Sorti chez Actes Sud Bouquins en 2015. 228 pages. Traduit par Anne Coldefy-Faucard.

Comme les autres ouvrages de Svetlana Alexievitch, prix Nobel de Littérature, Derniers témoins, une série de témoignages remarquablement bien agencée raconte l’histoire des derniers témoins de la guerre : des enfants seuls, des Juifs, la mitraille et les bombes, le ghetto, les poux, les morts-morts-morts, la Biélorussie, les camps de concentration, les maisons brûlées, Minsk brûlée et évacuée, la faim extrême, le blocus de Leningrad qui a duré 900 jours, les enfants témoins des fusillades et des morts, les déplacements…

C’est fort, c’est dur, c’est impressionnant, parfois insoutenable et je dirais indispensable pour garder en mémoire ce que l’être humain peut « réussir » en matière d’abomination.



LE GRAIN DE SEL DE LA SL
Promis, dès que la pandémie devient lettre morte, je le lis ou essaie de le lire. Et, comme j’ai honte de ne pas encore avoir lu La fin de l’homme rouge de cette auteure mal vue par Poutine, qui a vécu exilée en de nombreux pays, je crois que je commencerai par ce dernier.  Même si l’uniforme russe valait bien l’allemand et inversement côté exactions.