femme mariée. Entre adultère, secrets et tension croissante, ce drame de la passion, raconté à travers les yeux d'un enfant complice malgré lui, frôle la tragédie grecque.
Un beau roman, malgré quelques longueurs ! Avec Ce que le jour doit à la nuit, Yasmina Khadra quitte le thriller politique pour une grande fresque romanesque dans l'Algérie coloniale. Si la partie romance centrale s'essouffle un peu, j'ai adoré le souffle épique de la fin. L'auteur signe une œuvre puissante et tolérante qui donne une voix poétique aux deux camps de l'Histoire.
‘Les jours fragiles’ bouleverseront les admirateurs de Rimbaud et de tous les poètes maudits de cette époque. Par son aisance avec laquelle l’auteur a revisité les derniers jours de Rimbaud et la fluidité de son style.
Un livre coup de poing qui nous dérange et nous bouscule ! Dans La maison des anges, Pascal Bruckner nous plonge dans un thriller social féroce. Suite à un pétage de plombs, un agent immobilier décide de "nettoyer" Paris de ses SDF, amorçant sa propre descente aux enfers. Portée par un style incisif à l’humour très noir, cette œuvre iconoclaste dresse une peinture réaliste, sans complaisance, de la misère urbaine.
Avec Le maître des âmes, Irène Némirovsky brosse le portrait impitoyable de Dario, un médecin émigré prêt à toutes les malversations et au charlatanisme pour fuir la misère. Si l'écriture feuilletonnesque traîne parfois en longueurs, ce récit d'une intégration impossible m'a finalement convaincue par sa noirceur dostoïevskienne. Une œuvre incisive, sans concession, et d'une actualité brûlante.
A la fois road-movie, farce truculente et véritable roman, ce livre nous trimballe sur les routes à la suite de ce vieux loufoque et de ses comparses tout aussi hauts en couleur... Et puis, ça fait un bien fou de lire une histoire de vieux vaillant et pas sénile.