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L’histoire de l’Ukraine stalinienne de 1930 à 1953. Vingt-trois ans d’une intensité folle dans un pays qui va de guerre en guerre et de dictature en dictature. La constante : des services secrets efficaces pour une répression faite de haine et de violence omniprésentes. Et une jeune femme, juive ukrainienne qui tente de survivre et de sauver sa famille.
L’art et la manière de transformer une situation ou une période banale en véritable drame familial, social ou conjugal.
Avec un peu d’humour noir, beaucoup de cynisme et un suspense fait de rien qui nous retient beaucoup, ce roman court est désopilant et sardonique. Tout comme son (anti)héros.
Babylone atteste une fois encore que son auteure est « la spécialiste du dérapage ». Elle décrit avec justesse le caractère de ses personnages, sans doute grâce à une excellente maîtrise de la psychologie de nos contemporains.
Afin d’atténuer la douleur de la perte récente de son père et de garder intact son souvenir, Yassaman Montazami lui rend hommage dans ces pages en retraçant les moments les plus marquants de leur vie entre Paris et Téhéran. Et force est de reconnaître que la personnalité hors normes de ce père vaut bien un roman ! Un livre intelligent, drôle et enlevé, sans tristesse et joliment écrit. Un premier roman très prometteur.
Une intrigue rondement menée, des indices dissimulés un peu partout dans les pages, des personnages à la Chandler et un style façon Audiard, «La fille de mon meilleur ami» a tout du roman noir des années cinquante. Avec, en plus, un fond social plutôt morne et une touche d’humour décalé à la saveur douce-amère.
Un roman émouvant et une grande réussite, à déguster ! Robert Coublevie est un vagabond marginal qui arpente les sentiers de montagne pour oublier que sa femme l'a quitté. Amoureux de la nature et des mots rares, sa vie dérape lorsqu'il se retrouve au centre d'une tragédie et d'un meurtre dans la vallée. Porté par un style magnifique, tantôt poétique, tantôt badin, ce récit offre des personnages charismatiques et une fin inéluctable où triomphe la liberté.
Un beau roman, malgré quelques longueurs ! Avec Ce que le jour doit à la nuit, Yasmina Khadra quitte le thriller politique pour une grande fresque romanesque dans l'Algérie coloniale. Si la partie romance centrale s'essouffle un peu, j'ai adoré le souffle épique de la fin. L'auteur signe une œuvre puissante et tolérante qui donne une voix poétique aux deux camps de l'Histoire.