Coronavirus : l’effroi de Deon Meyer, l’auteur sud-africain du roman « L’Année du Lion », terriblement prémonitoire…

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Dans « L’Année du Lion », l’auteur sud-africain Deon Meyer imaginait le monde ravagé par un coronavirus transmis par une chauve-souris.

Voici quelques extraits des propos de Deon Meyer. Pour lire tout l’article, reportez-vous au lien ci-dessus.

Deon Meyer aurait préféré que L’Année du Lion, publié en 2016 , reste du strict ressort de la fiction. Mais voilà, l’actuelle pandémie de coronavirus a fait du roman de l’écrivain sud-africain un livre d’anticipation d’une inquiétante actualité.

Quatre ans après la sortie du livre en Afrique du Sud, se replonger dans les détails de son scénario fait froid dans le dos. Un coronavirus animal qui se transmet à l’homme et se propage à l’ensemble de la planète à la vitesse des avions de ligne. Les frontières qui se referment.

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« Je n’y trouve aucune satisfaction », s’empresse de dire l’auteur de polars à succès. Je ne peux m’empêcher de penser à la tristesse de ces milliers de gens qui ont perdu des proches ou un emploi, et vivent dans la peur.

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L’ancien journaliste mène une enquête approfondie pour habiller le décor de son roman du meilleur vernis scientifique possible. « Pour le monde que je voulais décrire, j’avais besoin de tuer 95% de la population mondiale en gardant les infrastructures intactes. Un virus m’a semblé l’arme idéale. »

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Un coronavirus transmis par une fiente de chauve-souris. Suivent alors de longues consultations avec des virologues de renom pour identifier le plus meurtrier. Le verdict du Pr Wolfgang Preiser, de l’université sud-africaine de Stellenbosch, et de son collègue Richard Tedder, du University College de Londres, tombe enfin. Un coronavirus. Le scénario fictif de la transmission de l’épidémie qu’ils ébauchent inspire largement L’Année du Lion.

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Quand il a entendu parler en janvier des premiers cas de nouveau coronavirus rapportés à Wuhan, Deon Meyer confie s’être replongé aussitôt dans ses notes. Et c’est avec effroi qu’il observe désormais la réalité de la propagation du Covid-19 copier, parfois, celle de sa Fièvre« Même les pays développés avaient conçu des plans approfondis contre (l’épidémie) », lit-on dans L’Année du Lion. « En théorie, ils auraient dû marcher. Mais la nature ne tient pas compte des théories. Ni des erreurs humaines. »

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Juste avant l’éclosion de la pandémie qui fait rage aux quatre coins de la planète, l’écrivain avait confié à l’AFP son désir de rempiler dans la veine du roman catastrophe. « Je n’en suis plus sûr », dit-il aujourd’hui. « Mais ce qui est par contre certain, c’est que je vais écrire un polar qui se passe pendant le confinement ! »


(Source : France Info Culture, le 19 avril 2020). (lire la version intégrale)

Que Deon Meyer soit rassuré. Si son roman semble prémonitoire,
c’est que ce qui devait arriver est arrivé. Et que la science-fiction d’hier est la réalité d’aujourd’hui.
Les auteurs, en particulier les romanciers, sont des visionnaires, tous.
Leurs « visions » n’ont qu’une seule et même source : le comportement de l’homme.
Envers sa planète, la Terre. Et les uns envers les autres.
Avec l’homme comme source d’inspiration, les lecteurs ne manqueront jamais de livres.
L’inverse n’étant malheureusement pas vrai.