Romans noirs / Policiers

Ecrit comme un thriller haletant, La déposition est le dernier rebond et l’épilogue judiciaire de l’affaire Agnelet, qui a défrayé la chronique pendant des décennies. Mais c’est d’abord et avant tout une saga familiale. Celle d’une famille brisée par la révélation d’un lourd secret. La vérité n’est pas seulement libératoire. Très bien écrit et passionnant de bout en bout.
Armel Job nous embarque dans une histoire policière au suspense soutenu, mais qui donne à réfléchir sur des questions sérieuses comme le mal, le pardon, les conséquences de la guerre sur les comportements humains. Et sur un thème récurrent dans son œuvre, les croyances et la religion. Avec l’écriture légère, incisive, pétrie d’humour et de sérieux qui est la sienne. Cette fois, il est au sommet de son art.
Une intrigue rondement menée, des indices dissimulés un peu partout dans les pages, des personnages à la Chandler et un style façon Audiard, «La fille de mon meilleur ami» a tout du roman noir des années cinquante. Avec, en plus, un fond social plutôt morne et une touche d’humour décalé à la saveur douce-amère.
Premier opus d’une série de douze, Le loup dans la bergerie met en scène un détective fauché, sympa et assez doué qui jette sur Bergen et la société norvégienne un regard honnête mais désabusé et sur les hommes un œil critique et compréhensif.
Un plaisir de lecture à dévorer : bien construit, bien écrit, bien mené jusqu’au bout. Un auteur de moins en moins prolixe, qu’il ne faut surtout pas rater.
Une double intrigue menée de main de maître, un fond historique assez fouillé, des enquêteurs fidèles à eux-mêmes, une écriture savoureuse, on est bien chez Fred Vargas et j’en suis fan ! Mais il vaut peut-être mieux en avoir déjà lu un ou deux pour pouvoir apprécier pleinement celui-ci.
Un beau roman, malgré quelques longueurs ! Avec Ce que le jour doit à la nuit, Yasmina Khadra quitte le thriller politique pour une grande fresque romanesque dans l'Algérie coloniale. Si la partie romance centrale s'essouffle un peu, j'ai adoré le souffle épique de la fin. L'auteur signe une œuvre puissante et tolérante qui donne une voix poétique aux deux camps de l'Histoire.