COVID-19 / CONFINEMENT / LES MÉDECINS DE L’ÂME

Confinement

Ils, elles observent le monde malade de ses habitants ; elles, ils racontent leur propre confinement et nous exhortent à continuer le nôtre, à le prendre au sérieux, nous donnant au passage des conseils de lecture. Ils, elles essaient de répondre à la question récurrente : « Comment en est-on arrivé là ? » et bon nombre d’entre eux ont la réponse. Cette réponse, ils, elles l’ont déjà écrite, l’écrivent encore, toujours. Mais on ne les lit pas et quand on les a lus bien souvent on referme le livre pour en chercher un autre peut-être plus « feel good » car les sujets qui fâchent, ça va un temps…

La grande librairie

Pour évoquer le monde de l’après-crise, François Busnel réunit un scientifique, un philosophe, une écrivaine et une navigatrice. Aurélien Barrau présente l’édition revue et augmentée de son essai « Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité », paru chez Michel Lafon. Baptiste Morizot, quant à lui, publie « Manières d’être vivant », chez Actes Sud, dans lequel il incite à réinventer la relation de l’humain avec le monde vivant. Antoinette Rychner propose « Après le monde », édité chez Buchet Chastel, une fable inspirée des théories de la collapsologie. Enfin, Isabelle Autissier présente la nouvelle traduction de « Magellan », la biographie du grand navigateur et explorateur portugais écrite par Stefan Zweig, parue chez Robert Laffont.

La fenêtre, d' Olga Tokarczuk

Nous voyons se dissiper notre conception de la civilisation, celle-là même qui nous a structurés ces deux cents dernières années.

Interview de Deon Meyer, sur France Info Culture

L’actuelle pandémie de coronavirus a fait du roman de l’écrivain sud-africain un livre d’anticipation d’une inquiétante actualité.

L’homme sous le manguier (extrait de L’année du lion), de Deon Meyer

Mais la nature se moque des théories. La faillibilité humaine se moque des théories.

Comment je vis le confinement ? d'Adeline Dieudonné

Ce confinement interroge le rapport complexe que j’entretiens avec le silence et la solitude. Je les souhaite autant que je les redoute.

RESPECT, où es-tu ?

Ça leur arracherait la gueule de se montrer humains, simplement humains : faibles, emplis de doutes, mais déterminés à accomplir le mieux pour le bien commun.

Effets secondaires, de Grand Corps Malade

Grand Corps Malade, slameur poète et romancier français.

Les 1000 pieuvres (Hommage aux soignants), de Marion Roch

Un bel hommage à tous ceux qui nous soignent avec un beau texte et une belle voix.

 

Maintenant ou jamais, de Fred Vargas, lu par Charlotte Gainsbourg

Charlotte Gainsbourg nous raconte la 3ème Révolution, texte écrit par Fred Vargas, en 2008.

Le monde qui marchait sur la tête est en train de remettre ses idées à l’endroit, par Coline Serreau

La culture n’est ni un vecteur de vente, ni une usine à profits, ni la propriété d’une élite qui affirme sa supériorité, la culture est ce qui nous rassemble, nous console, nous permet de vivre et de partager nos émotions avec les autres humains.

Monsieur le Président, je vous fais une lettre, d'Annie Ernaux

Sachez, Monsieur le Président, que nous ne laisserons plus nous voler notre vie, nous n’avons qu’elle,

Peaux de chagrin, de Caroline Laurent

Décidément, nous sommes des animaux bien décevants

L'humanité ébranlée et la société effondrée par un petit machin, de Mustapha Dhaleb

Il a suffi de quelques jours pour que l’humanité prenne conscience qu’elle n’est que souffle et poussière.

La culture au temps du corona, Les lettres de Kafka

La littérature ne pleure pas pour elle-même, mais seulement parce que les humains pleurent parfois.

Contagions, de Paolo Giordano (en libre accès)

Les éditions du Seuil viennent de mettre à la disposition des lecteurs et gratuitement le dernier livre de Paolo Giordano : Contagions, alors qu’il n’est pas encore paru.

