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Portées chacune par une voix féminine, quatre femmes d’une famille autochtone de Winnipeg nous relatent à leur manière et avec leurs mots l’histoire de leur famille déchirée par les souffrances du passé et la fatalité du présent. Une histoire intergénérationnelle qui nous bouleverse par sa tristesse et nous révolte par son injustice.
À la fois sombre et lumineuse, cette histoire est un hommage vibrant aux femmes "autochtones" du Canada qui portent leur vie à bout de bras toutes ensemble. Et leur mort aussi. Une tragédie transformée en force vitale.
Karine Tuil nous amène à nous questionner sur les incohérences de notre société, les rapports entre hommes et femmes, le monde hypocrite de certaines de nos élites, les rapports de domination, les réseaux sociaux, le communautarisme...
Kaouther Adimi retrace deux histoires en parallèle. L’aventure intellectuelle romancée, entre hier et aujourd’hui, entre Alger et Paris d’Edmond Charlot, jeune Algérois qui en 1936 ouvre une librairie-maison d’édition. Et l’Histoire de l’Algérie sur plus d’un siècle. Bien (et habilement) écrit, un hommage d’amour à l’Algérie, à Alger et à leurs habitants, à la littérature et à ceux qui la « produisent » et la diffusent. Une réussite.
Un second tome aussi riche, foisonnant et passionnant que le premier ! De la montée du nazisme à l'aube de la guerre froide, Ken Follett plonge les enfants de ses protagonistes au cœur de la Seconde Guerre mondiale. Si la France est regrettable oubliée et que les intrigues amoureuses frisent parfois la bluette prévisible, la vraisemblance historique reste d'une efficacité redoutable. Une fresque magistrale qui donne une place primordiale au rôle des femmes.
Un monument littéraire et une fresque historique magistrale ! Malgré mes a priori sur ce pavé de 1000 pages, j'ai été totalement happée par le destin croisé de cinq familles à l'aube de la Première Guerre mondiale et de la révolution russe. Si les scènes romantiques sont un peu convenues et maladroites, Ken Follett excelle à vulgariser la grande Histoire avec un souffle épique saisissant. Une saga internationale addictive, d'une efficacité redoutable !
Une grosse déception ! J’ai terminé Les eaux mortes du Mékong de Kim Lefèvre uniquement parce qu'il était court, mais j'ai lu ce livre par pur acquit de conscience. Je croyais y apprendre plein de choses sur l'Indochine, j'ai finalement trouvé un simple roman de gare.
Un thriller social au rythme effréné et au suspense omniprésent ! Pour réussir à New York, Samir usurpe l'identité et le passé de son ami d'enfance Samuel. Vingt ans plus tard, l'imposture éclate. Karine Tuil signe un roman dense à l'écriture moderne, presque musicale, qui aborde la discrimination, les faux-semblants et la culpabilité de l'écrivain. Si j'ai regretté un manque d'empathie pour les personnages, j'ai adoré la réflexion passionnante sur l'écriture. À lire !