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Quand un écrivain du noir met sa prose au service de la dystopie, cela donne tout sauf de la science-fiction. Sans doute le plus fort et le plus noir roman d’Hervé Le Corre. A lire d’urgence en serrant les poings et les paupières.
Un roman noir poignant, profond et déchirant de beauté. C’est Hervé Le Corre, écrivain de l’humain avant tout.
Hervé Le Corre est un des maîtres de la littérature noire française contemporaine. Ce dernier roman le confirme, aussi sombre que sublime. Humain par-dessus tout. Poignant par moments.
L’énigme est un prétexte pour une immersion dans le domaine musical dans lequel gravitent ces passionnés de Scarlatti.
Beaucoup d’humour et d’imagination pour une lecture, parfois ardue, mais toujours passionnante et qui se mérite.
Premier et court roman d’Henning Mankell, Le Dynamiteur contient déjà ses thèmes de prédilection, ses interrogations et ses convictions. Un regard aimant, bienveillant sur le genre humain, essentiellement sur les petites gens. Nous y faisons la connaissance du "père" de Wallander.
Une saga familiale ample et intense dans laquelle les femmes, omniprésentes, sont à l’honneur sans que les hommes soient pour autant stigmatisés.
Pas seulement un pur thriller psychologique, mais une réflexion sur les mauvais choix de vie, leurs conséquences et les désillusions… Et sur l’étiolement du couple qui se termine par deux êtres solitaires vivant sous le même toit.
Un "western" moderne épique, surréaliste et profondément humain, écrit avec beaucoup de sensibilité et de grâce. Surprenant, dépaysant et attachant. Très émouvant.
Après la guerre… c’est encore la guerre. Une autre guerre, mais LA guerre. Il faut bien du courage pour remuer les boues noires de ces périodes troublées, surtout en ce qui concerne la guerre d’Algérie. Hervé Le Corre s’y colle avec ardeur et sensibilité, n’épargnant ni les bons, ni les méchants, ni le lecteur.
A la fois récit historique de haut niveau sur la Lybie et récit autobiographique, La terre qui les sépare est un livre à multiples facettes. L’auteur y raconte sa longue quête pour retrouver son père mort ou vivant, et celle de la vérité avec, au bout, la possibilité de se construire malgré l’absence de l’un des piliers familiaux. Obsédant, sobre et passionnant, le livre se lit avec une grande compassion pour le peuple libyen et un intérêt fébrile pour l’enquête.
Pendant et après la guerre de Corée, dans les années cinquante, le calvaire d’un médecin intègre qui ne voudra jamais céder ni à la corruption ni à l’engagement militaire ou politique. Roman et hommage familial à la fois puisque Monsieur Han est l’oncle maternel de l’auteur, médecin dans la vie comme dans le roman, mort dans la misère au bout d’un destin tragique.
D’une écriture fluide et élégante, Eux sur la photo est un roman épistolaire qui se lit comme un thriller. Avec pour thèmes les secrets de famille bien gardés, les problèmes de la mémoire et l’importance de celle qui est conservée tout ou partie par la photo. Une belle histoire d’amours, aussi. Un véritable « tourne-pages » qui se lit d’une traite et nous offre un grand moment de détente.
Un thriller historique, ouf, encore un ?! Oui, mais sur fond de Berlin bombardée en juin 1944, c’est déjà plus rare ! L’auteur est talentueux, le suspense intense, l’enquêteur tourmenté à souhait, le tueur aussi « serial » qu’on peut l’espérer. Mais c’est le documentaire historique qui l’emporte et mérite la lecture à lui seul. Un, deux, trois, lisez !
Roman intense qui aborde la vie et son évolution, la vieillesse et la mort, sans oublier la descendance, mais aussi la disparition du passé avec la maison qui brûle et la confiance dans l'autre, pour ne pas dire la folie... Les bottes suédoises est un livre poignant, sombre et désenchanté qui reflète les interrogations et les peurs de son auteur à quelques mois de sa disparition. Comme il se dit toujours, "ce sont les meilleurs qui s'en vont"..
Autobiographie informelle et décousue, testament littéraire, «petites» leçons d’histoire et considérations philosophiques, Sable mouvant est tout cela et plus encore. Ce livre superbe, servi par une écriture au sommet de sa beauté, est d’abord un formidable hommage à la vie…
Un vrai ratage et une frustration ultime ! Malgré ses cinq prix littéraires, Le Confident d'Hélène Grémillon m'a déçue. Cette histoire de secrets de famille sur fond de Seconde Guerre mondiale est inutilement alambiquée. Le style reste plat, scolaire et sans nuance. Pour couronner le tout, la révélation finale est tellement incompréhensible qu'elle gâche tout le suspense. Bref, un simple roman de gare !