Eux, ils soignent (Narcisse le Slameur)

Eux, ils soignent (Narcisse le Slameur)

Je vous écris d’Italie, de Francesca Melandri

Depuis l’Italie Francesca Melandri, écrivaine, scénariste et documentariste italienne, née à Rome en 1964, nous adresse cette magnifique lettre, (traduite de l’italien par Robert Maggiori).

DernièreS chroniqueS

Changer l’eau des fleurs, de Valérie Perrin

Changer l’eau des fleurs, de Valérie Perrin

Changer l’eau des fleurs est tout sauf un livre dit feel-good. C’est juste une petite fenêtre de bonheur, une lecture qui fera un bien fou aux lecteurs d’aujourd’hui. Allez-y : pleurez, riez, lisez ! C’est le moment.

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Changer le sens des rivières, par Murielle Magellan

Changer le sens des rivières, par Murielle Magellan

La volonté d’une jeune fille de changer radicalement de cap dans sa vie et un bel hommage aux mots : au manque qu’ils entraînent quand on ne les a pas, aux efforts que fait Marie pour les acquérir et aux changements de sa condition quand elle les a pour s’exprimer.

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Poèmes

La première fois que j’ai rencontré Zélie M., elle m’a posé une drôle de question : « à quoi ça sert la poésie ? ». Vaste question, à laquelle elle en a ajouté une autre après mon embryon de réponse (« à dire les choses difficiles ?) ». La seconde en entraînerait forcément d’autres encore : « Sait-on pourquoi de tout temps l’on a emprisonné des poètes ? »…

Voyageur, d’Antonio Machado

Jamais je n'ai cherché la gloire Ni voulu dans la mémoire des hommes Laisser mes chansons Mais j'aime les mondes subtils Aériens et délicats Comme des bulles de savon. J'aime les voir s'envoler, Se colorer de soleil et de pourpre, Voler sous le ciel bleu, subitement...

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Ils ont dit

Chacune de nos lectures laisse une graine qui germe.
Jules Renard, (Journal, 1894)
La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas
Fernando Pessoa
Derrière chaque livre il y a un homme.
Ray Bradbury, (Farenheit 451)
La lecture encombre la mémoire et empêche de penser.
Herbert-George Wells
« Un écrivain, c’est quelqu’un qui a un rapport corporel au monde. Le reste, ce sont des intellectuels, rien d’intéressant »
Michel Serres, Pantopie, Le pommier
Ecrire : la seule façon d’émouvoir autrui sans être gêné par un visage.
Jean Rostand
Qui veut se connaître, qu’il ouvre un livre
Jean Paulhan, (Eléments)
Lire à deux, c’est quand même mieux, que de regarder la télévision.
Jean-Marie Poupart
Le secret de la liberté, c’est la librairie.
Bernard Werber, (Les Thanatonautes)

À voir et à revoir

La Grande Librairie du 06.05.20

François Busnel convie des auteurs issus d’univers et d’horizons variés, qui font l’actualité de la rentrée littéraire. Romanciers, essayistes, dramaturges ou philosophes s’expriment librement autour de la table de La Grande Librairie, sur leurs goûts, leur parcours et leur démarche d’auteur. François Busnel orchestre les échanges, en essayant de communiquer au public son amour de la littérature. Plusieurs rubriques habituelles ponctuent l’émission, qui intègre également quelques nouveautés.

La Grande Librairie du 29.04.20

François Busnel réunit cinq écrivaines pour évoquer avec elles leurs derniers ouvrages qui ont en commun de narrer des destins de femmes. Tatiana de Rosnay présente « Les fleurs de l’ombre », paru chez Robert Laffont/Héloïse d’Ormesson, Gaëlle Nohant, quant à elle, évoque son roman « La femme révélée », édité par Grasset. Shumona Sinha publie « Le testament russe », chez Gallimard. Nelly Alard propose « La vie que tu t’étais imaginée », chez Gallimard, et Frédérique Deghelt « Sankhara », chez Actes Sud. Dans le cadre du concours « Et si on lisait… à voix haute », le comédien Jacques Weber donne ses conseils pour bien lire à haute voix.