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Fable dystopique, pamphlet, fiction clownesque, farce ou “roman” comme il est écrit sur la couverture… “Wanted” est bien plus salé que sucré, plus réaliste que fictionnel. Cette fois la réalité a dépassé la fiction. Philippe Claudel délaisse ses histoires intimistes le temps de jouer au lanceur d’alerte. Enfin, de jouer… Et si, enfin, nous écoutions nos écrivains ?
1984, Big Brother. En Irlande. Aujourd’hui. En France : demain ? Espérons que cette prophétie ne sera pas aussi vraisemblable et réaliste que ce que nous lisons ici. Mais, après avoir assisté à ce chaos purement humain - le réchauffement climatique en est totalement absent - est-ce que l’espoir peut exister encore en refermant le livre…
Près de 70 ans de la vie d’un homme, morcelés et racontés en deux périodes principales. Le destin pas tout à fait ordinaire d’un homme qui affirme “avoir toujours eu de la chance” et choisi sa fin de vie solitaire. Des personnages rendus touchants par leurs faiblesses.
Des personnages ordinaires au destin extraordinaire, un rythme haletant et un fond historique passionnant, ces presque 800 pages se lisent avidement. Addictif au possible, tonitruant.
ur un sujet pourtant rebattu, Paul Cleave réussit à nous surprendre. Avec des pages qui se tournent aussi vite que se déroulent les faits, ça fait du bien de temps en temps
Un thriller « ferroviaire » original qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière ligne. Ce changement de registre réussi est un pari gagné.
A travers la face cachée de l’Amérique, des personnages ô combien attachants et une histoire placée d’emblée sous le signe d’un destin inéluctable.
Paul Lynch, c’est le Chateaubriant irlandais du 21e siècle. Avec, en sus, un sens de l’humain profond et une réflexion philosophique qui confine à la métaphysique. Un roman grandiose que l’on quitte non pas en pleurant mais en sanglotant !
Rempli d’un humour qui confine souvent à l’ironie mordante, ce roman inspiré de l’histoire personnelle de la mère de l’auteur tient de la fable et du roman initiatique tout en restant une histoire troublante et un portrait de la France occupée de 1944 jusqu’à la Libération et ses premiers débordements. Dur, intéressant et émouvant parfois. Drôle souvent.
Outre un tableau dépaysant de la Colombie du Pacifique méconnue, ce roman nous interroge à travers la relation entre une femme et une jeune chienne sur la condition féminine universelle et son besoin de procréer, ainsi que sur les limites de l’amour « maternel »
Le pouvoir de Susan est une sorte d’ovni romanesque, à la lisière de tous les genres et très original. Pas facile à lire, il est cependant inlâchable grâce justement à ces multiples portes d’accès et à une vraisemblance qui aujourd’hui plus hier semble prémonitoire.

Une bonne initiative dans le monde de l’édition :

Les éditions du Seuil viennent de mettre à la disposition des lecteurs et gratuitement le dernier livre de Paolo Giordano : Contagions, alors qu’il n’est pas encore paru.

Ça raconte Sarah la fougue, Sarah la passion, Sarah le soufre, ça raconte le moment précis où l’allumette craque, le moment précis où le bout de bois devient feu, où l’étincelle illumine la nuit, où du néant jaillit la brûlure.
Le 7 janvier 2015, à 51 ans, Philippe Lançon reçoit une balle dans la mâchoire lors de l’attentat de Charlie Hebdo. Avec pudeur, il raconte son interminable parcours de reconstitution-reconstruction de la Pitié Salpêtrière aux Invalides, avec un hommage sincère au personnel hospitalier, à tous les soignants qui l’accompagnent et à Chloé, sa chirurgienne. Sans oublier les policiers et leur garde rapprochée pendant plus de quatre ans, mais aussi son frère, présent chaque jour, ses parents déjà âgés, 80 ans, et de nombreux amis.
Un essai fascinant et passionnant comme un véritable roman ! Peter Wohlleben, forestier allemand, nous ouvre les portes du monde végétal en nous démontrant que les arbres sont des êtres profondément sociaux. Grâce à "l'Internet des champignons", ils communiquent, s'entraident, mémorisent et protègent leurs enfants. Malgré quelques longueurs un peu scolaires, ce best-seller mondial est un magnifique document pédagogique qui change à jamais notre regard sur la forêt. Une lecture essentielle pour tous !
Un malheur n’arrive jamais seul. Après la mort subite de sa femme, qui a suivi de deux mois celle de son père, Clément va de déboire en déboire. Sur une période de quinze ans, parallèlement à sa descente personnelle...
Sorti en janvier 2018 chez Albin Michel. 544 pages. Roman, suite d’Au-revoir là-haut, fidèlement adapté au cinéma (sauf la toute fin puisqu'Edouard se réconcilie avec son père dans le film) l’an passé avec Albert Dupontel, absolument génial, dans le rôle principal.
De retour d’Afghanistan, deux vétérans français tentent par des moyens différents, de retrouver une vie civile « normale ». Mais la normalité n’a pas forcément le même sens pour les deux amis et leurs moyens de tenter de réussir seront bien différents. Une histoire noire et impossible.
Trente ans après les faits, une nouvelle inattendue amène l’auteur à se remémorer sa première histoire d’amour. Probablement le meilleur de l’auteur.
Suspense inattendu, rythme soutenu, humour grinçant, vengeance et final surprenant, un livre court mais dense, très agréable à lire en ces jours de canicule, un verre d’eau gazeuse à portée de main...
Pédophilie, corruption au plus haut de l’état et de la bourgeoisie, prostitutions et ballets roses… Le sujet de cette troisième enquête du commissaire brugeois est noir, très noir. Mais Van In et sa garde rapprochée ne se laissent ni impressionner ni corrompre par les notables de Bruges. Un livre osé, efficace et agréable à lire en dépit de sa noirceur.
Un policier écrit avec humour et légèreté : Le carré de la vengeance joue la carte de l’enquête pure qui aboutit à de sombres secrets de famille. Un suspense original, malin et bien ficelé, avec des personnages attachants aux manettes de l’investigation. Et Bruges comme si on y était... Premier essai transformé et belle première découverte. Bien écrit, plein d’humour et prenant, voici une lecture idéale pour les vacances (puisqu’il paraît qu’il y a des livres «Spécial vacances»).
Difficile quand on a dix ans de conserver son innocence, de trouver sa place et de comprendre le monde adulte. Tout l’intérêt de Un bon garçon est justement ce garçon «différent», bouleversant, Mickey Donnelly. Et le regard tout à la fois décalé et juste qu’il porte sur son pays livré à un conflit religieux et aux problèmes sociaux.