I

Un roman qui peut être classé dans les romans « feel good » = "qui font du bien". Et il n’y a pas de honte à cela, surtout en cette période anxiogène que nous traversons difficilement.
Une fois de plus, Ian Mc Ewan épate par l’originalité de ses sujets et la maîtrise de son écriture.
Malgré son ambiance malsaine, sauvé par son humour, son imagination débridée, ce livre est un petit bijou à ne pas rater !
D’une plume sauvage et parfois fulgurante, Ian McGuire nous livre un roman polaire glacial, hypnotique, qui tient à la fois du thriller terrifique planté sur fond d’histoire coloniale britannique et du roman d’aventure. Le suspense est...
Toujours le même dépaysement dans cette seconde partie. Toujours cette écriture nerveuse et riche dans les dialogues et les descriptions. Et toujours chez l’auteur cette immense culture générale et cet amour sans faille de la Mongolie et de ses habitants. Enfin la même maîtrise d’une intrigue pourtant (trop ?) complexe et aux ramifications lointaines… Avec en bonus des morts qui tombent littéralement du ciel, comme la neige. Mais comment fait-il ? A nouveau les pages se tournent toutes seules et on en redemande.
Sorti en 2013 chez Albin Michel. Puis en 2015 au Livre de Poche. 630 pages. Polar dépaysant. Prix SNCF du Polar 2014, Prix Quais du Polar 2014, Grand Prix des lectrices Elle Policier.
Une belle découverte littéraire que ce roman écrit d’une plume enjouée et généreuse, qui relate les illusions perdues d’un jeune couple camerounais venu s’installer à New York avec une seule chose en tête : le rêve américain… Un premier roman qui frappe juste et fort et que l’on ne lâche pas facilement. Très prometteur.
Tempête dans la vie d’une femme qui doit en même temps gérer une grave crise conjugale et rendre un verdict urgent et délicat conditionnant la mort ou la survie d’un adolescent. Racontée avec la si belle écriture ciselée de l’auteur.
Avec Le maître des âmes, Irène Némirovsky brosse le portrait impitoyable de Dario, un médecin émigré prêt à toutes les malversations et au charlatanisme pour fuir la misère. Si l'écriture feuilletonnesque traîne parfois en longueurs, ce récit d'une intégration impossible m'a finalement convaincue par sa noirceur dostoïevskienne. Une œuvre incisive, sans concession, et d'une actualité brûlante.